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dimanche, décembre 11, 2011

Violence à l’égard des femmes : des vidéos pour booster les femmes à dénoncer et agir

Depuis octobre dernier, plus de 700 adolescentes et femmes, suivent des formations, sensibilisations et projections de films pour prévenir et lutter contre la violence qu’elles subissent. Parmi ces femmes, les 14-63 ans, attentionnées, trouvent des mécanismes pour lutter, guérir, éduquer et plaider pour le changement. 


« Les femmes ont souvent peur de dénoncer les violences, même si elles en sont victimes, dans la crainte d’être regardée différemment dans la société. Elles se taisent et parfois acceptent d’endurer ces violences au nom de la tradition », observe Ida Moussa, Assistante du projet de lutte contre la violence mis en œuvre par Développement dans la ville économique de Pointe-Noire. Pour changer d’attitude et comportement face à cette situation, depuis le mois d’avril 2011, plus de 700 adolescentes et femmes de Pointe-Noire comme celles de Nkayi suivent des formations, sensibilisations sur les violences faites aux femmes et projection de film grâce à AZUR Développement.

 D’Avril à octobre 2011, 68 femmes et filles victimes de violence sexuelle et des battues ont été soutenues par le projet. 46 animatrices sont formées lors des ateliers intitulés « échanges féministes sur la technologie » où elles apprennent des notions de counselling aux victomes de violence et également les outils des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour prévenir et apporter du soutien aux survivantes des violences. A travers des histoires numériques ou témoignages en vidéos, les survivantes racontent leurs propres histoires avec leurs propres dans le but de guérir, éduquer et plaider pour le changement. Les sensibilisations touchent également les filles à l’école, et au moins 503 adolescentes ont été sensibilisées en milieu scolaire.

 Ces adolescentes et femmes, provenant des différents quartiers de Nkayi et Pointe-noire, ont suivi des exposés sur les abus sexuels et harcèlement sexuels, les violences conjugales, les violences envers les enfants, les violences physiques et psychologiques et enfin les procédures judiciaires à suivre. « Ces sensibilisations sont les bienvenues pour nous dans notre localité qu'on en parle presque pas, nous avons découvert plusieurs formes de violences qu'on ignorait. Pour nous la violence était seulement sexuelle, or elle peut être conjugale, physique, psychologique », explique Joséphine Yimbou. En milieu scolaire, c’était autour de quatre thèmes à savoir, abus sexuels et harcèlement sexuels, les violences envers les enfants, les violences physiques et psychologiques, les procédures judiciaires à suivre, puis les projections de film, que la sensibilisation était axée.

 Satisfait de l’engagement des animatrices formées, Pascaline Niombo, coordonnatrice d’AZUR Développement dans la Bouenza explique, « les thèmes présentés ont attirés l’attention des élèves qui ont tendance à envahir la salle sinon entourer les salles de classe pour celles qui n’ont pas été sélectionnées pour les sessions de sensibilisation ». Pour Pascaline, certaines femmes par honte et la peur d’être connues comme victime n’ont pas voulu parler de leur aventure, « certaines disaient toujours qu'elles devraient se rendre au bureau d’AZUR Développement afin d’expliquer ce qu'elles ont vécu durant leur vie. Etcela s’est fait en peu de temps les femmes se présentaient au bureau et racontaient leur histoire vécu », a-t-elle expliqué. Révoltée, Madame Nzaou, la quarantaine, une participante au séminaire de Pointe-Noire, qui a été déjà victimes d’une violence conjugale, aujourd’hui a regagné le toit parental. Pour elle « un homme qui violente une femme est un élément dangereux qu'il faut contrôler et punir, parce qu'il est comparé à un assassin ».

 Pour Koukouata Caroline, une des participantes aux sensibilisations de Nkayi dans le département de la Bouenza encourage des femmes violoées à « ne plus continuer à se taire face aux hommes qui nous violentent, mais plutôt les dénoncer ou porter plainte afin de réduire les cas de violence quelque soit sa forme », à Audrey Ntsimba une autre participante de Nkayi de renchérir, « c'est en le dénonçant qu’on pourra arrêter les violences et sortir du mutisme dont fait montre les femmes». Pour l’Assistante de projet Pointe-Noire, Ida Moussa, après avoir organisé une série de sensibilisations et de projections des histoires numériques a affirmé expliqué’« après les formations, une dizaine de femmes victimes des violences ont cherché à nous rencontrer . Ce que confirme Blancelga Nzoumba, âgée de 14 ans, « j'ai failli être violée à 11 ans par un homme d'au moins 50 ans, mais j'avais peur de le dénoncer et aucune personne de ma famille ne le sait, aujourd’hui j’en parle grâce à AZUR Développement » et à Madame Nzaou de conclure, « je me suis enfin libérer du poids que je portais ».

