mercredi, septembre 25, 2013

« La formation sur le Web 2.0 : un échange horizontal entre experts »


Ingénieur en agroalimentaire, spécialiste dans la transformation et la valorisation des agro ressources tropicales, Evard Davy Silou Koukodila a participé à la mise en œuvre d’une plateforme de la formation elearnig avec le CNAM de Nantes, à la mise en œuvre d’une ligne pilote de fabrication de jus de fruit avec le MAE Français. Il est aussi ingénieur en système d’information et en architecture réseau. Il exerce dans les TCI depuis 10 ans. Un des formateurs à la formation sur le Web 2.0 et atelier d’échanges, organisée par le CTA en collaboration avec AZUR Développement  du 16 au 20 Septembre 2013 à Brazzaville, il nous a livré une interview au terme de la formation.

Vous avez été un des formateurs sur la formation sur le Web 2.0 et un atelier d'échanges du projet ARDYIS. Comment avez-vous trouvez le niveau des participants ?

Avant de répondre à cette question, je souhaite d’abord louer l’initiative conjointe entre le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) et AZUR Développement qui ont manifesté l’envie d’introduire ce genre de formation dans un environnement qui est loin de remplir les conditions de la formation et de la mise en œuvre du Web 2.0. Ma participation a été particulièrement sur la valorisation des outils du Web 2.0 dans le développement d’une activité agricole afin de voir comment une activité agricole peut avoir davantage visible, mieux vendue sur la toile et connue par le large public  internet qui puisse exister non seulement au Congo, en Afrique et dans le monde.

Je souhaiterai ici souligner le niveau très appréciable des apprenants qui ont participé à cette formation parce que, c’est d’abord des professionnels, c’est des gens qui connaissent bien leur domaine et c’est des gens qui ont besoin d’exceller, d’être efficace, d’être international en utilisant les outils du Web 2.0. Les outils du Web 2.0, c’est l’utilisation efficience et efficace d’une fonctionnalité ou d’un service comme Google et c’est aussi l’utilisation des outils très connus des Réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Comment est ce que ces outils qui, de prime à bord, peuvent paraître comme des outils de loisirs et peuvent être efficaces, peuvent être des outils de réseautage et d’apprentissage dans les domaines respectifs des uns et des autres. C’est le cas échéant dans le développement agricole en Afrique. Voilà un peu ce que je peux dire en termes de qualité de formation, en termes de choix de formation et en termes de niveau de participation des apprenants.

Quel est le lien qu’on peut faire entre le Web 2.0 et le domaine agricole ?  
Le domaine agricole ou l’agriculture est un domaine classique de transformation des produits agricoles, de valorisation des produits agricoles qui est connu de tous et qui a des spécificités. Le Web 2.0 ce sont des outils qui ne nécessites pas d’avoir des prés-requis, des outils informatiques, des outils ergonomiques, ils peuvent être utilisés par n’importe quel domaine de compétence : en finances, en agriculture et bien d’autres domaines. Ces sont des outils transversaux qui permettent à un expert d’optimiser son travail, d’être beaucoup plus visible et d’être pertinent non seulement au niveau de son environnement immédiat mais sur la toile internet, puis qu’on parle de la globalisation aujourd’hui.

Au fait, c’est quoi le Web 2.0 ?

Alors, le Web 2.0 ce sont des outils personnalisables intuitifs et utilisables par déclic, par de pointés déposés, par de copier-coller qui sont des bases d’un internaute novice. C’est ça la particularité du Web 2.0 par rapport au Web 1.

En tant que l’un des formateurs à cette formation sur le Web 2.0, quelle  leçon pouvez-vous tirer au terme de cette celle-ci ?

Ce que j’aimerais préciser, c’est que j’ai été formateur, mais j’avais en face de moi des apprenants et non des élèves. La différence c’est que un apprenant c’est déjà un expert dans un domaine pointu et qui souhaite renforcer ses compétences dans un domaine spécifique dans notre cas, le Web 2.0 ou l’interactivité entre le Web et l’agroalimentaire, la question que j’ai traitée. Pour moi cette formation sur le Web 2.0 a été un échange horizontal entre experts, un enrichissement réciproque et je sors de là très satisfait.


Propos recueillis par Jean Thibaut Ngoyi

mardi, septembre 24, 2013

Le Web 2.0, un fer de lance pour promouvoir le développement du monde rural

De nationalité camerounaise, Juliette Tamoifo a pris part à la formation sur le Web 2.0, organisée par le CTA, en collaboration avec AZUR Développement du 16 au 20 Septembre 2013 à Brazzaville. Juliette, représentante de l’Association Jeunesse Verte du Cameroun qui, travaille en même temps dans un projet qui s’intitule « Projet Organisation et Développement des Communautés », nous a accordé une interview au terme de celle-ci.

Vous venez de participer à une formation sur le Web 2.0. Est-ce que  c’est pour la première que vous venez de participer à une telle formation. Si oui, comment vous l’avez trouvée ?

Effectivement, c’est pour la première fois que j’effectue une formation sur le Web 2.0 et pour être honnête, c’était vraiment très édifiant, très intéressant. Il faut le dire parce que j’avais des appréhensions. Je me disais que le Web 2.0 renvoyait à un mot purement technique, informatique. Puisque je suis de formation littéraire, du coup pour moi, je prenais la chose comme étant très difficile. Avec tout ce que nous avons fait, les encadreurs, leurs communications, les interventions, les échanges, je pense que j’ai été agréablement surprise de savoir que je peux m’approprier de ces outils et je peux faire un bon usage dans le domaine que j’ai fait, précisément dans le domaine de la communication (les relations publiques) mais aussi dans le domaine associatif parce que, j’ai aussi des responsabilités dans ce domaine là. Je pense qu’avec cet outil, je serai appelée à informer davantage ceux avec qui, je suis dans l’association et pourquoi pas d’autres jeunes, associations dans mon pays pour que eux aussi, ils bénéficient tout ce que j’ai eu ici dans le cadre de cette formation.

On dit souvent que l’agriculture c’est l’affaire du paysan. Est ce que le Web 2.0 est une façon de pouvoir valoriser l’agriculture aujourd’hui ?

Je dirais tout de suite que c’est vraiment pour valoriser l’agriculture. Je pense que s’il existe le Web pour autre chose et qu’aujourd’hui, on pense qu’il est nécessaire de parler de l’agriculture avec le Web, pour moi, c’est vraiment quelque chose bien, de formidable. Je pense que c’est quelque de bienvenue parce que ça va apporter des solutions et pour parler vraiment de l’agriculture en faisant le lien avec le projet que j’ai évoqué tout à l’heure, nous allons vraiment auprès des communautés, sur le terrain, et nous voyons comment c’est difficile pour des populations qui y vivent dans des régions rurales de pouvoir non seulement prendre soin des production des produits, mais aussi de l’aide d’écouler la production. Donc, c’est vraiment un outil qui va aider, faciliter le développement du monde rural.

Vous venez de participer à la formation sur le Web 2.0. Qu’est ce qui va changer dans votre manière de faire ?

Je pense, ça même déjà changé ma vision parce que, pour moi, le changement il va de l’intérieur, c’est d’abord un changement de mentalité. Si pour moi dans la tête j’ai compris les enjeux, tout l’intérêt de la chose, je pense que ça déjà changé et c’est à moi de savoir comment je pourrai mettre cela au bénéfice de mon association, aux communautés où nous travaillons. Ça suscite beaucoup de choses, ça donne beaucoup d’idées et il m’est vraiment difficile de pouvoir commencer à donner ses idées, parce que ça cogite.

Comment avez-vous trouvez l’initiative CTA–AZUR Développement d’organiser cette formation à l’endroit des jeunes au Congo Brazzaville ?

C’est une bonne initiative. Elle est la bienvenue. C’est quelque chose qu’il faillait pour encourager les jeunes qui y vivent dans des régions rurales à mieux se développer, à mieux améliorer leurs conditions de vie. C’est nue belle initiative. J’encourage le CTA et AZUR Développement à multiplier des ateliers, à faire surtout le suivi parce que c’est aussi important qu’à la fin, qu’on puisse avoir des résultats et qu’à un certain moment qu’on invite les participants pour dire voici les réalisations et qu’on soit tous fiers ce que cette formation aurait produite.

Le CTA organisera un prix « Yoblogo » en 2014. Peut-on oser dire qu’à la fin de cette formation sur le Web 2.0 que ce prix reviendra à l’Afrique centrale ?

