vendredi, octobre 12, 2007

Journées de réflexion sur la situation globale des albinos au Congo Brazzaville

Du 11 au 12 octobre 2007, s’est tenu une réflexion sur le thème : "Albinos, mythe et société" à la Mairie centrale de Brazzaville, organisée par l’ONG SOS Enfants vulnérables.

Aucours de son exposé portant sur la restitution du Congrés de Yaoundé de février et mars 2006 par Symphorien Sigrid Ayara, président de l'association S.O.S enfants vulnérables, a tenu à signaler que le Congo est en marge de la loi valorisant le peuple albinos alors que les pays de la sous région comme le Cameroun et le Mali sont très avancés dans l'application de cette loi. Le fondement sur la discrimination des albinos date bien de l'époque de nos ancêtres.

Madame Odette Elion Voua a conduit les travaux en ateliers sur le sou thèmes comment lutter contre la discrimination et la stigmatisation des enfants Albinos.

"Le respect des droits des personnes vulnérables et de leurs libertés fondamentales selon le code de la famille congolaise, la constitution de 20 janvier 2000 et d'autres instruments juridiques internationaux ont été présentés par Hervé Paul Kengouya.

Assurément, la question de la prise en charge des albinos sur le plan scolaire et médical demeure une question non résolue. La société civile a été invitée à s’intéresser davantage sur la question et à plaider auprès du Gouvernement et des institutions internationales.


Ben Richard Mavoungou

dimanche, septembre 30, 2007

Web2forDev – après les discours, les actions concrètes

Notre collègue Ange Dimitri Niossobantou fait le point sur les actions à entreprendre après sa participation à la conférence Web2forDev.


Quelles actions vas-tu entreprendre après cette conférence ?


Je vais créer un wiki mais il faut que je sache s'il faut le faire pour AZUR ou Réseau Sida Afrique. Le wiki sera en ligne dans très peu. Je vais également essayer de mettre déjà un système de gestion de contenu sur les sites du Réseau Sida Afrique, des Télécentres et d’AZUR pour que les rédacteurs prennent la main sur l'utilisation.


Par contre pour la conférence, c'était super, il y a eu beaucoup de trucs et plein de monde. C'est dommage que mon anglais n'était pas parfait, j'aurais pu discuter avec des tas de gens, je vais me perfectionner car c'est un grand handicap


As-tu gagné de nouvelles connaissances?

Oui, mais pas grand chose, peut-être Unyte (un programme qui se grève à Skype) et qui permet de prendre le contrôle à distance d'une machine. Après, c'était juste les Blogues, Wiki, Flickr, CMS et autres. Mais, le plus intéressant a été l'expérience des autres. C'est surtout la où j'ai le plus appris car les outils, c'est un peu mon domaine donc c'était plus un approfondissement.


Y avait-il des sujets intéressantes ou d’autres exemples sur l’utilisation des outils web 2.0?

Comment AZUR peut-elle améliorer l’utilisation de ces outils?


Je pense que tous les membres d'AZUR doivent se mettre à utiliser le wiki (c'est un outil très intéressant), cela peut déjà réduire le nombre de messages électroniques considérablement, aussi on pourra inviter des personnes ressources pour venir nous aider à travers le wiki, même les traductrices pourront disposer de leur espace de travail.


Tous les membres doivent participer à la vie des blogues, car lorsque c'est une seule personne qui travaille sur un blogue, ce n'est pas fiable, il faut plusieurs rédacteurs sur un blogue.Il faudrait organiser des formations sur le contenu pour les membres d’AZUR. Il serait bien que cette formation se fasse sur le wiki comme cela on pourra tous y participer, je ne sais pas comment on peut organiser cela, mais ce serait bien.


Cela a t-il été facile pour toi de représenter l'association et de discuter avec les partenaires en tant que point focal d’AZUR en France ?

Oui, mais pas toujours car je n’ai pas toutes les informations du terrain, ce n’est pas toujours évident. Et comme AZUR fait des tas de choses, je t'assure que pour parler d'AZUR, tu peux y rester 3 heures et les gens ne comprennent pas toujours vu le nombre d’actions réalisées.

vendredi, septembre 28, 2007

Des Congolais désespérés par la misère se font piéger par des escrocs sur internet

Avec ses 3 millions d’habitants, le Congo Brazzaville produit chaque année des milliards avec ses barils de pétrole. Malgré cela, la majorité de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté. Les femmes, elles, paient le lourd tribu et sont le socle des familles. Pour apporter plus de transparence sur la gestion des revenus pétroliers, le pays vient au mois de Septembre 2007 de se doter d’une commission de lutte contre la corruption.

Après des dures années de conflits armés, les Congolais peuvent maintenant bénéficier de l’ouverture au monde, grâce aux Technologies de l’information et de la Communication (TIC).

Des cybercafés et des télécentres pillulent à présent dans tous les quartiers de la capitale, Brazzaville. Avec 1 dollar US, des congolais et congolaises, qui croupissent dans la misère et peuvent trouver des formules sur internet pour la survie de leurs familles.

