vendredi, juin 29, 2007

La femme semble être considérée comme une simple « chair »

Chers collègues, nous oublions un détail très important : plus de 90% des enfants infectés par le VIH dans le monde le sont principalement par la voie mère-enfant.


Les femmes en âge de procréation sont de plus en plus infectées par le VIH et représentent dans la tranche de 15 à 49 ans en moyenne 60% du nombre total des personnes infectées en Afrique au Sud du Sahara.
Les programmes PTME (Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant) sont de plus en plus implémentés à travers les pays d’Afrique ; et dans certains, il est question de passage à l’échelle (généralisation) : c’est l’expérience Camerounaise.

Les femmes sont reçues et suivent la prophylaxie antirétrovirale en vue de diminuer le risque de transmission du VIH au bébé. La lacune ici est que la femme est considérée comme une simple « chair » qui reçoit un traitement pour ne pas transmettre le VIH à son enfant. Il y a absence totale ou inadéquate de suivi communautaire.
Notre association s’est engouffrée dans la brèche qui était ainsi ouverte et après plus de 18 mois de travail nous débouchons sur quelques observations fortes.

Ne parlant que de ce qui nous intéresse aujourd’hui, la PTME permet de remonter vers l’ensemble de la famille et constitue une porte d’entrée importante dans la prise en charge de cas de SIDA pédiatrique et donc d’identification des OEV du SIDA.
Sachant que le taux de natalité reste élevé en Afrique et que culturellement une femme se définit par la maternité dans nos contrées, allez donc savoir combien passent par ces programmes.

L’autre approche peut s’appuyer sur les ONG, les autorités, les enquêtes auprès des ménages, les associations de parents d’élèves, les écoles, les églises, les leaders au sein de la communauté, les chefs de villages, de quartiers…etc.

Les interventions
Quel bonheur de retrouver Mr Glen WILLIAMS de Stratégies pour l'espoir et l’expérience « Sous l'arbre Mupundu »qui nous a tant inspirée et séduite. Je pense que je n’ai rien à ajouter aux propos du Dr Franck M'BOUSSOU, simplement merci pour la contribution visant à considérer la détresse psychologique et émotionnelle de ces enfants qui ont besoin d’être accompagnés dans le processus de normalisation.

Sur le plan socio-économique, les publications soulignent la nécessité d’intervenir précocement, avant que les enfants ne deviennent orphelins. Plus longtemps le père ou la mère restera en vie, plus les enfants de la famille auront de chance d’aller à l’école et d’avoir une vie épanouit. Reprenons les propositions de Julien (Formation professionnelle et insertion afin de s’assurer de l’autonomie future).

En amont il est primordial d’agir sur les familles pour renforcer leurs capacités à prendre elle-même en charge leurs enfants ; les foyers d’accueils devraient être le dernier rempart uniquement. Il est préférable de cibler le ménage plutôt que l’individu, car tous les membres de la famille subissent l’impact de l’épidémie et prolonger la relation parent-enfant est la garantie d’un épanouissement sûr et durable pour les enfants.

Il est possible pour les enfants rendus orphelins par le SIDA de vivre une enfance productive, en bonne santé et en toute sécurité ; mais cela uniquement si tous les acteurs de la société réagissent par des activités immédiates, durables et coordonnées qui donnent priorité à la protection de l’enfant et au maintient de la cellule familiale, fut-elle de substitution.


Patrice Désiré NDZIE
Coordonnateur des Programmes
KidAIDS-Cameroun.

jeudi, juin 28, 2007

Varny sourit à la vie et veut parler avec ses parrains au téléphone

Notre collègue Vianney à Pointe-Noire a rendu visite aux enfants parrainés. Il donne ici le récit de son entretien avec l’enfant Varny et sa gran-mère.

Toujours souriant, Vianney lui pose la question de savoir « pourquoi lorsqu’il nous aperçoit il est toujours souriant ». Varny répond que « votre présence annonce une bonne nouvelle ». Vianney insiste en demandant « quelle nouvelle ». Il répond « vous m’avez promis qu’il y’aura un moment où je parlerai avec mes parrains au téléphone, mais jusqu’alors vous ne l’avez pas encore fait ».

Ensuite, Vianney lui répond que cela se fera dans un futur proche.

« Nous nous sommes entretenus avec la grand-mère de Varny qui nous a livré quelques impressions » raconte Vianney.