 Signalons qu’au cours de ces sensibilisation et formations, les animatrices et participantes ont tenté de trouver des réponses à des les questions : si ton père t’as violé, il est aussi nécessaire de le dénoncer ? Après un viol, combien de temps après peux-tu te rendre compte que tu es enceinte ? Faut-il faire un avortement ou pas ? Pourquoi les hommes abusent-ils des femmes ? Qu’est ce qu’une fille peut faire pour prévenir la violence ?

 Marien Nzikou-Massala

dimanche, février 24, 2008

Un télécentre destiné aux femmes

Les responsables du télécentre du Ministère de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement ont accordé une interview à notre collègue Cynthia Tchizimbila. Ce télécentre est situé dans l’enceinte de la maison de la femme à Brazzaville.

1.Quand votre télécentre a t-il ouvert ses portes ?
Notre télécentre a ouvert ses portes en 2003, sous l’initiative du Ministère de la Promotion de la femme et de l’intégration de la Femme au développement.

2. Quelles activités menez-vous au télécentre et à qui sont elles destinées ?
Etant donné que nous jouons un rôle transversal, nous travaillons dans tous les domaines notamment dans la recherche, la documentation, l’information et la formation. Ce télécentre est surtout destiné aux femmes.

3. Dans quelle mesure pensez vous que les services que vous offrez contribuent au développement ?
L’éducation étant intimement liée au développement, les actions que nous menons contribuent certainement au développement, par exemple dans le domaine économique nous formons les femmes à se prendre en charge dans le commerce, dans le domaine de l’éducation nous incitons les femmes à reprendre les études, les formations liées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Et, enfin dans le domaine de la santé nous sensibilisons sur le VIH/SIDA, la drépanocytose et autres.

4. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?
Le télécentre est sous équipé il faudrait davantage d’équipement informatique. Il se pose le problème de maintenance des outils informatique et le télécentre demeure méconnu des femmes congolaises.

Propos recueillis par Cynthia Tchizimbila

samedi, février 23, 2008

Des jeunes femmes leaders formées sur les outils du Web 2.0 à Brazzaville

L’Association AZUR Développement avec l’appui du Fonds Mondial pour les Femmes a organisé un atelier de formation sur la communication et le plaidoyer pour les jeunes femmes du 20 au 22 Février 2008 à Brazzaville. Près de 20 jeunes femmes actives dans les ONG/Associations ainsi que des jeunes femmes journalistes s’étaient réunies depuis mercredi pour une formation qui avait pour objectif d’outiller les jeunes femmes à communiquer, à utiliser les outils du Web 2.0 et à travailler avec les médias dans leurs actions de plaidoyer afin de réduire les inégalités sociales dont les jeunes femmes et les filles congolaises sont souvent victimes.

Il y a encore très peu de formations de ce genre au Congo, comme le confirme une participante : « je n'ai pas encore participé à ce genre de formations. Donc pour moi, c'était une bonne expérience à renouveler!!! ». C’était donc une opportunité pour ces jeunes femmes d’apprendre davantage sur l’utilisation de l’internet pour leurs actions de plaidoyer et également pour briser l’isolement des femmes congolaises dont les actions demeurent peu connues et la présence aux grandes rencontres internationales encore faible.

Au cours de ces trois jours de formation, les jeunes femmes ont discuté des questions de plaidoyer et également appris les options avancées de l’Internet, la création des blogues, les outils de partage de photos sur internet et la participation aux discussion électroniques. Le dernier jour de l’atelier a été consacré à la mobilisation des ressources aucours duquel elles ont reçu des notions sur la conception, le suivi et évaluation des projets, les astuces de mobilisation des ressources, notamment avec la présentation des fondations qui financent les projets des femmes.

Etant actives dans les associations qui militent pour les droits de la femme, cette formation a été l’occasion des grandes découvertes pour ces jeunes femmes qui ont ont pour la première fois découvert l’univers des blogues et ses potentialités. Des participantes témoignent : «j'ai participé à une formation sur internet et le point fort de cette formation est qu'on passe plus de temps sur les machines donc à faire la pratique que de simple théorie ».

Tout ne s’arrêtera pas avec cet atelier, car les jeunes femmes formées se sont engagées à faire profiter cette formation aux autres membres de leurs associations respectives, mais également de publier les activités des femmes congolaises sur internet à travers les blogues et partager les photos en ligne. Elles ont affirmé : « les thèmes traités ont répondu à mes attentes car ils m'ont permis de télécentres comment créer un blogue. Ceci me permettra d'être plus efficace ».
« Les thèmes traités me sont d'une grande importance du fait que désormais je serai en communication avec le monde de développement pour échange d'idées et partage des expériences » ont-elles ajouté.

Par ailleurs, AZUR Développement s’est également engagé à assurer le suivi de cette formation, en apportant un appui technique aux jeunes femmes dans la réalisation de leurs plans.