Vivant dans une société dite de l’information, celle-ci est devenue un « bien » qui procure de l’argent et de richesses ; il faut donc savoir pour ces congolais à la recherche des conditions de vie meilleures, comment décrocher le « gros lot » ou « trouver la poule aux œufs d’or » sur le net.

Les individus sont autant visés que les organisations

En effet, tous les jours des internautes escrocs manipulent la naïveté et la pauvreté des autres surtout ceux des pays pauvres en envoyant des messages par courrier électronique les informant d’avoir gagné à la loterie ou d’avoir bénéficié d’un chèque ou d’un don quelconque.

Un Coordonnateur d’une association raconte « nous avons reçu un email nous informant de l’octroi d’un don de sept millions de francs FCFA (14000 USD), qui nous sera envoyé par chèque. C’était la grande joie dans notre organisation ! Nous avons aussitôt ouvert un compte dans une banque et avons entrepris les démarches nécessaires après réception du chèque par poste ».

Cependant, la joie se transforme vite en cauchemar, car après les démarches, la banque s’est rendue compte que le chèque était émis par une banque fictive. Pourtant notre collègue doit payer une somme de cent quatre vingt mille francs CFA (360 USD) pour dédommager la banque.

Une association de lutte contre le SIDA dans la ville économique à Pointe Noire, s’était fait escroquer une importante somme après avoir reçu un courrier électronique leur informant d’avoir bénéficié d’un don d’ordinateurs. Pour recevoir le matériel informatique, souvent inaccessible aux associations en raison du coût, l’association avait envoyé une importante somme d’argent comme frais d’expédition pour des ordinateurs qui ne sont jamais arrivés au Port de Pointe-Noire !

Des citoyens sont aussi victimes des loteries auxquelles ils n’ont pas joué, mais sont informés d’avoir gagné le « jackpot ». Un professeur d’université avait envoyé à son « bienfaiteur » une somme de quatre cent mille francs CFA (800 USD) comme frais de transfert des supposés dix millions de dollars US gagnés à une loterie fictive.

Les escrocs sur internet nourrissent également le rêve de l’immigration

Ces pratiques qui sont une véritable escroquerie au sens à l’article 313-1 du nouveau code pénal français, sont devenues courantes dans le monde de l’Internet. Beaucoup d’escrocs exploitent le rêve de l’immigration, à un moment où beaucoup d’Africains veulent immigrer. Ils reçoivent des lettres d’offres de bourses pour aller en Occident à condition d’envoyer d’importantes sommes d’argent. Après les transferts d’argent, la communication est coupée par les escrocs.

Cela soulève le problème de la naïveté de certains internautes au Congo, qui en majorité, son encore sous informés sur les questions de cybercriminalité et de sécurité en ligne.

Il est aussi difficile pour eux de traquer les délinquants sur Internet et parfois ils doivent faire le choix entre demeurer dans la misère et « tenter leur chance ».

Il est par ailleurs important que les internautes soient informés sur les questions de véracité de l’information et que les responsables des cybercafés et des télécentres apportent des conseils à leurs clients.

Dans cette optique, AZUR Développement et le Réseau des Télécentres du Congo, planifient une conférence publique sur la cybercriminalité avant la fin de cette année à Brazzaville, au Congo.


Assurément, la bataille contre l’escroquerie sur internet reste ardue pour les congolais.

jeudi, septembre 27, 2007

En direct de Rome – Interview sur le Web 2.0 pour défendre les droits des autochtones

Je tiens à vous donner les informations de la dernière journée de la conférence. Ce matin nous avons assisté à des interventions très intéressantes. Ce soir à coté des "paralell sessions" nous discuterons avec toutes les organisations sur les travaux à entreprendre pour le futur.

En attendant le conclusion de la conférence, je vous prie de visionner mon interview en cliquant sur le lien suivant : http://www.wendze.com/actualite.php

Cordialement !

Dimitri Ange NIOSSOBANTOU

mercredi, septembre 26, 2007

Web2forDev –A Kabissa, nous voulons effectuer une révolution

Par Gnona Afangbedji

Kabissa est un partenaire d'AZUR Développement depuis de longues années et héberge actuellement deux de ses sites Web.
Source: blogue du Web2forDev

Web2forDev – les activistes ont leur mot à dire sur le SIDA


reseausida
Originally uploaded by AZUR Développement.
Au cours de sa présentation lors de la conférence mondiale Web2forDev à Rome, Italie, Ange Dimitri ? Point focal d’AZUR Développement en France a partagé l’expérience du Réseau Sida Afrique.

Bref, bloguer fait raisonner les voix des marginalisées dans des pays où la liberté d’expression est limitée et que les personnes séropositives sont stigmatisées !

Le Web 2.0 est une technologie que les activistes peuvent utiliser efficacement dans la lutte contre le SIDA.