Elle nous a dit que Varny est très content de ses parrains car grâce à eux il peut aller à l’école sans s’inquiéter d’avoir de quoi à manger. « Comme Varny est exigeant, il veut toujours prendre son petit déjeuner avant d’aller à l’école ce qui n’était pas le cas avant ; de porter toujours sa tenue et ses chaussures neuves qu’il appelle souvent par "les chaussures achetée par mes parents (parrains)". Cela a changé beaucoup de choses pour Varny ,il est toujours parmi les cinq premiers lors des compositions de classes. Cela lui a permis aussi de se sentir à l’aise, s’il fait un peu de fièvre, il y a les médicaments en permanence. Il y a de quoi compléter les frais de consultation auprès du médecin» nous a confié sa grand-mère.

La grand-mère aurait voulu remercier de vive voix les parrains de son petit-fils. Elle nous a posé la question de savoir si l’enfant pourra un jour allez passer les vacances chez ses parrains. « Cette question a été difficile et nous n’avons pas pu répondre » avoue Vianney.

Nature : la santé d’abord

Nous avons rendu visite à Nature, elle se porte bien, nous avons discuté avec sa tutrice. Elle a voulu nous donner son avis sur le changement qu’a apporté le soutien de ses parrains dans sa vie.

Elle nous a fait savoir que « nul n’eût été l’assistance des parrains de Nature, elle devrait être actuellement aveugle ou porter des lunettes ; mais grâce à eux, nous avons fait tous les examens médicaux et nous avons eu certains produits pharmaceutiques demandés afin que sa maladie ne puisse pas s’aggraver. Maintenant elle est complètement guérie. ». Nous sommes aussi heureux de la savoir guérie !

Ensuite, concernant son éducation « elle a toujours un sac neuf, un morceau de pain pour manger à son école, toujours avec une tenue neuve bien repassée et des belles paires de sandales », a-t-elle ajouté.


« Avant moi, sa grand-mère je me demandais qu’avec notre pauvreté est ce que lorsqu’elle sera à l’école je serai à mesure de la soutenir ? Mais actuellement nous sommes satisfaits moi sa grand-mère et surtout Nature qui va à l’école comme les autres ». Ainsi, la grand-mère sur qui repose la responsabilité de Nature ne se fait plus tellement de soucis et de calculs dans sa tête car « Nature a de quoi à manger le matin, à midi et le soir ».

Nature souhaite être parfois en contact avec ses parrains au téléphone,car si elle est de plus en plus consciente que ce changement a été apporté par ses parrains mais aussi par l’amour de sa grand-mère qui ne cesse de s’occuper d’elle.

Elle a satisfait à ses deux compositions à l’école et elle promet de faire mieux lors de la composition de fin d’année.

L’histoire de Chérubin : où vit mon parrain ?

Notre collègue Harvel à Pointe-Noire rend visite aux enfants parrainés régulièrement. Il donne ici le récit de ses entretiens avec les tuteurs.

Nous avons rendu visite à chérubin et son tuteur qui nous a parlé de la joie qu’ils ressentaient lui et son petit fils, car nous a-t-il dit le parrain de Chérubin a changé sa vie. Depuis la mort de ses parents, son tuteur fut l’unique personne qui devait faire face aux besoins scolaires et nutritionnels de son petit fils. Il est sans emploi et prend de l’âge.

Le tuteur restait des longues nuits et journées à se demander comment il allait faire, à qui il fallait expliquer son problème afin d’avoir une solution, qui pouvait prendre en charge les études de son petit fils ?

Aujourd’hui, il déclare que « ses prières ont été entendues par Dieu ». Il remercie le parrains de Chérubin pour tout ce qu’il fait pour soutenir son petit fils « qui est devenu aussi leur fils » seulement la tradition congolaise. « Car aujourd’hui, il suit ses études normalement dans une école privée, il a toujours des habits et chaussures propres et il a de quoi à manger tous les jours ;ce que je ne pouvait pas faire » nous a-t-il expliqué.

Chérubin, lui, comme tout enfant de son âge, profite bien de sa vie. Il va à l’école, étudies ses leçons et joue avec ses camarades. Il se pose souvent la question de savoir où habite son parrain. « Tellement que la question est pertinente, parfois je suis obligé de l’expliquer à combien de kilomètres se trouve Miami aux Etats-Unis, la ville où habite son parrain ». Mais, « parfois il ne comprend pas qu’est ce que les Etats-Unis ; puis je lui dis simplement il habite à l’étranger et quant il réplique l’étranger c’est où ;en ce moment je suis bloqué et je ne sais pas comment expliquer cela », nous a confié son tuteur.


Il rend grâce à Dieu d’avoir touché son parrain et dit avec fierté « si aujourd’hui Chérubin parle français et corrige souvent mes erreurs quand je parle, c’est parce qu’il fréquente dans une école privée ou il est bien suivi.

Il manque parfois même des mots aux tuteurs des enfants parrainés pour exprimer leur joie.