Alors, là c’est évident. On a tous les outils. Le travail c’est maintenant individuel, de travailler en groupe. On peut se mettre en deux ou à cinq, je pense que selon le terme de références de la compétition, et si nous sommes attentives, et si nous avons tous la volonté, je pense que nous avons toutes les chances de remporter cette fois-ci ce prix.


Propos recueillis par Jean Thibaut Ngoyi

samedi, septembre 21, 2013

Le Web 2.0, une technologie qui ouvre les portes aux jeunes

Mardi 17 Septembre 2013, au Campus Numérique Francophone de Brazzaville, le deuxième jour de la formation sur le Web 2.0 s’est poursuivit avec d’autres modules.

Les participants ont abordé d’autres outils du Web 2.0. Cette deuxième journée a été plus pratique que théorique. Au cours de celle-ci, les participants ont commencé par comment faire une alerte sur Google, comment faire la cartographie d’une ville, d’un pays, d’une zone donnée en utilisant les services de Google. Mr Anky, un des formateurs a à cette formation a expliqué qu’avec maps.google.cg, vous pouvez créer des cartes. Il a précisé que Google Maps est un service en ligne. Pour avoir accès à ce service, il faut être connecté. Par contre, Google Earth est un service qui est téléchargeable. Une fois téléchargé, vous pouvez l’installer dans votre ordinateur puis en faire usage sans même être connecté.





Pour ce qui est de la cartographie, le formateur a demandé aux participants s’ils savent déjà faire la cartographie et à quoi sert-elle ? Affirmative pour certains participants qui l’utilisent déjà mais pour d’autres, c’est vraiment nouveau. Le formateur a défini la cartographie comme étant un outil qui permet de faire la localisation géographique d’un pays, d’une ville ou d’une certaine zone donnée. Cette localisation se fait avec le Web 2.0 en utilisant le logiciel ARCGIS ou le MAPINFO.

Le Web 2.0, aujourd’hui ?

A ce stade, les participants ont appris comment créer une carte pour faire la localisation d’un point dont on souhaite mettre un accent particulier puis comment faire la personnalisation en cas de nécessité et la partager au public. D’après Carole, une participante du Cameroun, elle a beaucoup apprécié le module de la cartographie. Elle fera désormais des cartes puis partagera à ses amis.  « J’ai appris avec beaucoup de satisfaction comment créer les flux RSS, son blog comment le gérer et comment publier un article sur le blog. J’ai appris également Igoogle qui me permettra d’agréger, d’associer tout sur mon bureau », témoigne Carole.




L’ont peut donc comprendre que cette formation est très utile pour les vingt apprenants qui, désormais, utiliseront tous ces outils pour valoriser le domaine agricole, faire en même temps le marketing agricole à travers le Web 2.0. Idriss Bossoto, un participant du Congo Brazzaville, pour sa part pense que il lui faillait cette formation, car on apprend tout tous les jours. Il dit« Je savais déjà manipuler un certain nombre d’outils, mais avec cette formation sur le Web 2.0, j’ai découvert d’autres outils comme Igoogle, Digg reader en tant que lecteur de flux RSS. J’ai également appris Google Maps. Le plus important pour moi, c’est que, j’ai appris à créer le blog, le personnaliser, publier des articles, ajouter des photos aux articles et porter des modifications sur un article ».

Jean Thibaut Ngoyi

mercredi, septembre 18, 2013

Les jeunes s’approprient des outils TIC pour la promotion de l’agriculture

Vingt (20) participants, tous des jeunes hommes et femmes, en provenance du Cameroun, de la Centrafrique, du  Congo, de la République Démocratique du Congo, de Sao Tome et Principe,  et du Tchad participent à la formation sur le Web 2.0 et un atelier d'échanges  du projet ARDYIS, organisée par  le Centre Technique de Coopération Agricole  et Rurale (CTA) en  collaboration  avec  l’ONG AZUR Développement du 16 au 20 Septembre 2013. Cet atelier  se déroule  au Campus Numérique Francophone Universitaire Marien Ngouabi de Brazzaville.


                                  Le formateur en pleine explication

Parmi les notions à développer, l’ont peut citer : la création des blogs, réseaux sociaux, micro blogging et parmi tant d’autres. Cette formation a pour objectif de renforcer les capacités des jeunes  dans l’usage des TIC pour la promotion de l’agriculture. Il faut dire que le développement d’un pays s’accompagne de l’épanouissement des jeunes dans tous les domaines. Cela reste une préoccupation majeure au vingt une siècle. C’est pourquoi l’on ne saurait parler d’une véritable intégration sans parler de l’importance des technologies  de l’information et de la communication (TIC) dans le domaine agricole.

Selon Sylvie Niombo, Directrice exécutive d’AZUR Développement, cet atelier s’explique par le fait que lors d’un précédent concours organisé par le Projet ARDYIS, le CTA a constaté une faible participation des jeunes de l’Afrique Centrale. Aussi, dans le souci  d’encourager la participation des jeunes de cette région, à participer au concours de blog « Yo Bloco Awards » du projet ARDYIS du CTA, dont le lancement de la deuxième édition est prévue avant la fin de cette année.

Web 2.0,  un outil performant
Pendant le premier jour de la formation, une introduction sur le web 2.0 pour le développement a été faite par les formateurs. La notion de Web 2.0 pour le développement est un concept qui paraît nouveau pour certains participants, mais familier pour d’autres. Le Web 2.0 couvre multiples applications, outils, méthodes et technologie. C’est un outil indispensable pour le développement et pour la promotion de l’agriculture et les TIC. Avec cet outil,  il est possible de réaliser différentes choses telle que cherche des informations ou vendre des produits agricoles sur internet. La projection d’une vidéo des femmes pendant la formation montrant les femmes en train de naviguer. Elles cherchent des informations sur différents domaines puis d’échanger avec d’autres et effectuer des recherches...

 Les formateurs ont apporté des explications pour illustrer ce que c’est qu’un blog : « un blog ne peut loger que des informations que l’on juge utile et qu’on veut partager avec les autres. Il n’est pas réservé aux journalistes, mais tout le monde peut rédiger un blog, à condition de respecter les conseils. Le blog vit au quotidien et doit avoir un titre accrochant », a précisé l’un des formateurs.
 Les participants ont également appris les notions sur la recherche avancée sur Google et les différents services que Google offre en tant moteur de recherche et bien d’autres concepts sont nouveaux telsque : IGoogle, flux RSS, Maps … Une partie très animée par les interventions des participants qui ont déjà la maitrise de ces outils, l’un des formateurs a déclaré : « je veux qu'après cette formation, les participants puissent créer un groupe d’échanges en utilisons les outils TIC appropriés pour le développement et l’agriculture
Blandine Louzolo



Près d’une vingtaine de jeunes en formation sur le Web 2.0 à Brazzaville



La formation sur le Web 2.0 et un atelier d'échanges  du projet ARDYIS a démarré hier lundi 16 Septembre 2013 à Brazzaville, au Campus Numérique Francophone. Organisée par le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), en collaboration avec l’ONG AZUR Développement, celle-ci se focalise sur les blogues et les média sociaux, cette formation se tient dans le cadre du lancement de la deuxième édition du concours de blogs «YoBloco Awards » (Prix des meilleurs blogs sur la jeunesse et l’agriculture) organisé par le projet ARDYIS.

Vingt un participants en provenance des plusieurs pays d’Afrique notamment du Cameroun, Centrafrique, Tchad, Sao tomé, RD. Congo et Congo Brazzaville prennent part à celle-ci. Au cours de ce premier jour, les participants ont abordé des notions liées au blog, au fonctionnement du blog puis sur la recherche avancée. 



                                                  Une vue des participants illustrant 
                                                          le débat sur le Web 2.0

Pour M. Guillaume, un des formateurs à cette formation, le blog est un outil qui permet d’échanger. Il a un contenu, une charte graphique, une ligne éditoriale, des rubriques. On peut même le personnalisé pour les rendre artistique. « Dans le blog, la publication des informations va du plus récent au plus ancien. Il faut, dès les premières lignes, donner l’information que vous voulez communiquer au public. Le style d’un blog doit être simple, clair, précis et concis. Des articles longs (03 pages) ne sont pas accrocheurs. Il faut écrire des blogs d’une page et demi pour faciliter la lecture », a indiqué M. Guillaume. Il poursuit «le blog ne doit pas afficher directement l’article, mais il doit présenter le titre de l’article ou le résumé de l’article pour attirer le lecteur. »

Une formation captivante
Cette partie a suscité de l’engouement de la part des participants. Cas par exemple de la recherche avancée sur Google, flux RSS. Pour une des participantes à cet atelier de formation et d’échanges sur le Web 2.0, elle a appris des éléments nouveaux au cours de cette première journée de la formation tels que : l’importance du flux RSS, la recherche avancée sur google, la recherche ciblée. « Ceci est un plus que je viennes d’ajouter à ma connaissance. Mais J’ai constaté qu’il y a des participants qui ont posé des questions anticipées, alors qu’il faillait attendre le moment », a témoigné cette dernière.