Intéressé par les histoires racontées par les acteurs à la base sur le SIDA ? Allez sur ce blogue http://reseausida.blogspot.com

En direct de Rome - Web2 pour défendre les causes des sans voix


dimitri
Originally uploaded by AZUR Développement.
Je vous fais ce mail alors que je viens tout fraîchement de quitter la tribune où je viens de faire présentation sur le : WEB 2.0, une Technologie prometteuse pour défendre le droit des personnes marginalisées.

Après mon intervention, je vous fait part de la question qui m'a été posée :

Q : Vous utilisez les blogues pour défendre une cause, quels sont les impacts enregistrés suite à cette action?

R : Vous savez je suis technicien et donc je vais essayer de vous répondre techniquement en vous donnons un exemple concret. Comme je vous l'ai dit dans ma présentation, j'ai été la première personne sensibilisée par cette question de peuples autochtones.
J'ai appris l'existence des pygmées comme tout le monde à l'école mais je n'en savais pas plus sur leur existence. Lorsque l'initiative a été mise en place depuis le Congo Brazzaville, j'ai donc commencé à apprendre d'avantage sur la question. Mon exemple concret est que j'ai été moi même sensibilisé car je ne suis pas sur le terrain, n'étant pas sur place physiquement. J'ai donc sensibilisé mon entourage immédiat.
J’entends par mon entourage immédiat ma fiancée, qui elle a été sur le blog et en a fait part à sa mère. De cette sensibilisation est donc née, une collecte de vêtements qui vont être très bientôt être envoyé au Congo pour le peuple autochtone.

Outre cela, je vous épargne tous les détails de nos actions mais pour compléter nos actions avec l'outils du Web 2.0, nous nous servons toujours des outils traditionnels, et donc nous avons écris des projets pour les soutenir, et il y a bien un impact lorsque les donateurs vont sur le blogue.

Vivez la conférence en direct:

http://blog. web2fordev. net

http://wiki. web2fordev. net

J'ai également eu quelques interviews dont un avec Brenda Zulu qui connait également Sylvie Niombo, Sacrée Sylvie !!!!!

Dimitri Ange Niossobantou

En direct de Rome - le Web 2 permet de se révolter

Par Ibrahima Faye

«Le Web 2.0 permet de se révolter, de donner la voix aux peuples marginalisés de s’exprimer pour sortir de l’ornière», a déclaré ce mardi 25 septembre, Dimitri Ange Niossoubantou d’Azur développement, un réseau d’associations d’Afrique, basé dans la République de Congo Brazzaville, très actif dans l’utilisation des outils du web 2.0 pour le réseautage, le partage des connaissances et la mobilisation autour des causes des populations.

Dimitri Ange Niossoubantou, coordinateur web (webmaster) fait ainsi, référence aux personnes vulnérables et défavorisées comme les pygmées d’Afrique centrale. C’est, en effet, l’objet de la communication qu’il présente ce mercredi après-midi en Green room au siège de la FAO à Rome. «Nous leur donnons la parole avec le podcasting et bloggons à leur place. Nous essayons de les mettre en exergue, de montrer au monde entier ce qu’ils font, les conditions dans lesquelles ils vivent. Nous faisons ces actions parce que nous considérons qu’ils ont le droit de vivre», a indiqué Dimitri Ange Niossoubantou.

Lire la suite de cet article en cliquant ici

Source : blogue de la conférence Web2forDev


mardi, septembre 25, 2007

En direct de Rome - le Web 2.0 un outil pour avancer

Ce matin j’ai eu l’occasion de déjeuner avec Tobias Eigen de Kabissa à l’hôtel avant de me rendre sur le lieu de la conférence. Nous avons discuté de l’espace d’AZUR Développement. Et des projets de Kabissa de créer une plate-forme regroupant tous leur partenaires. Nous avons également abordé quelques questions techniques.

La conférence sur le Web2forDev a officiellement commencé à 9h dans les locaux de la FAO, elle était traduite en trois langues. Il y a eu plusieurs présentations.

Je vous fais part ici des quelques phrases qui ont attirées mon attention. « Le Web 2.0 est un outil pour protester, pour s’exprimer, pour faire avancer les choses. » « Attendre l’aide des gouvernements, ne suffit pas, le Web 2.0 est le moyen dont nous disposons pour agir. »

Ces quelques phrases prononcées sur un ton de révolte ont attiré mon attention, et je pense qu’AZUR Développement est en plein dans cette révolte avec la questions des droits des peuples autochtones. Bref, Nous avons assisté à plusieurs présentations dont celle d’Euforic qui a retenu mon attention.

J’ai eu une interview avec des journalistes du Sénégal, et j’ai eu l’occasion de rencontrer Karel d’APC. Malheureusement, il ne comprend pas un mot en Français et étant donné que mon expression anglaise n’est pas très bonne, nous avons fait appel à un interprète, un monsieur des Télécentres du Mali qui connaissait Sylvie Niombo.

Karel m’a fait savoir qu’il souhaiterait travailler plus avec AZUR Développement, et qu’APC tenait à mettre à la disposition des associations et d’AZUR des documents et des outils intéressants.

Le contact a été intéressant et devra se poursuivre avec le temps.