Harvel Boko-Mboungou

mardi, juin 19, 2007

AZUR lance le débat sur le contelu local au Congo

Vendredi 15 Juin 2007 de 10h à 12h L’association AZUR Développement a organisé un atelier d’information et de formation sous le thème : Comment produire le contenu local sur l’Internet. ?

Cet atelier de sensibilisation rentre dans le cadre des activités d’AZUR Développement qui fait la promotion de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour le Développement.

Ayant réuni près de quatorze (14) personnes membres de ONG de la place, et animer par la Directrice exécutive d’AZUR Développement, Sylvie Niombo, cet atelier a eu pour objectifs :

- Faire la restitution du forum sous régional africain sur les meilleures pratiques dans le domaine des technologies de l’information et de la communication pour le développement organisé par Microsoft Afrique, le Gouvernement du Burkina Faso, la Banque africaine de Développement et la commission économique des nations unies pour l’Afrique.

-Sensibiliser les participants sur le contenu local sur l’Internet ;

- Les amener à produire le contenu local congolais sur l’Internet.

En effet, après la définition du contenu local par Marc Foukou, ce dernier a souligné le manque de contenu local sur le l’Internet.

Plusieurs autres sujets ont donc été abordés au cours de cet atelier : notamment l’information sur les notions de sites web, blogues, espace de publication de photos en ligne, bulletin d’informations électroniques, podcasting (audio et vidéo sue Internet) et analyse des statistiques des sites web.

Les participants se sont réjouis de cette formation qui leur a permis de découvrir plusieurs outils relatifs à la publication du contenu sur Internet.

vendredi, juin 15, 2007

Bienvenue

Bonjour à tous

Merci d'etre venu

vendredi, mai 25, 2007

Pourquoi les femmes congolaises doivent s’intéresser à la politique des TIC?


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Voici trois raisons pour lesquelles les femmes congolaises doivent s’impliquer dans la politique des TIC. Ces raisons ont été énoncées par Marc Vincent Kallyth, expert, lors de l’atelier sur le genre et les TIC organisé par AZUR Développement One World Africa le 16 mai 2007 à Brazzaville, Congo.

Monsieur Marc Vincent Kallyth a commencé par expliquer que « l’élaboration de la politique nationale de développement des TIC constitue un pas décisif de l’entrée du Congo dans la société mondiale de l’information. »

 « La politique des TIC permet au pays d’avoir une vision claire et nette capable d’accélérer le développement d’un tissus économique viable, durable et défendable qui contribuera à la croissance et à la création d’emplois,d’améliorer l’action des services publiques par la pratique d’une bonne gouvernance » a-t-il expliqué.

Ainsi, la mise en place d’une stratégie permettrait de s’assigner des objectifs et de les atteindre. Il faut nécessairement l’implication de tous les décideurs et des acteurs parmi figurent en bonne place les femmes.

1) L’implication des femmes est importante car elles représentent 51% de la population congolaise;
2) les femmes sont au centre du développement; et
3) elles entreprennent dans tous les secteurs: économique, commercial, industriel, culturel,a rtisanal,santé,éducation,agriculture, élevage, gestion de la cité.

Les femmes congolaises sont donc appelées à s’activer pour comprendre les enjeux des TIC et porter leurs voix dans les arènes de prise décision au niveau national.

Donner aux femmes un accès et des possibilités égales dans le domaine


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Un atelier de sensibilisation sur le genre et les Technologies de l’information et de la communication a été organisé par AZUR Développement et One world Africa qui plaident pour l’accès des femmes aux Technologies de l’information et de la communication (TIC) et l’implication des femmes dans les initiatives de développement au niveau national et international.

Cette rencontre qui s’est tenue le mercredi 16 mai 2007 dans la salle Action secours et urgences de l’Eglise évangélique du Congo a connu la participation d’une trentaine des femmes et hommes.

Dans le cadre de cette journée, AZUR Développement a sollicité l’expertise de Stany Mayama (Directeur de Sysnet dans le domaine des TIC), sur la connaissance du glossaire des termes usuels liés aux TIC, Marc Vincent Kallyth, expert en matière des TIC au Congo a développé l’importance des TIC et leur définition. Il a aussi répondu à la question de savoir pourquoi les femmes doivent s’intéresser à l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication. Selon cet expert de la CEAAC, la femme est au centre de développement. Elle est présente dans tous les secteurs de la vie humaine.

Au Congo, les femmes représentent 51% de la population, elles sont majoritaires donc capables de prendre le commandement car elles sont à la base du développement. Il a mentionné que le Congo doit s'engager à réduire sa fracture numérique pour diminuer la pauvreté les écarts l'exode rurale. Le pays doit donc s'intégrer dans le marché mondial pour faire des Tic la clé basique du développement.

