vendredi, octobre 30, 2015

218 groupements agricoles formés sur la gestion simplifiée d’une activité génératrice de revenus

L’Agence d’aide à la Coopération Technique et au Développement (ACTED), en partenariat avec AZUR Développement organisent depuis août 2015 à ce jour, des sessions de formations à la gestion simplifiée des membres des groupements agricoles et individualités à Nkayi et Kayes, dans le département de la  Bouenza.

Formation à ciel ouvert au village Ngoumbou
Nkayi, Kimpalanga, Dolisie carrière, Ngoumbou et Kongo, sont autant des localités qui ont été choisies pour la formation des agriculteurs sur la gestion simplifiée de leur activité, bénéficiant le projet “Appui à la commercialisation et à la valorisation des produits agricoles des districts de Nkayi et Madingou”, financé par l’Union  européenne.

Il faut dire que dans ces localités de la Bouenza, l’agriculture est la principale activité des populations. «Ici, tout le monde est cultivateur. L’agriculture est notre travail au quotidien car notre vie en dépend», témoigne Madame Roger, mère de trois enfants, déterminée à cultiver la terre dans le village Ngoumbou. Mais comment redonner l’espoir aux agriculteurs (bénéficiaires) de ces localités et bien d’autres ? Réponse : l’objectif de ces formations est de renforcer les capacités des producteurs agricoles à la gestion simplifiée, de familiariser les participants avec les outils simples de gestion des Activités génératrices de revenus (AGR), des techniques et méthodes de montage des projets de création d’AGR.

S’inscrivant dans le cadre du projet “Appui à la commercialisation et à la valorisation des produits agricoles des districts de Nkayi et Madingou”, financé par l’Union  Européenne, il vise principalement de renforcer la sécurité alimentaire au Congo et diversifier l’économie dans la Bouenza. De façon spécifique, il s’agit d’appuyer la valorisation locale de la production agricole (cultures vivrières, maraîchage, fruits) et l’organisation de stratégies de commercialisation collectives.

Sur les 400 agriculteurs membres de groupements et individualités identifiés à Nkayi et à Madingou, 218 agriculteurs bénéficiares de ce projet ont été formés au jour d’aujourd’hui (après plusieurs sessions de formation) sur les thèmes suivants : les généralités sur les activités agricoles génératrices de revenu ; l’élaboration du projet de création d’une Activité génératrice de revenus (AGR) ; les outils de gestion d’une AGR ; l’analyse des plans d’affaires individuels des participantes ; et le cas pratique sur la gestion d’un projet de type AGR.

Stimuler les groupements à travailler davantage

Marguerite, membre du groupement Yindoula à Kimpangala (composé de sept personnes dont six femmes et un homme), elle a apprécié la formation de cinq jours à juste valeur. « C’était bien pour moi parce que je viens encore d’apprendre comme à l’école. Nous allons continuer à travailler ensemble dans la mesure où notre groupement nous aide beaucoup », avant de poursuivre : « l’an dernier, chaque membre de notre groupement avait touché 50.000 F cfa. Maintenant que nous avons bénéficié cette formation, nous s’aurons désormais à mesure de bien gérer notre groupement agricole ».

les participants à la fin de la formation à Kimpalanga
De Nkayi, Kimpalanga, Dolisie carrière, Ngoumbou en passant par Kongo, la satisfaction des participants sur cette formation est effective. Viviane, mère de deux enfants, une habitante de Kongo, explique en des termes bien mesurés : « nous ne pouvons que vous remercier d’avoir pensé à nous. Il y a des nouvelles choses que nous venons de découvrir au cours de cette formation. Ce qui m’a beaucoup intéressée, c’est que la formation a été à la portée de tout le monde, même pour celui ou celle qui est analphabète parce que le formateur permet l’usage des langues locales…»

De son côté, Nanitelamio Kanza, agriculteur individuel, il s’est intéressé sur le calcul de bénéfice, le financement d’une AGR. Selon ce dernier, ils produisent  beaucoup de produits agricoles dans le district de Kayes, mais ils ont des difficultés pour évacuer leurs produits agricoles à Brazzaville et à Pointe-Noire. Il y a certains produits qui périssent par manque de moyen de transport. Ça leur fait mal. « L’arrivée d’ACTED et d’AZUR Développement est une bonne chose pour nous. Cette formation va faire que les groupements agricoles améliorent leur fonctionnement et leur gestion », poursuit le planteur Nanitelamio Kanza, 24 ans bien calés « Avant, nous ne prenions pas trop nos activités agricoles au sérieux. Maintenant que nous sommes éclairés par cette formation, je pense que les groupements agricoles vont travailler davantage et vont réveiller d’autres.»



Jean Thibaut Ngoyi

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