D’autres participants ont également apprécie ce premier jour de la formation, reconnaissant l’importance d’une telle formation sur le Web 2.0 et un atelier d'échanges. A l’image de Roger, un participant de la RD Congo, délie sa langue «J’ai découvert comment faire une recherche avancée en utilisant les options de google  et comment filtrer la recherche.  Cela m’a donné une connaissance sur le fonctionnent des technologies du Web 2.0 pour le développement, car à partir delà, je peux faire beaucoup de choses avec cet nouveau outil de technologie… »

Les TIC et l’agriculture ?
Cet atelier de formation et d’échanges s'inscrit dans le mandat du CTA pour faciliter l'accès et la diffusion de l'information dans les domaines de l'agriculture et du développement rural en Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Au cours de ces cinq jours de travaux (du 16 au 2oSeptembre 2013), les participants auront de l'expérience sur l’animation de blogues et autres outils internet dédiés à l’agriculture et au développement rural. L’atelier comprendra aussi des séances d'échanges sur l'utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l'agriculture qui se tiendront le dernier jour de la formation.



En rappel, lors des précédents concours organisés dans le cadre du projet ARDYIS, une faible participation a été notée dans certaines régions ACP, notamment en Afrique centrale. L'atelier est donc organisé suite à ce constat et en tenant compte les recommandations faites par les jeunes, afin d'encourager la participation de ces régions.
 Jean Thibaut Ngoyi

jeudi, mars 07, 2013

Workshop on PMTCT to prepare health and community workers to action


In terms of Sexual and Reproductive Health (SRH), Congo aims to improve the quality of life of its people through: reducing mortality and morbidity currently estimated at 781/100.000 live births the access for all irrespective of age and sex to SRH care quality, access to safe and reliable information on SRH, gender promotion, effective involvement of men in the resolution of issues related to SRH and support the reproductive health of the elderly.

 As part of the continuation of the project "Strengthening of groups of people living with HIV for community PMTCT" funded by Positive Action Community Fund (PACF); implemented in (Bouenza province) and Makoua (Cuvette central province),  a training workshop on sexual and reproductive health and HIV/AIDS  was held from February 28 to March 2, 2013 at Nkayi with 25 health and community workers and volunteers from the areas of Nkayi and Madingou.

The objectives of this training was to build the capacity of 25 health  and community workers to do awareness on HIV / AIDS and the prevention of transmission of HIV / AIDS from mother to child (PMTCT);  to identify strengths and weaknesses  of community interventions on PMTCT  implemented in 2012 and the improvements to be made for the year 2013.
The workshop was also an opportunity  todevelop a close collaboration between health workers and the community for a better monitoring of HIV-positive pregnant women and adolescent girls of childbearing age  as well as  enhance the knowledge of participants in  counseling of HIV positive women and adolescent  on Sexual and Reproductive Health  services.

The trainers at this workshop were resource persons from AZUR Development, Medical workers who provide  support to people living with HIV in Madingou and  Nkayi  (Bouenza province) and the Coordinator of the Congolese Association for the welfare of the family.


The topics included: the definition of the sexual and reproductive health, knowledge about STIs, HIV and AIDS, Maternal, Newborn and Child health, sexuality and desire for children for HIV positive women, care for people living with HIV, the need for family planning, prenatal and post natal care, care and nutritional choices to the newborn from HIV positive mothers. They also reported on the activities of last year (2012).


Exercises on information and community education in the health centres were done with participants, as they could experience how to talk about PMTCT in the communities, and especially to pregnant women and their partners.It is through the awareness sessions that women understand why HIV testing is so necessary for pregnant women and for  those who desire to have a child, whatever their HIV status. The midwives attending the training were used to increase awareness on HIV/AIDS.

“This workshop was for us a great opportunity to talk with the midwives; to learn new things, and also talk to them who are those who stigmatize HIV Positive women. We also hope this workshop will help to change the behavior of health workers; and provide a way to reconcile midwives with HIV-positive women”, a HIV positive woman involved in the project said at the end of the training.

Leticia Okombi, Project coordinator

Atelier de formation des professionnels de santé et des communautaires sur la santé sexuelle et reproductive du 28 au 02 Mars 2013.


En matière de Santé Sexuelle et Reproductive (SSR), le Congo vise l’amélioration de la qualité de vie de ses populations à travers: la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelles estimée aujourd’hui à 781/100.000 naissances vivantes; l’accès pour tous sans distinction d’âge et de sexe aux soins de SSR de qualité; l’accès aux informations sûres et fiables sur la SSR; la promotion du genre; l’implication effective de l’homme dans la résolution des questions de SSR et la prise en charge de la santé génésique des personnes âgées.

 Dans le cadre de la poursuite des activités du projet « Renforcement des groupes de personnes vivant avec le VIH pour l’ETMe communautaire» financé par Positive Action Community Fund (PACF) exécuté à Nkayi (Bouenza) et Makoua (cuvette centrale), il a été organisé du 28 Février au 02 Mars 2013 à Nkayi un atelier de formation regroupant 25 professionnels de santé et communautaire de Nkayi et Madingou sur la santé sexuelle et reproductive. Les objectifs visés par cette formation était de renforcer les capacités de 25 agents de santé et communautaires dans la sensibilisation sur le VIH/SIDA et la prévention de la transmission du VIH/SIDA de la Mère à l’Enfant; identifier les forces et les faiblesses des interventions communautaires sur l’ETMe réalisées en 2012 et les améliorations à effectuer pour l’année 2013;  développer la collaboration étroite entre les agents de santé et les communautaires pour une meilleur prise en charge des femmes et adolescentes séropositives enceintes et en âge de procréer; renforcer les connaissances des participants dans le conseil et orientation des femmes et adolescente séropositives sur les services de Santé Sexuelle et Reproductive a soulignée Madame Pascaline Niombo, Chargée de bureau.

Les formateurs de cet atelier ont été des personnes ressources d’AZUR Développement, les Médecins responsables dans la prise en charge des Personnes vivant avec le VIH à Madingou et Nkayi ainsi que le Coordonnateur de l’Association Congolaise pour le  bien être familiale. Les thèmes abordés portaient sur: la définition sur la santé reproductive et sexuelle, les connaissances de sur les IST, le VIH et le SIDA, la santé maternelle néonatale et infantile, sexualité et désir d’enfant, la prise en charge des personnes vivant avec le VHI, les besoins de planification familiale, les soins prénataux et post nataux, les soins et le choix nutritionnels au nouveau né ainsi que le Bilan des activités de l’année 2012.

Les exercices de l’information et éducation communautaire dans les CSI  sont très important dans l’Elimination de la transmission du VIH/SIDA de la Mère à l’Enfant, car c’est par ces exercices que les Femmes comprennent pourquoi le dépistage est si nécessaire pour la femme enceinte et celle qui désir avoir un enfant quelque soit son statut, à marteler la Coordonnatrice local qui a également  exhortée les sages femmes à mettre en pratique ces activités. Nous voudrions que ces genres de formation soit répétitive et si possible que  tous les agents de santé Nkayi et Madingou soit formés sur ce thème, à souhaiter le Médecin de la prise en charge des Personnes vivant avec le VIH à Madingou.

Cet atelier de formation a été pour nous une très belle occasion de parler avec les sages femmes lesquelles ignorent parfois ces choses et sont les premières à stigmatiser les femmes Séropositives et donc cet atelier contribuera au changement des comportements des agents de santé et à un rapprochement des sages femmes avec les femmes séropositives, a martelé une communautaire participante de cette formation.
 
Leticia Okombi, Coordonnatrice de projet
 

 

 

dimanche, décembre 11, 2011

Violence à l’égard des femmes : des vidéos pour booster les femmes à dénoncer et agir

Depuis octobre dernier, plus de 700 adolescentes et femmes, suivent des formations, sensibilisations et projections de films pour prévenir et lutter contre la violence qu’elles subissent. Parmi ces femmes, les 14-63 ans, attentionnées, trouvent des mécanismes pour lutter, guérir, éduquer et plaider pour le changement. 