Le Congo, comme les autres pays en voie de développement sont concernés par la fracture numérique qui fait l’objet de l’inégalité d’accès aux TIC (l’inégalité dans l’accès à un ordinateur, à l’internet, dans l’usage des outils, et de l’usage des informations issues de ces outils. Les femmes sont du mauvais côté de cette fracture numérique, elles ont un accès limité aux TIC.

Il faut aussi noter l’analphabétisme et la langue qui font obstacle à l’accès à l’information. Ce qui permet de dire que la femme dans le secteur des Tic se situe au bas de l’échelle parce que reléguée au second plan, les barrières culturelles sont aussi un frein pour la femme qui ne peut pas faire carrière dans le domaine des TIC.


Philémon Kissangou de DRTV Net a focalisé sa communication sur la gouvernance de l'internet et l'après Sommet Mondial de la Société de l'information (SMI). Il a insisté sur la notion de la bonne gouvernance question d'empêcher les risques de fragmentations de l’internet.

Les femmes aussi comme Sylvie Niombo et Victorine Diaboungana, respectivement Directrice exécutive et secrétaire exécutive d’AZUR Développement ont focalisé leur intérêt sur les objectifs et les enjeux de cet atelier inscrit dans le but d’informer et encourager les femmes à l’utilisation des TIC.

Ainsi, "les Technologies de l’information et de la communication ne sont pas uniquement une affaire des hommes" a martelé Sylvie Niombo. Les TIC représentent des possibilités pour réduire la pauvreté il faut donc aider les femmes dans leur travail de lutte contre le dénuement. Il est nécessaire de retenir que ces technologies jouent un rôle crucial dans la réalisation des objectifs du millénaire. Les femmes et les hommes doivent avoir les mêmes chances de participer à la construction de la société de l’information afin de bénéficier des opportunités offertes par les TIC.

Mme Bernadette Ebaka, Directrice générale de la promotion de la femme a éclairé les participants sur les questions du genre pour éviter la confusion. « Le genre associe l’homme et la femme et non la femme seulement. Tout le monde est convié pour l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication à bon escient » a-t-elle conclu.

Esther Pabou Mbaki

mercredi, mai 16, 2007

Les femmes congolaises préfèrent se priver des TIC pour leurs enfants

Lors des discussions en groupe sur l’atelier sur le genre et les TIC organisé par AZUR Développement en partenariat avec One World Africa à Brazzaville, ce 16 mai 2007 à Brazzaville, au Congo, il est ressorti que les femmes congolaises savent très peu ce que peuvent apporter les technologies comme l’informatique et l’internet.

« J’utilise l’ordinateur comme une machine à taper, car c’est tout ce que j’ai appris ! » a déclaré une enseignante active dans un réseau, étonnée d’apprendre davantage sur les TIC et leurs applications pour les femmes dans la vie quotidienne.

Tandis que certaines parlent du coût élevé des formations informatiques, soit 20 à 40 US $ dollar par mois, elles ont affirmé « laisser leurs enfants bénéficier de ces technologies, car elles se sentent dépassées et préfèrent laisser l’opportunité à leurs enfants ».

Vu le contexte socio-économique dans le quel, ces femmes évoluent, cela se comprend, car elles doivent faire le choix difficile entre se former elles-mêmes et former leurs enfants qui doivent avoir toutes les chances de réussite de leurs côtés.

Plus de nouvelles et d’histoires des femmes sur les TIC seront publiées dans les prochains jours.

mardi, mai 15, 2007

Nous sommes tous égaux en droit!


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La campagne pour la reconnaissance des droits des pygmées ou peuples autochtones au Congo Brazzaville continue. L'Association de Défense et de Promotion des Peuples Autochtones et AZUR Développement travaillent pour que le projet de loi garantissant et protégeant les peuples autochtones du Congo soit publié.

Des études récentes montrent que beaucoup d'enfants autochtones ne sont pas scolarisés en raison de l'hostilité des enfants bantous dans les écoles, le refus de leurs parents autochtones et la pauvreté (ils n'ont pas les moyens de payer les frais de scolarité).

Les femmes autochtones fréquentent rarement les hôpîtaux, car elles craignent la discrimination des bantous.

Pour plus d'informations sur cette campagne, allez sur http://pygmiescongobrazza.blogspot.com

vendredi, avril 27, 2007

Les Associations AZUR Développement et ARIPS plaident pour la lutte contre le VIH/SIDA auprès des autorités administratives de Tié-Tié à Pointe-Noire.

Le mercredi 11 avril 2007 dans la salle de mariage de la Mairie de Tié-Tié, les associations AZUR Développement et ARIPS (Agence Régionale d’Information et de Prévention du Sida) ont organisé une rencontre avec le Maire de l’Arrondissement 3 Tié-Tié, Mr Pierre Albert Bayonne, dans le cadre du plaidoyer en faveur du projet de prévention du VIH/SIDA auprès des jeunes filles et garçons non scolarisés et déscolarisés des quartiers Voungou et Loussala.