J’ai également eu l’occasion de rencontrer bien d’autres personnes, notamment : Serge Armel Njidjou : Chef de Division d’Etude et Projets (Université de Dschang) au Cameroun,

Andréa Goetzke de netzpolitik.org (Allemagne)

La soirée s’est terminée par un cocktail de bienvenue.

Cordiales salutations

Ange

lundi, septembre 24, 2007

Web2forDev – ne pas parler anglais, une leçon à retenir

Ange Dimitri parle de son expérience à la conférence mondiale Web2forDev à Rome…


Je vais vous raconter ce qui m'est arrivé ce soir et j'espère que ça va servir de leçon à tous les membres d'AZUR qui ne parlent pas anglais :

Alors que l'on venait de terminer la première partie de la conférence web2forDev. Il a été annoncé en Anglais que la deuxième partie (Travaux pratiques) devait se tenir dans une autre salle. N'étant pas très fort en anglais, cette information m'a un peu échappée. Alors que je venais de me restaurer entre 12h et 14h.

Je me suis rendu directement dans la salle dans laquelle nous avons tenu la conférence le matin. Etant donné qu'il y avait quelques personnes de la conférence dans la salle, j'ai branché mon portable et je me suis connecté à Internet en attendant que les autres arrivent.

Au bout d'un moment, ne voyant personne venir, j'ai commencé à me poser des questions, alors, je suis sorti pour voir. J'ai alors rencontré dans les couloirs Saskia Harmsen, qui me cherchait. Voilà notre petite conversation :

Saskia : Hi, c'est bien toi dimitri
Moi : Oui biensur
Saskia : On te cherchait pour faire la démonstration
Moi : euh... oui mais j'étais dans la salle jai vu personne
Saskia : Mais on a fini, on était dans cette salle pour les TP
Moi : euh...ah..d'accord...euh je pensais que...
Saskia : Sorry, on a pas donné l'information en Francais, I'm sorry
Moi : euh.. euh (en gros la honte!!!)
Saskia : C'est pas grave, es que tu pourra intervenir dans la semaine
Moi : biensur sans problème, et encore désolé


Eh oui, j'étais désolé !! vous savez quoi faire maintenant ! (rires, c'est marrant comme histoire)

Ange




Web2forDev - en direct de Rome

Eh oui, notre « génie » Ange Dimitri se trouve actuellement à Rome, en Italie où il participe à la conférence mondiale sur le Web 2.0. Il est notre « homme-maison» qui s’occupe des aspects techniques et avancés des sites Web, blogues et autres outils. Ange fera une présentation sur l'utilisation du Web 2.0 pour le plaidoyer. Il partage avec nous les moments de cette conférence sur notre blogue.

Je suis arrivé à Rome hier très tard dans la nuit. Ma cousine qui habite Rome est venue me chercher à l'aéroport et j'ai pu retrouver facilement mon hôtel.

Nous avons commencé la pré-conférence ce matin au siège du FAO, d'où je vous fais ce mail en ce moment. La journée d'aujourd'hui est spécialement en Anglais. Tout se passe très bien. J'ai rencontré Tobias Eigen de Kabissa, avec qui je compte discuter sur l'évolution du serveur d'AZUR afin de pouvoir obtenir des bases de données et mettre en place un CMS (content management system).

Il y a plusieurs organisations sur place, la semaine s'annonce chargée vu le programme de la conférence.

Ce matin, c'était présentation web 2.0 : blogue, wiki, tags et content aggregation.

Ce soir après la pause, ça sera Travaux pratiques en groupes. On m'a proposé de faire une démonstration car on ma surpris entrain d'expliquer le fonctionnement du wiki à un monsieur du sénégal.

Bref, tout s'annonce bien.

Mes salutations!

Ange Dimitri

samedi, septembre 15, 2007

La rencontre avec CIVICUS après 1 an comme membre !


civicus office1
Originally uploaded by AZUR Développement.
Sylvie Niombo et Justin Blanchard Babaka ont rencontré le personnel de CIVICUS, un réseau mondial de la société civile, basé à Johannesburg en Afrique du Sud le 05 Septembre. Ils ont rencontré la chargée des membres, la responsable de la recherche sur l’activisme et le volontariat et le responsable du programme indice de la société civile.

Cela a été l’occasion pour AZUR d’apprendre davantage comment participer activement aux activités de CIVICUS dont elle est membre depuis une année et également de partager son expérience de la gestion des volontaires.

A suivre, …

dimanche, août 12, 2007

Des activistes de la société civile renforcent leurs capacités dans le plaidoyer au Maroc

Trois jours durant, du 17 au 19 juillet, 25 membres des ONG/Associations venus du Sénégal, du Togo, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie, de la République Démocratique du Congo, du Kenya, du Congo Brazzaville et du Maroc ont planché sur les politiques publiques, l’analyse des budgets, la perspective des Droits Economiques et Sociaux et Culturels (DESC), les indicateurs sociaux et les outils de plaidoyer. Notre collègue Marc Foukou a participé à cet atelier, qui visait pour objectifs :

· Partager des informations et des expériences (pratiques, démarches et méthodes utilisées) sur le suivi et l’évaluation des politiques publiques, l’analyse des budgets, la perspective des Droits Economiques et Sociaux et Culturels (DESC), les indicateurs sociaux et les outils de plaidoyer.