« Les femmes ont souvent peur de dénoncer les violences, même si elles en sont victimes, dans la crainte d’être regardée différemment dans la société. Elles se taisent et parfois acceptent d’endurer ces violences au nom de la tradition », observe Ida Moussa, Assistante du projet de lutte contre la violence mis en œuvre par Développement dans la ville économique de Pointe-Noire. Pour changer d’attitude et comportement face à cette situation, depuis le mois d’avril 2011, plus de 700 adolescentes et femmes de Pointe-Noire comme celles de Nkayi suivent des formations, sensibilisations sur les violences faites aux femmes et projection de film grâce à AZUR Développement.

 D’Avril à octobre 2011, 68 femmes et filles victimes de violence sexuelle et des battues ont été soutenues par le projet. 46 animatrices sont formées lors des ateliers intitulés « échanges féministes sur la technologie » où elles apprennent des notions de counselling aux victomes de violence et également les outils des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour prévenir et apporter du soutien aux survivantes des violences. A travers des histoires numériques ou témoignages en vidéos, les survivantes racontent leurs propres histoires avec leurs propres dans le but de guérir, éduquer et plaider pour le changement. Les sensibilisations touchent également les filles à l’école, et au moins 503 adolescentes ont été sensibilisées en milieu scolaire.

 Ces adolescentes et femmes, provenant des différents quartiers de Nkayi et Pointe-noire, ont suivi des exposés sur les abus sexuels et harcèlement sexuels, les violences conjugales, les violences envers les enfants, les violences physiques et psychologiques et enfin les procédures judiciaires à suivre. « Ces sensibilisations sont les bienvenues pour nous dans notre localité qu'on en parle presque pas, nous avons découvert plusieurs formes de violences qu'on ignorait. Pour nous la violence était seulement sexuelle, or elle peut être conjugale, physique, psychologique », explique Joséphine Yimbou. En milieu scolaire, c’était autour de quatre thèmes à savoir, abus sexuels et harcèlement sexuels, les violences envers les enfants, les violences physiques et psychologiques, les procédures judiciaires à suivre, puis les projections de film, que la sensibilisation était axée.

 Satisfait de l’engagement des animatrices formées, Pascaline Niombo, coordonnatrice d’AZUR Développement dans la Bouenza explique, « les thèmes présentés ont attirés l’attention des élèves qui ont tendance à envahir la salle sinon entourer les salles de classe pour celles qui n’ont pas été sélectionnées pour les sessions de sensibilisation ». Pour Pascaline, certaines femmes par honte et la peur d’être connues comme victime n’ont pas voulu parler de leur aventure, « certaines disaient toujours qu'elles devraient se rendre au bureau d’AZUR Développement afin d’expliquer ce qu'elles ont vécu durant leur vie. Etcela s’est fait en peu de temps les femmes se présentaient au bureau et racontaient leur histoire vécu », a-t-elle expliqué. Révoltée, Madame Nzaou, la quarantaine, une participante au séminaire de Pointe-Noire, qui a été déjà victimes d’une violence conjugale, aujourd’hui a regagné le toit parental. Pour elle « un homme qui violente une femme est un élément dangereux qu'il faut contrôler et punir, parce qu'il est comparé à un assassin ».

 Pour Koukouata Caroline, une des participantes aux sensibilisations de Nkayi dans le département de la Bouenza encourage des femmes violoées à « ne plus continuer à se taire face aux hommes qui nous violentent, mais plutôt les dénoncer ou porter plainte afin de réduire les cas de violence quelque soit sa forme », à Audrey Ntsimba une autre participante de Nkayi de renchérir, « c'est en le dénonçant qu’on pourra arrêter les violences et sortir du mutisme dont fait montre les femmes». Pour l’Assistante de projet Pointe-Noire, Ida Moussa, après avoir organisé une série de sensibilisations et de projections des histoires numériques a affirmé expliqué’« après les formations, une dizaine de femmes victimes des violences ont cherché à nous rencontrer . Ce que confirme Blancelga Nzoumba, âgée de 14 ans, « j'ai failli être violée à 11 ans par un homme d'au moins 50 ans, mais j'avais peur de le dénoncer et aucune personne de ma famille ne le sait, aujourd’hui j’en parle grâce à AZUR Développement » et à Madame Nzaou de conclure, « je me suis enfin libérer du poids que je portais ».

 Signalons qu’au cours de ces sensibilisation et formations, les animatrices et participantes ont tenté de trouver des réponses à des les questions : si ton père t’as violé, il est aussi nécessaire de le dénoncer ? Après un viol, combien de temps après peux-tu te rendre compte que tu es enceinte ? Faut-il faire un avortement ou pas ? Pourquoi les hommes abusent-ils des femmes ? Qu’est ce qu’une fille peut faire pour prévenir la violence ?

 Marien Nzikou-Massala

samedi, novembre 12, 2011

Des petites affaires pour contrer la pauvreté chez les femmes séropositives

Travailler et retrouver sa dignité, c’est possible. C’est ce que font plus d’une soixantaine de femmes séropositives en milieu rural. Hier, elles étaient très pauvres et aujourd’hui, elles ont décidé d’entreprendre des petites affaires communément appelées activités génératrices de revenu (AGR) en prenant des prêts sans intérêt auprès d’AZUR Développement dans la Bouenza et la Lékoumou. Une initiative qui porte ses fruits.



Lundi 3 octobre 2011, à 6h 15mn, à Soulouka (un des quartiers de Nkayi au sud ouest de Brazzaville), une file d’attente des gens debout, en train d’attendre les beignets et la bouillie devant la table de maman Emma. «Cette femme fait des bons beignets et de la bonne bouillie. Voilà pourquoi je ne peux pas aller ailleurs… », témoigne Emma, une enseignante au Collège de Nkayi. Malgré son statut de séropositif, les gens préfèrent acheter chez elle. D’après cette dernière, son secret dans la pâtisserie c’est de bien faire son travail, de bien recevoir les clients. C’est cela qui paye dans la vie. Maman Emma n’est pas la seule femme PVVIH qui émerge.

Il y a bien d’autres qui réussissent dans d’autres secteurs d’activités. Eliane, mère de trois enfants explique, « C’est depuis 2010 que je vends la friperie au marché de Sibiti. C’est grâce à ce commerce qu’aujourd’hui je gagne ma vie. C’est en quelque sorte mon père et ma mère. C’est avec cette activité que je m’occupe de mes enfants dont deux sont à l’école dans privée.» Si actuellement ses femmes se prennent en chargent, il on n’était pas le cas hier.

Pour Emile, il n’est pas facile pour les PVVIH de vivre dans la société congolaise dans la mesure où elles ne savaient plus à quel saint se vouer. Stigmatisées par-ci, discriminées par là, l’unique solution qui leur restait était de se résigner et mourir. «Même dans leur cercle familial, celles-ci étaient rejetées. En dehors de la lutte contre le virus dans leur corps, les PVVIH doivent lutter chaque jour contre les regards stigmatisant, dédaignant et accusateurs de son entourage », témoigne dans l’ombre une présidente d’une association des personnes séropositives.

La pauvreté, une situation imminente


Il faut dire que le travail que fait des associations est train d’apporter ses fruits. Selon Alida Badila, Assistante de projet d‘AZUR Développement à Nkayi, elles appuient plus de 70 activités génératrices de revenus par année, des petites affaires qui renforcent la sécurité alimentaire, la santé et la joie de vivre des dizaines de femmes séropositives et de quelques hommes qui ont accepté leur statut sérologique.

L’octroi des appuis s’effectuesur la base d’un certain nombre de critères définis à l’avance par AZUR Développement. «Les critères de sélection desbénéficiaires c’est d’être une PVVIH, n’est pas travaillé au public ni au privé et être une personne démunie. Les montants alloués s’élèvent à 55.000 F CFA ou US$122a pour certains projets et à 120 000 FCFA ou US$ 334 pour d’autres nécessitant un peu plus d’investissement pour la réalisation », explique Alida. Quand l’on sait que 60% des ménages au Congo vivent en dessous du seuil de pauvreté ; l’on comprend pourquoi ces petites affaires sontindispensables pour briser le cycle pauvreté et VIH/SIDA.