Ont également pris part à cette rencontre, le Secrétaire de la Mairie de Tié-Tié, les 6 chefs de quartiers Voungou et Loussala et membres de leurs bureaux respectifs, le Coordonnateur de l’Unité de lutte contre le SIDA des départements de Pointe-Noire et du Kouilou, le Commissaire Adjoint de Police de Tié-Tié, les médecins chefs des Centres de Santé Intégrés (CSI) de Tié-Tié, l’Inspecteur de la Jeunesse et des sports de Tié-Tié, les confessions religieuses et les responsables des associations de lutte contre le Sida,etc.

Notons qu’AZUR Développement et ARIPS sont deux ONG sœurs oeuvrant pour la lutte contre le VIH/SIDA et entendent mener des activités de prévention du VIH/SIDA auprès des jeunes filles et garçons non scolarisés et déscolarisés de Voungou et Loussala.

Avant que ne débutent les activités de communication sociale auprès du groupe partenaire prioritaire, des descentes dans les quartiers précités ont été effectuées par les membres d’AZUR Développement et ARIPS. Descentes au cours desquels ceux-ci ont eu des entretiens avec les 6 chefs de quartiers 309, 310, 311, 312, 313 et 314.

Au cours donc de la réunion de plaidoyer du 11 avril 2007, 4 allocutions avaient été prononcées respectivement par Mr Marc Foukou, Mme Régine Goma, le Docteur Jean Pierre Nkouendolo et Mr Pierre Albert Bayonne, respectivement Coordonnateur de projets VIH/SIDA à AZUR Développement, Présidente d’ARIPS, Coordonnateur de l’unité de lutte contre le SIDA des départements de Pointe-Noire et du Kouilou et Administrateur Maire de l’Arrondissement 3 Tié-Tié.

Mr Marc Foukou a dans son allucution, montré le bien fondé de l’implication des ONG dans la lutte contre le VIH/SIDA car une réponse multisectorielle face à cette pandémie s’impose à cause des conséquences qu’elle a dans la société tout entière. Il a en outre sollicité l’implication des autorités locales et de la population de Voungou et Loussala afin que les jeunes soient sensibilisés, conscientisés et responsabilisés face au VIH/SIDA.

Madame Régine Goma a quant à elle fait le point des descentes effectuées dans les quartiers Voungou et Loussala et a expliqué à l’auditoire les différentes activités qu’entendent mener AZUR Développement et ARIPS auprès des jeunes.

Prenant la parole à son tour, le Docteur Jean Pierre Nkouendolo a fait un état des lieux de la situation du VIH/SIDA au Congo en général et au Kouilou et Pointe-Noire en particulier. Le taux de prévalence de Pointe-Noire s’élève à 4, 8% a-t-il précisé. Aussi, le rapport annuel 2006 d’activités VIH/SIDA à Pointe-Noire et au Kouilou indique que sur 5361 personnes dépistées dans les Centres de dépistage volontaire (CDV) et au Centre de traitement ambulatoire (CTA), 2683 sont infectées par le VIH soit un pourcentage de 50%.

Il a en outre rappelé que depuis janvier 2007, les médicaments Anti rétroviraux (ARV) sont maintenant gratuits à la suite de la décision du Chef de l’Etat, Son Excellence Denis Sassou Nguesso. Et que le test de dépistage est aussi gratuit et anonyme.

La dernière allocution a été celle de Mr l’Administrateur Maire de Tié-Tié. Il a d’abord salué la détermination qui a caractérisé les différentes parties prenantes à l’activité de plaidoyer. Ensuite, il a tenu a précisé que ‘’la santé n’a pas de prix, parce que valeur indéniable et précieuse avec le souffle de vie. La santé est donc un vaste chantier qui interpelle toutes les synergies d’activités, d’initiatives, de réalisations, de mesures, de prudence et de conscience.’’ Il a également rappelé que la lutte contre la maladie commence par la prévention qui indique l’éducation à travers aussi le porte à porte, le dialogue, la communication sociale, le contact, la sensibilisation, la mobilisation et l’implication participatives, l’usage des concepts en langues locales, ainsi que s’en suit en prime la perpétuelle prise de conscience.

Enfin, l’Administrateur Maire de Tié-Tié a dit que le chemin de l’honneur est d’être utile à la société en tous lieux et en toute opportunité. Pour conclure, il a précisé, je cite : ‘’Madame la Présidente d’ARIPS et Mr Le Coordonnateur d’AZUR Développement, recevez par cette occasion la liberté d’action de la feuille de route de vos activités et actions pondérables de lutte contre le Sida auprès des jeunes et familles des quartiers Voungou et Loussala. Sur ces entrefaites, je déclare lancées les activités de lutte contre le Sida dans les six quartiers de Voungou et Loussala.’’