  • Renforcer les compétences des participants pour l’utilisation des instruments spécifiques de suivi et évaluation, notamment les bases de données statistiques et les indicateurs (quantitatifs et qualitatifs).
  • Consolider les liens entre les membres de Social Watch et d'autres organisations de la «société civile» de l’Afrique francophone.

3. Résultats obtenus

a) Les participants ont amélioré leurs compétences en ce qui concerne l’analyse de budgets, l’approche par les Droits économiques, sociaux et culturels (DESC), les indicateurs sociaux, et les outils de plaidoyer et vont appliquer ces connaissances dans leur travail au quotidien et développer celles-ci dans leur environnement.

b) Les expériences partagées entre chaque organisation participante, ainsi que les leçons en termes de méthodes de suivi et évaluation issus des échanges au cours de l’atelier ont été présentées dans un document de synthèse, qui a été diffusé parmi les organisations participantes et les sites Internet de Social Watch, l’Espace Associatif et du Kic.

c) Un plan de suivi des engagements pris au cours de l’atelier a été élaboré pour faciliter, à la fois, les échanges entre les organisations participantes après l’atelier, et la mise en oeuvre ultérieure d’actions en commun par celles-ci.

Du plaidoyer, plusieurs actions aussi diverses que variées ont été présentées par les participants. Il s’agit entre autres du lobbying, des campagnes de sensibilisation, de sit-in, des causeries éducatives, des campagnes radio diffusées et publiques…


Aussi, pour amener les gouvernements à produire des rapports reflétant la réalité et exprimer le positionnement de la société civile, celle-ci a été encouragée à produire des rapports alternatifs.

Pour réussir donc des actions de plaidoyer et mobiliser assez des ressources, les participants ont reconnu l’importance de travailler en coalition.

Pendant l’atelier, des maîtres mots ont été identifiés et encouragés pour la bonne marche des actions des organisations. Il s’agit de : réseautage, transparence aussi bien pour les Etats que pour la société civile, la communication, la participation des bénéficiaires et parties prenantes, l’expertise…

Marc Foukou,

vendredi, août 03, 2007

Les membres du Réseau Sida Afrique utilisent l’informatique autrement pour lutter contre le Sida.

Du 04 au 06 juillet 2007, l’Association AZUR Développement et le Réseau Sida Afrique ont organisé un atelier de formation sur la facilitation en ligne et l’utilisation des outils Web 2.0

Les Technologies de l’information et de la communication (TIC) qui s’appliquent à tous les domaines de la vie y inclus celui de la santé sont mises à contribution dans la lutte contre le Vih/Sida.

Pendant la formation, 08 membres du Réseau Sida Afrique venus du Togo, de la RDC et du Congo Brazzaville ont appris à faciliter les discussions sur Internet.

Ils ont également appris à créer des listes de discussion sur yahoogroupes. L’avantage de ces lites réside dans la rapidité et la facilité d’envoyer un message à plusieurs personnes à travers une seule adresse e-mail.

Les participants ont aussi appris à converser téléphoniquement à travers Skype et YahooMessenger. Ils ont également appris à télécharger des photos en ligne à travers flickr.com, à créer leurs propres blogues sur blogger.com mais aussi à utiliser le formulaire d’évaluation en ligne surveymonkey.com

La téléphonie sur Internet et la création des blogues ont été des moments assez marquants pendant l’atelier. Ce qui a fait dire aux participants de faire de l’informatique autrement.

Signalons que les formations faites en grandes majorité au Congo, notamment dans les grandes villes à savoir Brazzaville et Pointe-Noire.

Marc Foukou

Pour la première fois , je découvre le quotidien des africains

Mikel Valero est un jeune espagnol qui est venu passer une expérience de volontaire à Brazzaville, Congo avec les jeunes de l’Association AZUR Développement. Il nous fait ici le point de sa mission.

  1. Qu’est ce qui t’a motivé pour passer une période de volontariat au Congo ? Qu’est ce qui t’a rassuré que tu pouvais passer cette expérience sans problèmes ?

Depuis longtemps, je voulais connaître l’Afrique. C’est la première fois que je quitte l’Europe et pour moi, ici, tout est une découverte. C’était en effet, la possibilité de connaître une autre culture, une autre forme de vie qui m’a poussé à venir au Congo. Le volontariat me permet de plus de passer une période de deux mois, en vivant le quotidien africain et de collaborer avec les différents projets de la société civile congolaise.

Le contact avec AZUR Développement à travers Internet est ce qui m’a rassuré, savoir que dès que j’arriverai à l’aéroport les membres de l’association m’attendraient, me logeraient, etc.,

  1. Quels sont les problèmes auxquels la jeunesse espagnole est confrontée ? Sont-ils les mêmes que ceux des jeunes congolais. Veuillez expliquer.

