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vendredi, janvier 11, 2008

Un groupe de travail sur les droits des femmes vivant avec le VIH/SIDA et leurs familles créé!

Dans le cadre des activités sur le droit à la santé, AZUR Développement et des organisations locales des droits de la femme travaillent sur la question des droits des femmes vivants avec le VIH/SIDA et leurs familles au Congo.
A cet effet, une réunion de mise en place du groupe de travail sur les droits des femmes vivant avec le VIH/SIDA et leurs familles a été organisée.
Ce groupe de travail est composé des associations suivantes :
• L’association des femmes juristes du Congo,
• L’organisation pour le développement et les droits de l’homme ;
• Le comité des droits de l’homme,
• L’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral
• L’Association jeunesse santé et solidarité.

Il travaille en partenariat avec le réseau National des personnes vivant avec le VIH/SIDA ainsi que l’association des femmes séropositives dénommée Femme Plus.
Des axes de travail ont été ciblés en vue de collecter les données sur la discrimination dont sont victimes les femmes vivant avec le VIH/SIDA.
Il s’agit des domaines suivants :
Santé
• Refus de traitement pour cause de statut sérologique relatif aux VIH/SIDA
• Différence de traitement selon le statut sérologique relatif aux VIH/SIDA
• Dépistage sans information préalable
• Communication d’office du statut VIH aux partenaires sexuelles ou aux proches
• Non confidentialité : communiquer à des tiers des noms des personnes reconnues séropositives au VIH ou laisser consulter les fichiers confidentiels par négligence ou en connaissance cause

Emploi

• Dépistage obligatoire à l’embauche
• Dépistage obligatoire en cours d’emploi
• Questions sur le statut sérologique relatif au VIH/SIDA ou sur le mode de vie dans des documents de candidature et /ou encours d’entretiens d’embauche
• Absence de confidentialité concernant le statut sérologique relatif au VIH/SIDA
• Licenciement ou modification des conditions de travail en fonction du statut sérologique relatif au VIH/SIDA
• Restriction des droits en fonction statut sérologique relatif au VIH/SIDA( par exemple en matière de promotion, formation ou prestation
• Refus d’embauche en raison du statut sérologique relatif au VIH/SIDA
• Refus ou restrictions de l’accès à la protection sociale exemple congé maladie, pension

Education
• Refus d’accès à l’éducation en fonction du statut sérologique relatif au VIH/SIDA
• Restrictions imposées dans une institution d’éducation en fonction du statut sérologique relatif au VIH/SIDA
• Refus d’octroi de bourse pour cause de statut sérologique relatif au VIH/SIDA



Vie familiale et reproductive

• Dépistage prénuptial obligatoire
• Dépistage prénatal obligatoire
• Avortement obligatoire de femmes Vivant ave le VIH
• Retrait ou modification de la garde parentale, des droits au soutien pour cause de statut sérologique relatif au VIH/SIDA
• Refus d’héritage pour cause de statut sérologique relatif au VIH/SIDA

Des informations sur les Procédures judiciaires et les restrictions à la liberté de circulations imposées par certaines ambassades seront aussi collectées et analysées. Une analyse du cadre légal et notamment de l’avant projet de loi qui se trouve encore au niveau du Cabinet du Ministère de la justice sera faite afin de faire des recommandations sur les éventuelles faiblesses qui pourront être décelés.

Il s’agira aussi de s’informer sur les bonnes pratiques rencontrées afin de les vulgariser.

Le Groupe s’est subdivisé en sous groupes pour faciliter la collecte des données.
Une marge de deux semaines a été accordée avant de commencer l’analyse proprement dite.
Les recherches se feront
• en milieu hospitalier donc dans les centres de dépistages et les centres de prise en charges des personnes vivant avec le VIH/SIDA, le centre de transfusion sanguine ;
• les administrations publiques et privées,
• l’UERPOD qui est un centre de recherche ;
• en milieu scolaire et universitaire,
• dans les tribunaux (tribunal du travail et tribunal de Grande instance)
Le travail a donc été lancé, et une revue à mi parcourt a été prévue afin de réagir promptement aux différents obstacles qui pourront subvenir.

vendredi, juin 29, 2007

La femme semble être considérée comme une simple « chair »

Chers collègues, nous oublions un détail très important : plus de 90% des enfants infectés par le VIH dans le monde le sont principalement par la voie mère-enfant.


Les femmes en âge de procréation sont de plus en plus infectées par le VIH et représentent dans la tranche de 15 à 49 ans en moyenne 60% du nombre total des personnes infectées en Afrique au Sud du Sahara.
Les programmes PTME (Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant) sont de plus en plus implémentés à travers les pays d’Afrique ; et dans certains, il est question de passage à l’échelle (généralisation) : c’est l’expérience Camerounaise.

Les femmes sont reçues et suivent la prophylaxie antirétrovirale en vue de diminuer le risque de transmission du VIH au bébé. La lacune ici est que la femme est considérée comme une simple « chair » qui reçoit un traitement pour ne pas transmettre le VIH à son enfant. Il y a absence totale ou inadéquate de suivi communautaire.
Notre association s’est engouffrée dans la brèche qui était ainsi ouverte et après plus de 18 mois de travail nous débouchons sur quelques observations fortes.

Ne parlant que de ce qui nous intéresse aujourd’hui, la PTME permet de remonter vers l’ensemble de la famille et constitue une porte d’entrée importante dans la prise en charge de cas de SIDA pédiatrique et donc d’identification des OEV du SIDA.
Sachant que le taux de natalité reste élevé en Afrique et que culturellement une femme se définit par la maternité dans nos contrées, allez donc savoir combien passent par ces programmes.

L’autre approche peut s’appuyer sur les ONG, les autorités, les enquêtes auprès des ménages, les associations de parents d’élèves, les écoles, les églises, les leaders au sein de la communauté, les chefs de villages, de quartiers…etc.

Les interventions
Quel bonheur de retrouver Mr Glen WILLIAMS de Stratégies pour l'espoir et l’expérience « Sous l'arbre Mupundu »qui nous a tant inspirée et séduite. Je pense que je n’ai rien à ajouter aux propos du Dr Franck M'BOUSSOU, simplement merci pour la contribution visant à considérer la détresse psychologique et émotionnelle de ces enfants qui ont besoin d’être accompagnés dans le processus de normalisation.

Sur le plan socio-économique, les publications soulignent la nécessité d’intervenir précocement, avant que les enfants ne deviennent orphelins. Plus longtemps le père ou la mère restera en vie, plus les enfants de la famille auront de chance d’aller à l’école et d’avoir une vie épanouit. Reprenons les propositions de Julien (Formation professionnelle et insertion afin de s’assurer de l’autonomie future).

En amont il est primordial d’agir sur les familles pour renforcer leurs capacités à prendre elle-même en charge leurs enfants ; les foyers d’accueils devraient être le dernier rempart uniquement. Il est préférable de cibler le ménage plutôt que l’individu, car tous les membres de la famille subissent l’impact de l’épidémie et prolonger la relation parent-enfant est la garantie d’un épanouissement sûr et durable pour les enfants.

Il est possible pour les enfants rendus orphelins par le SIDA de vivre une enfance productive, en bonne santé et en toute sécurité ; mais cela uniquement si tous les acteurs de la société réagissent par des activités immédiates, durables et coordonnées qui donnent priorité à la protection de l’enfant et au maintient de la cellule familiale, fut-elle de substitution.


Patrice Désiré NDZIE
Coordonnateur des Programmes
KidAIDS-Cameroun.