Dans les tous prochains jours, les jeunes filles et garçons de Voungou et Loussala recevront les ‘’paquets d’activités’’ liées à la prévention du Vih/Sida à travers des communications sociales et l’éducation par les pairs. Notons que ces activités connaîtront l’appui financier du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS). Cependant, il était nécessaire que les autorités locales soient sensibilisées et impliquées car la lutte contre le Sida est une affaire de tous.

Marc Foukou,

Coordonnateur de projets Vih/Sida

Association AZUR Développement

E-mail : marcfoukou@azurdev.org

Site Internet : www.azurdev.org

samedi, avril 14, 2007

Plaidoyer pour le projet de prévention du Sida

Hier matin, AZUR D et ARIPS ont organisé une rencontre
de plaidoyer en faveur du projet de prévention du Sida
auprès des jeunes de Voungou et Loussala.


Ont pris part à ce plaidoyer, l'administrateur Maire de Tié-tié et son cabinet,les 6 chefs de quartires Voungou et
loussala et les membres de leurs bureaux, le
Coordonnateur de l'UDLS, le Commissaire adjoint du PSP
de Tié-Tié, les médecins chefs de l'hopital de Tié-tié
et autres centres de santé de Tié-tié, les autorités
religieuses, les présidents des associations soeurs,
les membres de lONG d'encadrement (Forum des jeunes
entreprises) et les membres d'ARIPS et AZUR...

4 communications ont été données à savoir celle d'azur
par Marc Foukou, celle d'ARIPS par Mme Régine Goma,
celle de l'UDLS par le Docteur Nkouendolo et celle du
Maire Mr Bayonne.

ce dernier a donné à AZUR et ARIPS la feuille de route
pour pouvir travailler sans problème dans les quartiers
ci-haut cités.

L'évènement était médiatisé par TPT, DVS+, TV PNR,
Radio PNR, La nouvelle république.

Les photos vous parviendront sous peu.

Marc

vendredi, mars 30, 2007

Des membres d’AZUR assistent des orphelins à Pointe-Noire

C’était le 10 mars 2007, qu’un groupe de membres d’AZUR Développement, dont Emelyne, Marc, Harvel et Vianney, a été délégué pour remettre des vivres divers destinés aux 33 enfants de l’orphelinat Amour de Dieu de Ngoyo.

Cette donation a été effective grâce aux efforts et à l'ouverture des coeurs des membres de Pointe-Noire à qui nous renouvelons les remerciements.

L'orphelinat accueille 16 enfants en internat et 17 en externat. Ceux qui sont en photos sont ceux qui étaient présents car d'autres étaient à l'école.

De Marc FOUKOU, AZUR à Pointe-Noire

dimanche, mars 04, 2007

Des femmes gardent leur séropositivité secrète par crainte d'être rejetées

Tania (nom changé pour conserver l’anonymat) a 37 ans. Elle habite le quartier Mbota chez sagrande sœur qui est elle-même locataire. Elle est sous traitement ARV depuis 2 ans. Elle a un conjoint mais ce dernier ne connaît rien de la sérologie de Tania. Elle garde son état de santé secret même auprès de sagrande sœur qui la loge. C’est en 2004 que Tania était dépistée et a connu son état sérologique. Comme activité génératrice de revenu, elle vend du poisson salé au marché. Tania n’a pas encore développé la maladie et paraît encore en bon état physique, « voilà pourquoi personne ne soupçonne ma séropositivité au VIH », dit-elle.

Eliane (nom changé pour conserver l’anonymat) est une femme de 3ème âge et veuve. Elle sortait d’une hospitalisation et elle est encore amaigrie. « Bien que je sois sous traitement ARV, je n’ose pas le dire aux membres de ma famille parce je risque d’être rejetée » a-t-elle confiée aux volontaires d’AZUR Développement. « Même lors de notre visite chez elle, elle n’apas voulu que ses parents suspectent le mobile denotre visite » a confirmé un des volontaires.

Céline (nom changé pour conserver l’anonymat) vient de connaître sa sérologie et n’est pas encore enregistrée au Centre de Traitement Ambulatoire. Elle ne peut pas encore bénéficier du traitement ARV gratuit. Pour le moment, cette gratuité ne concerne que les malades déjà enregistrés et suivis au CTA. En attendant les ARV, elle est prend des antibiotiques comme Bactrim forte. Elle aussi, n’a pas annoncé sa sérologieauprès de sa famille par peur d’être abandonnée à elle-même.