Il faudrait tout d’abord expliquer que l’état espagnol est un état formé de plusieurs nationalités comme les basques, les catalans, les galiciens, etc. Au Pays Basque, un des plus graves problèmes de la jeunesse, et de la société en général, est que l’identité basque est souvent niée comme telle. Le mouvement indépendantiste souffre une grande répression au niveau politique et social, arrivant à des situations comme l’ilégalisation de partis politiques ou le fait qu’il y ait plus de 700 prisonniers politiques. Le manque de volonté des différents gouvernements espagnols, mais aussi de la grande bourgeoisie basque, pour reconnaître le droit d’autodétermination au Pays Basque, fait que beaucoup de jeunes choisissent la voie armée pour lutter pour l’indépendance de leur pays.

D’autre part, au niveau social, le plus grave problème auquel fait face la jeunesse basque, tout aussi bien que celle de l’état espagnol, est l’accès à une maison. Les prix sont si élevés qu’il est vraiment difficile pour les jeunes de pouvoir acheter une maison. Ceci est dû à la spéculation, c'est-à-dire qu’au lieu de considérer la maison comme un besoin, on la considère comme un négoce, un investissement. Aujourd’hui, dans l’état espagnol, des dizaines de milliers de maisons sont vides et pourtant les jeunes doivent rester chez leurs parents ou bien demander des crédits qu’ils paieront pendant plus de 50 ans !!! Pourtant la seule solution que présentent les gouvernements est de construire plus de maisons, posant de graves problèmes sociaux et environnementaux.

Les problèmes que j’ai connus en moins d’un mois au Congo, sont parfois semblables à ceux qu’on peut connaître en Europe : difficultés pour accéder à une maison, manque d’emplois, etc., mais ils s’agit au Congo, d’une autre dimension, beaucoup plus grande, aggravée en plus par un déficit important à niveau sanitaire, éducatif et celui des infrastructures.

Je pense, quand même, que le seul espoir que nous avons les jeunes pour améliorer nos conditions de vie, tout aussi bien au Pays Basque qu’au Congo, est de s’organiser dans les quartiers, villes et villages, prendre en main nos vies et lutter pour un meilleur avenir.

  1. Quels sont les objectifs de ton volontariat et comment AZUR Développement peut faire pour les remplir ?

L’objectif principal de mon volontariat est de connaître la société congolaise. AZUR peut m’aider dans ce domaine car elle travaille avec différents secteurs de la société tels que les indigènes, les jeunes ou les affectés par le SIDA, mais aussi à travers le grand nombre d’associations et de personnes individuelles, qui s’approchent au bureau et grâce auxquelles je peux tout le temps connaître des nouvelles opinions, des nouvelles situations…

  1. Quelle expérience tu voudrais partager avec les jeunes congolais ?

Comme j’ai déjà dit je pense que la meilleure voie pour améliorer nos conditions de vie est l’implication de chacun de nous dans la recherche de solutions à nos problèmes.

Chez moi, dans tous les villes et villages, il existe des associations de jeunes qui s’organisent par elles mêmes, pour créer des espaces de transformation sociale. Beaucoup de ces associations occupent des maisons abandonnées pour les utiliser comme centre de réunion et d’activités telles que des conférences, des ateliers, des concerts, etc.

Ce sont les propres jeunes qui décident en collectivité les actions qu’ils vont réaliser et s’impliquent ainsi d’une manière directe dans la transformation sociale.

5. Autres.

Ajouter seulement que je suis très content d’être venu en Afrique et particulièrement au Congo Brazzaville, que les gens sont très chaleureux et que j’ai déjà eu l’occasion de connaître des personnes très intéressantes qui sont en train de me faire connaître un autre mode de vie, tout aussi bien leurs problèmes que leurs espoirs.

jeudi, juillet 26, 2007

Plus de 25 jeunes formés sur l’utilisation du logiciel Photoshop.

TIC), l’Association AZUR Développement vient d’organiser ce jeudi 26 juillet 2007 un atelier de formation sur l’utilisation du logiciel photoshop.

Ont pris part à cet atelier au siège d’AZUR Développement au 1383, de la rue Madzia au Plateau des 15 ans, 26 jeunes élèves, étudiants, journalistes, comptables, informaticiens, secrétaires, enseignants et membres des associations. L’atelier a eu pour objectif de sensibiliser les participants sur l’importance du logiciel photoshop.

La formation a été assurée Mikel Valero, volontaire international à AZUR Développement venu d’Espagne.

Photoshop est un logiciel de retouche, de traitement et de dessin assisté par ordinateur édité par Adobe. Il est principalement utilisé pour le traitement des photographies numériques, mais sert également à la création d’images ex nihilo.

Les participants ont appris à concevoir des affiches publicitaires pour assurer une meilleure communication et visibilité de leurs activités respectives.