Rembourser son prêt en 9 mois


9 mois, c’est la durée accordée aux bénéficiaires pour rembourser leurs prêts. Pour l’heure, les bénéficiaires de Nkayi ont commencé à payer le trimestre de (juin-août 2011), selon l’échéance mensuelle de tout un chacun. « Toutes nos bénéficiaires remboursent sans trop de problèmes, nous avons enregistré un taux de remboursement de 78% à ce jour, parmi les échecs, il y a des femmes qui décèdent », dit Alida.
« Je fais le tour des bénéficiaires, parfois en voiture et quand elle est en panne, à pied. Au début, les chefs des groupes solidaires venaient rembourser pour tous leurs membres ; après 2 mois, chacune rembourse à son rythme et jour selon la vente », nous confie Alida.

Dans la Lékoumou, c’est pareil, sur les 21 bénéficiaires des prêts sans intérêt, plus de la majorité rembourse chaque fin ou début de mois selon Nina Mboyo, coordonnatrice d’AZUR Développement à Sibiti. Parmi les femmes, huit femmes sont chefs de ménages de leurs foyers soit, pour avoir divorcé d’avec leur époux, soit parce qu’elles sont veuves ou encore parce qu’elles ne sont pas mariées. Elles sont fières de pouvoir prendre soin de leurs enfants. Quand on considère que d’après l’enquête congolaise auprès des ménages (ECOM 2005) ; la pauvreté est plus importante parmi les ménages dont le chef est une femme (58.2% pour les ménages dirigés par la femme, contre 48.8% pour ceux dont le chef est un homme) ; on apprécie mieux l’impact du projet sur la vie de ces femmes séropositives chefs de famille.

Il faut dire que la pratique des petites affaires dans ces deux départements, a permis aux PVVIH de se prendre en chargent et de développer une certaine autonomie. « Je vends de friperies au marché de Nkayi depuis 2010. Je m’en sors bien et je n’ai pas des problèmes pour prendre mon traitement. Je fais une ristourne de 30.000 F cfa ou US$65 la fin du mois où nous sommes douze commerçants. Je vends deux à trois ballons de fripperie le mois. Je n’ai pas moins de 45.000 F cfa ou US$ 100 le mois», confie cette mère de 2 enfants à Nkayi, chef de ménage

Dans le secteur de la savonnerie, elles produisenten groupe, mais vendent chacune de son côté. D’autres ont développé des filières de vente dans les villages environnants, « vos idées sont les bienvenues », nous ont-elle lancé..

Une façon de motiver chaque membre du groupe à fournir des efforts. Elles produisent près de 100 savons par jours. Pour les écouler, ils ont bâti une stratégie consistant que chaque membre du groupe participe à la vente et à la distribution. «Notre produit est apprécié par des populations et il est beaucoup acheté sur le marché par rapport aux savons manufacturés. A la fin du mois, chaque membre du groupe touche environ 30.000 F cfa », raconte Jean, père marié de trois enfants. Carine, une consommatrice estime que le savon local coute moins cher et il est vendu à plusieurs prix, au moins 500 FCFA pour 5 savons, soit à US$ 1. C’est du bon savon et nous devons savoir valoriser ce qui est fabriqué par nous nous mêmes.

Les AGR sont un vrai secours sur le plan nutritionnel, éducatif, économique et psychologique des PVVIH. Pour Nina Boyo, l’octroi des prêts est considéré comme une bouffée d’oxygène pour répondre efficacement à leur besoins et à redonner un nouveau souffle au milieu des PVVIH pour qu’elles deviennent utiles dans la société congolaise.Ce programme VIH/SIDA et l’appui aux AGR est soutenu depuis 2009 par la Fondation Planet Wheeler.

Jean Thibaut Ngoyi

mercredi, mai 11, 2011

Appuyer des séropositives pour leur autonomie

Conscientes de leur statut sérologique des personnes vivant avec le Vih/sida dans le département de la Lékoumou et de la Bouenza, les séropositives exercent des activités génératrices de revenu (AGR) pour leur autonomie. Elles sont appuyées depuis 2010 par une association qui milite dans le cadre de cette pandémie.


9 heures 25 minutes, dans son atelier de couture à Sibiti dans le département de la Lékoumou, Mireille, une femme séropositive, assise dans son atelier de couture est entrain de prendre des mesures à deux clientes pour leur confectionner des Kanzako (un modèle d’habit cousu par des coutières qu’aiment porter des femmes). «Je reçois beaucoup de clients qui viennent avec leurs tissus pour leur confectionner des habits. C’est difficile car j’ai beaucoup de travail et, j’envisage déjà avoir une apprenante à mes côtés », nous fait savoir cette couturière, fille mère de deux gosses, la trentaine révolue.

Marie Josée, qui était abandonnée à elle-même, a refait sa vie aujourd’hui grâce aux AGR et n’hésite pas à délie sa langue. « En 2010, j’ai été appuyée à hauteur de 100.000 F cfa par l’association AZUR développement pour vendre des friperies. Ce commerce m’aide beaucoup autant que mon père et ma mère. Actuellement, je suis indépendante et je contribue même au niveau de la famille, quand il y a des problèmes de maladies ou de décès », confie cette dernière, vendeuse des friperies au marché de Komono dans le département de la Lékoumou. Elles sont soutenues dans plusieurs domaines, à savoir : l’agriculture, la savonnerie, la couture et le commerce.

A Samoussouala, (une savane située à 17 km de Nkayi (4e ville du Congo au sud de Brazzaville, dans le département de la Bouenza), Jeanne, chapeau à la tête, courbée avec une houe à la main droite est entrain de sarcler son champs d’arachides et du Manihot esculenta (le manioc) d’un hectare et demi à 9h 36mn. «Je suis cultivatrice et pendant les récoltes, je n’aurai pas moins de 500.000 F cfa (US$ 500) », lâche Jeanne.

« Nous soutenons les femmes dans l’agriculture, la couture, la pâtisserie, la savonnerie et le petit commerce de détail, mais il faut obligatoirement être séropositive et la personne doit également être démunie. Nous retenons aussi un petit pourcentage des hommes séropositifs», confie Pascaline Niombo, coordonatrice locale de l’association AZUR Développement à Nkayi, département de la Bouenza.

Les AGR dans ces deux départements ont en quelque sorte apporté une bouffée d’oxygène pour les séropositives qui étaient abandonnées par leur famille. Selon Pascaline Niombo, sur cinquante deux activités génératrices de revenu (AGR) financées en 2010, il y a une réussite de cinquante bénéficiaires. Elles ont réalisé des bénéfices importants.

Certaines ont même ouvert leur compte en banque dans leurs petites microfinances. Alida, une bénéficiaire séropositive qui s’est lancée dans le commerce a fait des progrès et aujourd’hui, elle est devenue autonome. « Je vends les friperie au marché de Nkayi depuis 2010. Dans le mois, je peux vendre trois arrivages de colis (ballons) de friperie. Aujourd’hui, je gagne mieux ma vie qu’avant. J’ai même ouvert un compte à la Mucodec. Je m’occupe de mes enfants et je supporte la scolarité de mes deux enfants qui fréquentent au privé», révèle Alida. Une autre bénéficiaire témoigne aussi, «avant j’étais une femme dépendante. Aujourd’hui je m’en sors a travers mon AGR. J’arrive à me soutenir en exerçant mon petit commerce. J’ai aujourd’hui un stock important et les ventes se multiplies…»

Régler son prêt pour devenir autonome


Les activités génératrices de revenu des personnes infectées par le Vih/sida dans le département de la Bouenza existent depuis 2010 et se poursuivent jusqu’en 2011. En 2010, les bénéficiaires n’étaient pas soumises à la contrainte de remboursement, mais en 2011, elles doivent apprendre à rembourser leur prêt.
«Elles étaient en individualité en 2010, mais en 2011, nous les avons encouragé à se regrouper à quatre ou plus, il y a une leader à la tête du groupe pour contrôler l’évolution de l’AGR. En 2011, elles doivent rembourser leur prêt sans intérêt. Il sera divisé par douze (12) et la somme trouvée est le montant à verser par mois. Cela permettra d’aider d’autres bénéficiaires », explique Pascaline.

Les montants des ces AGR varient de 50.000 (US$ 100U) à 300.000 (US$ 600) F cfa, en fonction de l’activité et du nombre de bénéficiaires. L’agriculture et la couture sont des AGR qui demandent beaucoup d’investissement. « L’agriculture et la couture demandent des gros montants parce que ce sont des activités qui nécessitent beaucoup de finances. Par exemple, pour une bénéficiaire qui n’a pas la machine à coudre, nous lui achetons la machine à coudre et les accessoire pour qu’elle commence à travailler », explique Nina.