Des femmes de courage abandonnées par leurs maris, par ce qu’elles sont séropositives.

Nous avons parlé à plusieurs femmes qui se retrouvent seules avec des enfants, abandonnées par leurs maris dès l’annonce de leur séropositivité. La stigmatisation des femmes vivant avec le VIH/SIDA est très visible et devrait être combattue.

Voici l’histoire de deux femmes courageuses qui ont accepté leur état et ont décidé de lutter.
Philomène (nom changé pour conserver l’anonymat) est enregistrée au Centre de Traitement Ambulatoire (CTA) et est sous traitement ARV. Démunie, elle est sous la charge de sa mère car son mari qui l’a délaissée avec deux enfants jumeaux d’une année lorsqu’il a su que sa femme était séropositive.

La mère de Philomène vend du manioc et c’est grâce à ce petit commerce qu’elle vient en aide à sa fille et sespetits fils. Malgré ses efforts, un de ses petits filsne va plus à l’école, par ce qu’elles n’ont pas les moyens de payer leur scolarité à l’école publique qui s’élève à 5000 FCFA par année soit 10 $ US.
Philomène, nous a confié pendant la visite des volontaires d’AZUR Développement, qu’elle n’a jamais révélé son état sérologique auprès de ses parents et amis.

Marianne (nom changé pour conserver l’anonymat) est séropositive depuis 5 ans et est mère de 3 enfants. Elle est sous ARV depuis 2003. Elle n’a jamais parlé de sa sérologie à ses parents. Le père de ses enfants l’a abandonné depuis qu’il a su qu’elle était séropositive.

Elle vit au quartier Mouyondzi. En dépit de son état desanté qui s’est dégradé, Marianne prévoit déjà se lancer dans le petit commerce lorsqu’elle aura repris des forces.

AZUR Développement sollicite en ce moment un appui auprès des individus et partenaires des appuis pour financer des micros projets pour les femmes vivant avec le VIH/SIDA qui sont abandonnées avec leurs enfants par leurs maris ou leurs familles.

Si vous voulez contribuer, écrivez-nous à programmes@azurdev.org
.

La gratuité des ARV soulage les personnes séropositives : un témoignage de deux femmes

Emilienne (nom changé pour conserver l’anonymat) est séropositive mais n’est pas encore suivie au Centre de Traitement Ambulatoire (CTA) de Pointe-Noire. Elle vit dans la parcelle laissée par son défunt père. Au sein de la famille, seule sa mère et une de ses sœurs connaissent son état sérologique.

Elle est très démunie, c’est la raison pour laquelle elle n’est pas enregistrée au CTA et ne bénéficie pasencore d’un traitement ARV. Elle a appris avec soulagement la décision du Président de la République pour rendre la gratuité des ARV est pour elle un soulagement et une note d’espoir.

Emilienne vendait au marché de Tié-Tié mais depuisqu’elle est tombée malade, elle n’exerce plus le commerce. Les quelques membres de sa famille à qui elle a révélé son état sérologique lui apportent un soutien psychologique mais difficilement un appui financier. Elle n’a pas encore suivi l’éducation nutritionnelle et ne fait pas attention sur sa nutrition.

Lors de la visite chez elle par l’équipe du projet d’AZUR Développement à Pointe-Noire, elle a été invitée à se rapprocher du siège de l’association ESPOIR, partenaire d’AZUR pour bénéficier de cette éducation. Le VIH/SIDA reste stigmatisant d’autant plus qu'Emilienne parle très peu de sa sérologie car elle craint les regards des voisins dans la parcelle où elle vit.

Solange (nom changé pour conserver l’anonymat) vit à Matendé et est sous traitement ARV. Elle est ménagère dans un foyer et ne nous a pas dit son lieu de travail car elle craint de perdre son emploi si ses employeurs connaissaient son état sérologique. Solange soutient financièrement sa maman, sa sœur et ses enfants. Elle prend des précautions pour ne pas transmettre le VIH dans son lieu de travail où au niveau familial. Elle se réjouit à l’annonce de la gratuité des ARV.

50 enfants orphelins et jeunes vivant avec le VIH/SIDA pourront enfin aller à l’école

Le projet accès à l'éducation et à la formation pour les enfants rendus orphelins par le VIH/SIDA en République du Congo prévoit de soutenir 30 enfants et jeunes vivant avec le VIH/SIDA et 20 enfants rendus orphelins par le SIDA dans la ville de Pointe-Noire à partir du mois de Mars.

Les objectifs sont : soutenir les enfants rendus orphelins par le SIDA et les jeunes vivant avec le VIH/SIDA à aller à l'école ; fournir une formation professionnelle aux jeunes vivant avec le VIH/SIDA et impliquer les enfants et les jeunes vivant avec le VIH/SIDA dans les activités artistiques et sociales. « Nous visons les enfants et les jeunes économiquement désavantagés. Ils vivent dans les familles dans lesquelles ils n'ont pas de soutien pour l'éducation.