« Le logiciel photoshop me tient à cœur et cette formation a été une aubaine pour moi. Le formateur a comblé mes attentes et je suis prête à appliquer les connaissances reçues. »

« Des séminaires de ce genre, il n’ y en a pas assez et la plupart des professionnels de la communication qui utilisent l’ordinateur ne se penchent pas sur le logiciel photoshop. Ce logiciel que nous croyons ne pas avoir assez d’importance est assez utile pour nos activités respectives », ont déclaré les participants.

Rappelons qu’AZUR Développement fait la promotion de l’utilisation stratégique des technologies de l’information et de la communication (TIC) et a déjà organisé plusieurs ateliers de formation dans ce cadre.

Aussi, plusieurs autres ateliers et formations sont-ils prévus notamment sur les langues anglaise et espagnole. Ces formations seront assurées par des volontaires venus de la Pologne et d’Espagne.

Marc Foukou

AZUR Développement

www.azurdev.org

vendredi, juin 29, 2007

La femme semble être considérée comme une simple « chair »

Chers collègues, nous oublions un détail très important : plus de 90% des enfants infectés par le VIH dans le monde le sont principalement par la voie mère-enfant.


Les femmes en âge de procréation sont de plus en plus infectées par le VIH et représentent dans la tranche de 15 à 49 ans en moyenne 60% du nombre total des personnes infectées en Afrique au Sud du Sahara.
Les programmes PTME (Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant) sont de plus en plus implémentés à travers les pays d’Afrique ; et dans certains, il est question de passage à l’échelle (généralisation) : c’est l’expérience Camerounaise.

Les femmes sont reçues et suivent la prophylaxie antirétrovirale en vue de diminuer le risque de transmission du VIH au bébé. La lacune ici est que la femme est considérée comme une simple « chair » qui reçoit un traitement pour ne pas transmettre le VIH à son enfant. Il y a absence totale ou inadéquate de suivi communautaire.
Notre association s’est engouffrée dans la brèche qui était ainsi ouverte et après plus de 18 mois de travail nous débouchons sur quelques observations fortes.

Ne parlant que de ce qui nous intéresse aujourd’hui, la PTME permet de remonter vers l’ensemble de la famille et constitue une porte d’entrée importante dans la prise en charge de cas de SIDA pédiatrique et donc d’identification des OEV du SIDA.
Sachant que le taux de natalité reste élevé en Afrique et que culturellement une femme se définit par la maternité dans nos contrées, allez donc savoir combien passent par ces programmes.

L’autre approche peut s’appuyer sur les ONG, les autorités, les enquêtes auprès des ménages, les associations de parents d’élèves, les écoles, les églises, les leaders au sein de la communauté, les chefs de villages, de quartiers…etc.

Les interventions
Quel bonheur de retrouver Mr Glen WILLIAMS de Stratégies pour l'espoir et l’expérience « Sous l'arbre Mupundu »qui nous a tant inspirée et séduite. Je pense que je n’ai rien à ajouter aux propos du Dr Franck M'BOUSSOU, simplement merci pour la contribution visant à considérer la détresse psychologique et émotionnelle de ces enfants qui ont besoin d’être accompagnés dans le processus de normalisation.

Sur le plan socio-économique, les publications soulignent la nécessité d’intervenir précocement, avant que les enfants ne deviennent orphelins. Plus longtemps le père ou la mère restera en vie, plus les enfants de la famille auront de chance d’aller à l’école et d’avoir une vie épanouit. Reprenons les propositions de Julien (Formation professionnelle et insertion afin de s’assurer de l’autonomie future).

En amont il est primordial d’agir sur les familles pour renforcer leurs capacités à prendre elle-même en charge leurs enfants ; les foyers d’accueils devraient être le dernier rempart uniquement. Il est préférable de cibler le ménage plutôt que l’individu, car tous les membres de la famille subissent l’impact de l’épidémie et prolonger la relation parent-enfant est la garantie d’un épanouissement sûr et durable pour les enfants.

Il est possible pour les enfants rendus orphelins par le SIDA de vivre une enfance productive, en bonne santé et en toute sécurité ; mais cela uniquement si tous les acteurs de la société réagissent par des activités immédiates, durables et coordonnées qui donnent priorité à la protection de l’enfant et au maintient de la cellule familiale, fut-elle de substitution.


Patrice Désiré NDZIE
Coordonnateur des Programmes
KidAIDS-Cameroun.

jeudi, juin 28, 2007

Varny sourit à la vie et veut parler avec ses parrains au téléphone

Notre collègue Vianney à Pointe-Noire a rendu visite aux enfants parrainés. Il donne ici le récit de son entretien avec l’enfant Varny et sa gran-mère.

Toujours souriant, Vianney lui pose la question de savoir « pourquoi lorsqu’il nous aperçoit il est toujours souriant ». Varny répond que « votre présence annonce une bonne nouvelle ». Vianney insiste en demandant « quelle nouvelle ». Il répond « vous m’avez promis qu’il y’aura un moment où je parlerai avec mes parrains au téléphone, mais jusqu’alors vous ne l’avez pas encore fait ».

Ensuite, Vianney lui répond que cela se fera dans un futur proche.

« Nous nous sommes entretenus avec la grand-mère de Varny qui nous a livré quelques impressions » raconte Vianney.