Selon les coordonnatrices locales d’AZUR Développement dans ces deux départements, le coût global de ce projet, financé par la Planet Wheeler, s’élève à 30.000 dollars en 2010 et à 54.000 dollars en 2011.

Abordant les questions de suivi des bénéficiaires, Pascaline précise qu’elles sont d’abord formées avant de recevoir le prêt. Et le suivi se fait deux fois dans le mois (au début et à la fin) par les responsables de l’organisation.
Elles ont été formées comment gérer le stock, le renouveler, comment utiliser le bénéfice et le capital et épargner. D’après une bénéficiaire, le remboursement est une façon de nous encourager dans l’exercice et à devenir autonome.

Rembourser son prêt pour aider les autres


Si en 2010, les bénéficiaires séropositives des AGR n’ont pas connu le problème de remboursement de leur prêt, par contre, elles vont rembourser leur prêt pour l’année 2011. « L’idée de rembourser le prêt cette année 2011 est une bonne chose parce que nous avons des amies qui n’ont pas été soutenues en 2010 et je pense que cela va augmenter le nombre des bénéficiaires et que chacune de nous peut être autonome », dit une femme vivant avec le VIH à Komono.

Selon la coordonnatrice locale d’AZUR Développement dans le département de la Bouenza, « nous avons pensé cette fois-ci regrouper les bénéficiaires en petits groupes de trois à cinq et appliquer le système de remboursement pour accroître le nombre des bénéficiaires ». Le remboursement sera sans intérêt et remboursable en douze tranches, question de permettre à chaque bénéficiaire d’avancer quelque chose par mois jusqu’à finir avec la rétribution.


Jean Thibaut Ngoyi

Réconforter les personnes vivant avec le Vih/sida

L’appui psychosocial des malades du sida dans les hôpitaux des départements de la Bouenza et de la Lékoumou est presque inexistant. Depuis 2010, dans le département de la Lékoumou et de la Bouenza, l’appui psychologique des personnes vivant avec le Vih/sida (PVVIH) est un sujet qui préoccupe médecins, assistantes sociales et les PVVIH. Pour tenter de réduire les aspects de la stigmatisation, de la discrimination, une association qui travaille dans le cadre du VIH/sida propose des ateliers spécifiques pour les apaiser.

Jeudi 7 avril 2011, à 15 heures précises, dans un quartier de Sibiti dans le département de la Lékoumou, la salle est archicomble par les séropositives venues participer à un atelier, chacune assise écoute attentivement les intervenants.. « C’est pour la première fois que je prenne part à un atelier spécifique. Oui, la qualité du thème abordé par le médecin m’a vraiment soulagé. Désormais, je ne manquerais plus à ce rendez-vous», se réjouit une des participantes. Pour Martine, elle aussi qui ne cache pas ses impressions, témoigne en ces termes «j’ai pris bonnes notes sur ce que je ne savais. A l’hôpital, on ne nous dit pas grand-chose. Par contre, les vraies information au sujet de notre maladie sont données ici ».

«Avant je pensais que c’était une fatalité et que tout était fini pour moi. Je m’interrogeais pour quoi seulement moi ? Mais après l’enseignement des groupes de parole, ateliers spécifiques et visites à domicile, je réalise que je ne suis pas seule. C’est une maladie comme tout autre, et ceci me permet d’avoir un moral très haut », témoigne une séropositive sous le sceau de l’anonymat.

Selon Nina Mboyo, coordonnatrice locale AZUR Développement dans la Lékoumou, nous fournissons l’appui psychosocial des femmes bantoues et autochtones infectées par le Vih/sida depuis 2010 dans ce département. « Nous organisons des groupes de parole qui sont un espace où les séropositives peuvent dévoiler ce qu’elles ont comme problèmes. Chacune d’elles s’exprime et parle de ce qu’elle a constaté et les autres donnent des approches de solutions. Nous organisons aussi des visites à domicile parce qu’il y a des malades qui ont abandonné le traitement par crainte de la stigmatisation.», explique t-elle.

Selon Pascaline Niombo, coordonnatrice locale de l’association AZUR Développement dans le département de la Bouenza, "nous sommes passées de groupes de parole aux ateliers spécifiques du fait que nous recevons un grand nombre des bénéficiaires (40 PVVIH car la demande pour l’appui psychologique est forte".

Ces ateliers se tiennent une fois dans le mois et sont dirigés soit par un médecin ou soit par deux assistantes sociales et le personnel d’AZUR Développement.
« Nous organisons des activités selon les besoins des PVVIH parce qu’à l’hôpital, le médecin reçoit plusieurs malades et il n’a pas suffisamment du temps pour expliquer aux personnes séropositives tous les détails nécessaires. Compte tenu du nombre élevé des bénéficiaires aux ateliers, nous travaillons avec deux assistantes sociales», explique t-elle.

Des ateliers pour expliquer le VIH/SIDA en long et large

Amorcé par les groupes de parole en 2010, puis avec les ateliers spécifiques en 2011, le travail de l’appui psychosocial a apporté ses fruits, un changement de la part des malades du sida dans le département de la Bouenza et la Lékoumou.
Si en 2010 les PVVIH se regroupaient en groupes de parole, en 2011, ce sont maintenant des ateliers spécifiques qui regroupent trente à quarante personnes vivant avec le VIH/SIDA pour parler de tout sur la maladie.
« Les bantous et les autochtones prennent part aux ateliers spécifiques. Elles viennent pour chercher à s’informer sur la maladie parce que ce lieu un espace où elles peuvent trouver la satisfaction à leurs préoccupions. A l’hôpital le médecin à un grand nombre des malades, et parfois ne peut pas aller dans des explications en profondeur. Mais en faisant des exposés sur des thèmes précis, cela permet aux malades de comprendre comment s’en tenir. Exemple : l’importance de la thérapeutique, les connaissances de base, la vulnérabilité des PVVIH, le désir de reproduction… », confie un médecin à Sibiti.

Michel André Mouata, médecin à l’hôpital de base de Nkayi, chef de l’unité hospitalière de prise en charge des PVVIH, dans le département de la Bouenza définit l’appui psychosocial comme une façon de regarder le patient dans sa situation psychologique et sociale. Il est très important dans la prise en charge des maladies chroniques en général et du Vih/sida en particulier. «L’appui psychosocial consiste à accompagner et à encadrer les patients dans leur situation psychologique et sociale. Nous procédons par un counseling pré et post test pour amener le patient à accepter le résultat, des groupes de parole, une éducation thérapeutique avant le traitement antirétroviral (TAR) et dans le suivi du TAR», explique le Dr..

Le changement pour les femmes séropositives

Ces espaces ont largement contribué à un changement de comportement au niveau des séropositives par rapport avant, quand elles étaient abandonnées à elles-mêmes. Eugénie, une fille mère de deux gosses à Komono, témoigne, «Je connais maintenant la maladie qu’avant où je faisais parfois des rechutes parce que je n’avais pas une information fiable sur la prise des médicaments de façon régulière pour vivre longtemps. Maintenant là, je connais les heures de prises des antirétroviraux de façon régulière et qui est accompagnée de la nourriture consistante pour que je maintienne mon état physique».

Une autre affirme également « l’appui psychosocial nous a beaucoup aidé à accepter la maladie. Certains patients n’ont pas des connaissances de base sur cette maladie et même sur la conduite à tenir devant une difficulté telle que sur le désir d’avoir des enfants tout en étant séropositives ». C’est ainsi que le médecin souligne l’importance du suivi médical "le premier conseil c’est que le ou la patient soit mis sous TAR pour diminuer la charge virale. Plus la charge virale est élevée, plus le risque de contamination est grand".

Les sortir de l’ignorance

Les séances des ateliers spécifiques constituent des moments importants pour des patients du sida d’échange d’expérience et de partage entre eux. Selon les statistique d’AZUR Développement, plus de 350 femmes séropositives ont bénéficié de cet appui psycho social. « Même lorsque certaines femmes infectées par le VIHn’ont pas l’information, elles s’arrangent à avoir l’information auprès des autres », lâche Pascaline.

Pour Agathe, bénéficiaire du projet à Sibiti dans la Lékoumou «le jour où nous avons atelier spécifique, je quitte à temps aux champs et je me prépare pour aller à l’atelier spécifique. C’est moment intéressant que je tiens à cœur, car l’atelier spécifique est pour moi un véritable cure…». Aujourd’hui, le traitement du Vih/sida n’est pas seulement les antirétroviraux, mais «l’appui psychosocial à soulager des malades du sida parce que les activités que nous menons les aident de ne plus s’abandonner, car elles ont compris qu’aujourd’hui, vivre avec le VIH/SIDA n’est pas une fin en soi, plutôt elles peuvent vivre longtemps.