Le projet cible uniquement les orphelins et les jeunes qui ne vont pas actuellement à l'école à cause du manque de soutien, et pour ceux pour lesquels un soutien est urgemment sollicité » a précisé la Directrice exécutive d’AZUR Développement.

Les différentes activités de ce projet comprennent : le paiement des frais scolaires et le matériel scolaire pour 35 enfants et jeunes inscrits dans les écoles publiques uniquement ; le paiement d’une formation professionnelle pour 15 jeunes avec kits de démarrage et des activités sociales et artistiques.

Ce projet s’inscrit dans la continuation des activités de soutien aux personnes vivant avec le VIH/SIDA à Pointe-Noire.

Lire plus d’informations sur les activités VIH/SIDA.

samedi, mars 03, 2007

AZUR lance la campagne « Osez en parler » sur la violence à l’égard des femmes à Pointe-Noire

Le 05 mars, AZUR Développement sera l’invitée de l’émission « kimoko ya ba kento » à radio Pointe-Noire pour parler de la campagne médiatique pour dénoncer les cas violence domestique et sexuelle à l’égard des jeunes femmes et filles dans le but de sensibiliser le public. Il s'agit également de rendre public les dispositions prévues par les textes légaux pour protéger les filles et les femmes victimes de la violence dans le pays.

En mettant en place une ligne téléphonique d’aide anonyme et en réalisant des émissions radio en langues locales et en français sur la violence à l’égard des femmes, AZUR soulève le dialogue et pousse les femmes à parler pendant 6 mois.

La violence domestique et sexuelle touche les filles et les jeunes femmes à partir de 8 ans et plus, et parfois même en -dessous.


La violence domestique est souvent rencontrée par les jeunes femmes qui sont mariées. Souvent, elles sont battues, elles n’en parlent pas par peur de perdre de leur mariage, ou d’être encore battues par leurs maris, ou d’être obligées d’abandonner leurs enfants ou de la honte et des blâmes de ses parents.

A cause de la violence dont elles ont été victimes les femmes ont été infectées parfois par le VIH/SIDA, ont eu des sérieux problèmes, des sévices corporels ou ont eu leur vie écourtée.


Dans la plupart des cas, les familles ne sont pas préparées à les assister. Les victimes de violence sexuelle et domestique reçoivent souvent peu de soutien pour leur santé, psychologique et social. Elles n’ont en majorité jamais entendu parlé des textes légaux et qu’elles peuvent porter plainte et avoir les auteurs punis.

Réunion d'échange sur les droits de la femme et des enfants autochtones

En prélude à la journée mondiale de la femme, AZUR Développement et l'Association de défense et de promotion des peuples autochtones (ADPPA) organisent une réunion d'échanges sur les droits des enfants et de la femme autochtones le 06 mars à Brazzaville.


Cette réunion s'inscrit dans le cadre de ses activités de plaidoyer en faveur des droits des femmes pygmées qui demeurent marganisaliées par rapport à leurs paires bantoues.


Différents thèmes seront revus lors de cette réunion :
La situation des enfants et des femmes autochtones au Congo
Les droits des peuples autochtones
Présentation des résultats de l’étude sur la vulnérabilité des pygmées au VIH/SIDA par l'UNICEF
Peuples autochtones et environnement


Plusieurs parties prenantes participeront à cette réunion d'échanges: organisations de la société civile, organisations internationales, média et Ministères.

Tout en plaidant pour le vote de la loi sur les peuples autochtones, AZUR Développement et ADPPA aimeraient que davantage de programmes de développement intègrent les femmes et les enfants autochtones comme des bénéficiaires prioritaires.

Plus d'informations sur ce blogue:

http://pygmiescongobrazza.blogspot.com/

vendredi, mars 02, 2007

Gagner sa vie avec une cabine téléphonique

Princia, 21 ans, célibataire , 1 enfant de 18 mois, vit au quartier
Mouyondzi. Elle a fait des études de niveau secondaire jusqu'en classe de 4ème.

Elle ne fréquente plus l'école depuis qu'elle était tombée enceinte.

AZUR Développement l'a aidé à démarrer sa cabine téléphonique en plein marché, au Grand marché de Pointe-Noire.

En plus des appels téléphoniques, Princia vend également des cartes de crédit de communication aux clients.

Elle réussit à se faire une somme de 40 000 FCFA à 50 000 FCFA par mois qui lui permet de survivre et de prendre soin de son enfant.

Nous remercions Rachel des Etats-Unis qui a bien voulu financer cette cabine téléphonique.