Elle nous a dit que Varny est très content de ses parrains car grâce à eux il peut aller à l’école sans s’inquiéter d’avoir de quoi à manger. « Comme Varny est exigeant, il veut toujours prendre son petit déjeuner avant d’aller à l’école ce qui n’était pas le cas avant ; de porter toujours sa tenue et ses chaussures neuves qu’il appelle souvent par "les chaussures achetée par mes parents (parrains)". Cela a changé beaucoup de choses pour Varny ,il est toujours parmi les cinq premiers lors des compositions de classes. Cela lui a permis aussi de se sentir à l’aise, s’il fait un peu de fièvre, il y a les médicaments en permanence. Il y a de quoi compléter les frais de consultation auprès du médecin» nous a confié sa grand-mère.

La grand-mère aurait voulu remercier de vive voix les parrains de son petit-fils. Elle nous a posé la question de savoir si l’enfant pourra un jour allez passer les vacances chez ses parrains. « Cette question a été difficile et nous n’avons pas pu répondre » avoue Vianney.

Nature : la santé d’abord

Nous avons rendu visite à Nature, elle se porte bien, nous avons discuté avec sa tutrice. Elle a voulu nous donner son avis sur le changement qu’a apporté le soutien de ses parrains dans sa vie.

Elle nous a fait savoir que « nul n’eût été l’assistance des parrains de Nature, elle devrait être actuellement aveugle ou porter des lunettes ; mais grâce à eux, nous avons fait tous les examens médicaux et nous avons eu certains produits pharmaceutiques demandés afin que sa maladie ne puisse pas s’aggraver. Maintenant elle est complètement guérie. ». Nous sommes aussi heureux de la savoir guérie !

Ensuite, concernant son éducation « elle a toujours un sac neuf, un morceau de pain pour manger à son école, toujours avec une tenue neuve bien repassée et des belles paires de sandales », a-t-elle ajouté.


« Avant moi, sa grand-mère je me demandais qu’avec notre pauvreté est ce que lorsqu’elle sera à l’école je serai à mesure de la soutenir ? Mais actuellement nous sommes satisfaits moi sa grand-mère et surtout Nature qui va à l’école comme les autres ». Ainsi, la grand-mère sur qui repose la responsabilité de Nature ne se fait plus tellement de soucis et de calculs dans sa tête car « Nature a de quoi à manger le matin, à midi et le soir ».

Nature souhaite être parfois en contact avec ses parrains au téléphone,car si elle est de plus en plus consciente que ce changement a été apporté par ses parrains mais aussi par l’amour de sa grand-mère qui ne cesse de s’occuper d’elle.

Elle a satisfait à ses deux compositions à l’école et elle promet de faire mieux lors de la composition de fin d’année.

L’histoire de Chérubin : où vit mon parrain ?

Notre collègue Harvel à Pointe-Noire rend visite aux enfants parrainés régulièrement. Il donne ici le récit de ses entretiens avec les tuteurs.

Nous avons rendu visite à chérubin et son tuteur qui nous a parlé de la joie qu’ils ressentaient lui et son petit fils, car nous a-t-il dit le parrain de Chérubin a changé sa vie. Depuis la mort de ses parents, son tuteur fut l’unique personne qui devait faire face aux besoins scolaires et nutritionnels de son petit fils. Il est sans emploi et prend de l’âge.

Le tuteur restait des longues nuits et journées à se demander comment il allait faire, à qui il fallait expliquer son problème afin d’avoir une solution, qui pouvait prendre en charge les études de son petit fils ?

Aujourd’hui, il déclare que « ses prières ont été entendues par Dieu ». Il remercie le parrains de Chérubin pour tout ce qu’il fait pour soutenir son petit fils « qui est devenu aussi leur fils » seulement la tradition congolaise. « Car aujourd’hui, il suit ses études normalement dans une école privée, il a toujours des habits et chaussures propres et il a de quoi à manger tous les jours ;ce que je ne pouvait pas faire » nous a-t-il expliqué.

Chérubin, lui, comme tout enfant de son âge, profite bien de sa vie. Il va à l’école, étudies ses leçons et joue avec ses camarades. Il se pose souvent la question de savoir où habite son parrain. « Tellement que la question est pertinente, parfois je suis obligé de l’expliquer à combien de kilomètres se trouve Miami aux Etats-Unis, la ville où habite son parrain ». Mais, « parfois il ne comprend pas qu’est ce que les Etats-Unis ; puis je lui dis simplement il habite à l’étranger et quant il réplique l’étranger c’est où ;en ce moment je suis bloqué et je ne sais pas comment expliquer cela », nous a confié son tuteur.


Il rend grâce à Dieu d’avoir touché son parrain et dit avec fierté « si aujourd’hui Chérubin parle français et corrige souvent mes erreurs quand je parle, c’est parce qu’il fréquente dans une école privée ou il est bien suivi.

Il manque parfois même des mots aux tuteurs des enfants parrainés pour exprimer leur joie.

Harvel Boko-Mboungou