Le plus important c’est de prendre son traitement régulier tout en respectant les conseils du médecin traitant », conclut une assistante sociale.



Jean Thibaut Ngoyi

VIH/SIDA : s’unir pour mieux défendre leurs droits

Souvent stigmatisées et ce, même en zone rurale, des femmes infectées et affectées par le VIH/SIDA dans le département de la Bouenza ont créé une association pour faire face à leurs problèmes.

« Nous avons crée cette association pour que nous soyons regroupées pour lutter contre la discrimination, la stigmatisation et revendiquer nos droits», résume Célestine, présidente de l’association des femmes de développement de la Bouenza (AFDB). C’est grâce au soutien multiforme de l’association AZUR Développement que cette jeune organisation à base communautaire (OBC) a été créée depuis février 2011 à Nkayi. « C’est AZUR Développement qui nous a aidé à créer cette association. On n’avait aucune une idée qu’on pouvait se regrouper comme ça, mais on a fini par se regrouper et décider de mener nos activités », témoignage Yvette, secrétaire générale de AFDB.

Ses champs d’action


Cette association entend travailler dans le domaine de la lutte contre le VIH/SIDA, l’éducation des filles en zone rurale, et sur la santé de la reproduction. Dans les prochains mois, elles voudraient mener une enquête sur la déscolarisation des filles et la situation des jeunes filles mères dans les quartiers de Nkayi ; afin de comprendre les problèmes et travailler à les résoudre.


Par ailleurs, étant une jeune association, elles voudraient mener des activités génératrices de revenus pour s’auto financier. Consciente de la fertilité des terres arables de la Bouenza, elles sont déterminées dans un premier moment se lancer dans l’agriculture (cultiver le manihot escuenta ‘’le manioc‘’, l’arachide, et le maïs). «Nous sommes motivées à faire des travaux champêtres pour la simple raison que c’est ce que nous avons l’habitude de faire dans nos ménages. Et dans un deuxième temps, nous penserons à avoir une fabrique des savons… », confie la présidente de AFDB.
A travers ses activités, elles pensent aussi insérer leurs membres dans la société en devenant autonomes.

Selon une de leurs membres dans l’ombre, « nous voulons que les femmes infectées ou affectées par le VIH/SIDA doivent avoir une autonomie économique parce qu’elles sont défavorisées, discriminées, et stigmatisées au niveau de la société ». Elle poursuit « le traitement que nous prenons est fort, il est donc important pour nous de bien manger. Il y a d’autres malades dont leur état physique ne s’améliore pas parce qu’elles n’ont rien à manger et aucune activité qui puisse générer des fonds ».

Faire changer les choses


Certaines associations se créent, mais souvent peu ne savent pas jouer leur rôle de leadership. Célestine, a participé à un atelier régional sur le leadership, droits humains et Vih/sida du 18 au 21 Avril 2011 à Brazzaville. Elle explique : « Je suis venue suivre une formation ici à Brazzaville sur le leadership, et apprendre comment diriger une association. A mon retour, je vais transmettre ces connaissances aux autres, à la base, leur apprendre que l’association. Ce n’est pas seulement la Présidente qui doit travailler, mais c’est un travail d’équipe, où chacune doit mettre sa main à la patte ».

Célestine est aussi décidée à mener AFDB plus loin et confie : « AFDB doit rédiger désormais des petits projets au niveau local pour mobiliser des ressources ».

Jean Thibaut Ngoyi

HIV/AIDS: Uniting to better defend their rights


Often stigmatized, even in rural areas, women infected and affected by HIV/Aids in the department of Bouenza have formed an organization to address their problems

“We have created this organization so that we can work together in the fight against discrimination, stigmatization and claiming our rights,” says Célestine, president of the Women’s Development Organization of Bouenza (AFDB). It is thanks to the generous support of the organization AZUR Development that this young community-based organization (CBO) was created in February 2011 in Nkayi. “It is AZUR Development that has helped us to create this organization. We had no idea that we could come together like this, but we finally got together and decided to conduct our own activities,” according to Yvette, the general secretary of AFDB.

Their courses of action

This organization intends to work in the fields of the fight against HIV/Aids, girls’ education in rural areas, and reproductive health. In the coming months, they would like to investigate the schooling of girls and the situation of young mothers in the districts of Nkayi in order to understand their problems and work to resolve them.

Moreover, being a young organization, they would like to undertake income-generating activities to support themselves financially. Aware of the fertility of the arable land in Bouenza, for the moment, they are determined to engage in agriculture (cultivating cassava called “le manioc”, groundnut, and maize). “We’re motivated to do field work for the simple reason that this is what we usually do in our own households. And next, we will think about manufacturing soap,” confides the president of the AFDB.

Through its activities, they’re also thinking of inserting their members into society by becoming independent. According to one of their shadowed members, “we want women who are infected or affected by HIV/Aids to have economic independence because they are disadvantaged, discriminated against and stigmatized in society.” She continues, “the treatment that we take is strong, therefore it is important for us to eat well. There are other patients whose physical condition does not improve because they have nothing to eat and no income-generating activity.”

Making a difference

Some organizations are created, but often they cannot play their leadership role. Célestine participated in a regional workshop on leadership, human rights, and HIV/Aids from April 18th to 21st 2011 in Brazzaville organized by AZUR Development and its partner. She explains, “I came here to Brazzaville to undergo leadership training to learn how to direct an organization. On my return, I will pass this knowledge onto others so that they can learn how to run an organization at a base level. It’s not only the President who has to work, but it’s a team effort, where each member must get their hands dirty.”

Célestine is also determined to carry AFDB even farther and confides, “AFDB must prepare now for small projects at the local level to mobilize resources.”

Jean Thibaut Ngoyi
Translated from English to French by Lauren Messina

samedi, décembre 04, 2010

La violence domestique continue, pernicieuse, insidieuse et banalisée

Une revue des billets de blogues publiés par Manhore De Bessi, Vivienne Dzobo et Sylvie Mfoutou Banga sur la violence domestique et conjugale à Brazzaville et Pointe-Noire montre comment dans une situation de pauvreté ou d’indépendance économique, la femme demeure victime de la violence. La violence sexuelle a longtemps occupé la tête de liste dans les interventions ; cependant la violence domestique a toujours été perpétrée, pernicieuse, insidieuse et « normalisée » culturellement. Les relations entre hommes et femmes telles que vue actuellement dans notre société doivent être remises en cause. Ces histoires appellent à beaucoup de questionnements.

L’égalité homme-femme ne sera pas une réalité tant que les femmes seront pauvres

Vivienne Dzobo raconte sur son blogue : « Nadège par exemple est vendeuse de maniocs au marché de la liberté, elle a évoqué les multiples raisons des tensions dans les ménages. La non transparence des revenus du conjoint ainsi que l’insatisfaction sexuelle et matérielle ». Il ne suffit pas de déclarer son revenu. « Théthé, âgée de 40 ans est aussi mariée, mère de quatre enfants et ménagère, son mari est employé dans l’administration par une société de la place qui rémunère assez bien son personnel […]. Seulement le montant déclaré t-elle que son mari lui donne pour la popote ne répond pas par rapport au coût de la vie ».

Elle explique que le montant que la dame reçoit de son conjoint ne répond pas ; « les denrées alimentaires sont devenues tellement coûteuses qu’elle a du mal pour lier les deux bouts du mois. Madame Théthé à même mal pour mieux entretenir son corps pour se faire belle et attirante ». Elle ne peut épargner et contribuer aux charges de la famille. Lorsqu’elle demande plus d’argent à son conjoint, elle raconte que « c’est du tintamarre et les boutades sont envoyées même en présence des enfants ».

Etant vendeuse, « Théthé avoue que les bénéfices de la vente des pains, ne lui permettent pas à faire face à tous les besoins quotidiens et de temps à autre, elle pense s’offrir occasionnellement aux partenaires potentiels. Seulement, ses convictions religieuses et sa foi l’empêchent d’agir ainsi » par crainte de jeter le déshonneur sur sa famille. Pour Vivienne Dzobo « l’égalité tant souhaitée entre l’homme et la femme est encore loin d’être une réalité ; car la pauvreté est un véritable obstacle ».

Mon mari me demande de faire un choix entre mon boulot et le foyer

L’histoire de Sidonie, une jeune femme de 34 ans, racontée par Manhore De Bessi est différente. Comme quoi, il ne suffit pas pour une femme d’être autonome financièrement pour préserver un mariage. « Elle est mariée depuis l'age de 16 ans à Jacob qui en a 40 ans. Comme vous le constatez avec moi Sidonie est allée dans le mariage très jeune. Son mari a donc supporté ses études jusqu'à la licence ».

Elle poursuit « après quelques années de chômage, Sidonie trouve un emploi dans une sous-traitance pétrolière. Mais le meilleur c'est quoi chers ami (es), le salaire de dame Sidonie est trois fois plus que celui de Jacob enseignant dans une école de la place ». Bien que la dame ait terminé ses études, et obtenue un emploi bien rémunéré, le complexe de son conjoint ou peut-être la volonté de domination de son conjoint, la contraint à renoncer à son emploi.

Comme l’affirme Manhore De Bessi « au bout de deux mois de fonctionnement, Jacob déclare qu'il ne peut pas accepter que sa femme gagne plus que lui. Ainsi il demande à celle-ci de faire un choix entre "le boulot et le foyer". Sidonie est embarrassée elle ne sait pas que faire et quoi choisir, elle aime bien son travail mais également son foyer ». Elle appelle à l’aide et attend des réponses sur son blogue pour aider Sidonie : http://manhoredebessi.blogspot.com/

Sommes-nous organisées et efficaces dans la lutte contre la violence ?

Sylvie Mfoutou Banga lance un appel « aidons les femmes à dénoncer les violences domestiques ». Elle s’explique : « quelque soit les raisons ou causes qui empêchent les femmes de dénoncer les violences domestiques dont elles sont victimes au quotidien, un mal doit toujours être dénoncé pour le détruire ».

Ce que les organisations de femmes ont compris, car il y a davantage des initiatives de leur part pour réduire les discriminations à l’endroit des femmes. Même s’il y a besoin d’un plan coordonné de lutte contre les violences au Congo, des pas sont posés. Si le mouvement de femmes pouvait faire davantage usage des technologies de l’information et de la communication (TIC), ces progrès seraient plus visibles.

Elle recommande aux organisations « de travailler dans la perspective de prise en conscience sur tous les phénomènes de violence dont sont victimes les femmes en l’occurrence les violences domestiques »; et de continuer à « organiser des séminaires de sensibilisation, forums, causeries-débats, pièces de théâtre ».

Consciente du pouvoir des média, elle propose l’organisation des campagnes nationales de sensibilisation sur la violence domestique dans les média. Elle déclare : « les médias doivent également tenter de sensibiliser le public aux causes et aux conséquences de ce type de violence ».

Sylvie Mfoutou Banga reconnaît qu’on ne peut prévenir la violence domestique si l’on ne connaît pas leur du phénomène ; elle propose d’ « améliorer les statistiques sur la violence domestique, brosser un tableau précis de sa nature et de sa prévalence, permettre l’identification des ressources consacrées à la lutte contre ce phénomène et l’évaluation des initiatives allant dans ce sens ». Ici, encore les TIC peuvent aider à collecter les données ou à reporter les cas de violences domestiques.

Renforcer la réponse pouvoirs publics à la violence domestique

Sylvie Mfoutou Banga appelle les pouvoirs publics à « prendre des mesures concernant les victimes de violences domestiques. A titre d’exemple : proposer aux victimes de violence domestique une aide judiciaire et des conseils juridiques gratuits préalablement à l’engagement d’une action judiciaire; et venir en aide aux victimes de violence domestique en créant des centres d’hébergement où les femmes pourront obtenir un soutien psychologique et soutenir financièrement les associations d’aide sociale et les services d’urgence », entre autres.

Sylvie Niombo



vendredi, décembre 03, 2010

Avec internet, les barrières à l’égalité pour les femmes handicapées peuvent tomber



La journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes a été célébrée au Congo sous le thème plus d’égalité = moins de violence. Egalité en droits pour les femmes handicapées qui subissent des violences perpétrées en tête par leurs familles ou proches parents. Des histoires troublantes de femmes et filles battues, enfermées dans des maisons, ou affamées en raison de leur handicap. Une violence vécue par des femmes et filles handicapées qui est souvent tue ou banalisée.

Egalité dans l’accès à internet pour les femmes et filles handicapées

Egalité dans l’accès à l’internet, qui devrait être reconnu comme un droit fondamental. Désormais, l’internet est sur les téléphones mobiles dans le pays, mais comment les congolaises peuvent en tirer profit ? C’est ainsi qu’une vingtaine (20) de femmes journalistes et handicapées ont été outillées sur l’internet pour promouvoir leurs droits.

Etre sur la toile mondiale et l’utiliser pour s’épanouir.

Lors d’un atelier organisé à Pointe-noire du 25 au 27 Novembre 2010, en marge de la Journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes, par Handicapés Sans Frontières (HSF) ; des femmes handicapées et des média ont appris à créer des boîtes électroniques sur Yahoo et Gmail, effectuer des recherches sur Google et créer des blogues sur « blogger.com » et les astuces de rédaction de billets de blogues.

Ces femmes ont bravé l’épidémie de poliomyélite, les intempéries et la mauvaise connexion internet pour découvrir et être sur la toile mondiale. Elles ont persévéré car motivées à découvrir ce nouveau média qui leur permet de s’exprimer, de raconter leurs expériences et aussi communiquer.
Ne dit-on pas que les analphabètes du 21ème siècle sont celles qui ne connaissent pas l’informatique ?

Pousser les média à donner la voix aux femmes handicapées survivantes de violence

« Ces femmes handicapées et celles des médias de la ville de Pointe-Noire avaient été sélectionnées à l’issue de des ateliers de sensibilisations sur les violences faites aux femmes organisé par l’Association Handicapés Sans Frontières Congo » a expliqué Georgette Medja, Présidente de cette association.

Cette association compte aussi pousser les professionnelles des média à documenter la violence vécue par les femmes et filles handicapées et amplifier leurs voix.

La Directrice Départementale de la Promotion de la Femme, Anne-Marie Kouka Mampouya intervenant au cours de cette rencontre a rappelé que « la mondialisation passe par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, plus particulièrement l’internet. L’internet constitue un puissant outil de dialogue, d’Information et de partage pour une participation efficace à la lutte contre les violences faites à l’égard des femmes et au développement ».

Insistant sur le rôle des média dans la lutte contre la violence, elle a déclaré « les médias constituent la voie idoine qui permet à la fois de véhiculer et de vulgariser les outils de lutte pour l’élimination des violences ».

En effet, il est reconnu dans la déclaration universelle des droits de l’homme que tous les hommes sont égaux, et ont les mêmes droits. La constitution congolaise reconnaît également que tous les citoyens congolais sont égaux. Ainsi, les femmes handicapées ne devraient pas être stigmatisées ou discriminées.

Avec l’internet, elles sont libres de toutes barrières et de leur handicap !

Pour les intervenantes à l’atelier, accéder à l’internet c’est « aussi briser les barrières, les inégalités et la stigmatisation ; avec l’internet toute les barrières sont tombées ». L’internet permettrait donc aux femmes et filles de de surmonter leur handicap dans ce combat pour briser les barrières qui les empêchent de vivre dans l’égalité et libre de la violence fondée sur le genre.

Tout en appelant les participantes à maîtriser l’internet, la Présidente de HSF a indiqué « le 25 novembre marque aussi la date du démarrage des 16 jours d’activismes pour la défense des droits des femmes victime des violences ; un moment important de publication des articles sur des initiatives prises par les femmes de par le monde pour dénoncer, échanger, trouver des astuces pour l’élimination des violences faites aux femmes ».

Sur le suivi de cette formation, la Présidente de HSF explique : « cinq groupes de quatre participantes doivent chacun préparer leurs articles pour participer aux 16 jours d’activisme ». Ainsi, les apprenantes bénéficieront d’un accompagnement technique et des sessions de révision sur internet avec HSF.

Le besoin de porter cette initiative à grande échelle.

Cependant, des actions de sensibilisation sur les droits des personnes handicapées devraient être effectuées dans les quartiers et communautés pour réduire les actes de violence à leur égard. Il s’avère aussi indispensable de renforcer les activités de formation des femmes et filles handicapées aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

Cette formation est soutenue par le Fonds « Réapproprie-toi la technologie » du Programme d’Appui aux Réseaux de Femmes de l’Association pour le Progrès des communications (PARF APC) (www.apcwomen.org); et a reçu l’appui logistique de l’Ecole Africaine de Développement (E.A.D).

Sylvie Niombo