vendredi, avril 27, 2007

Les Associations AZUR Développement et ARIPS plaident pour la lutte contre le VIH/SIDA auprès des autorités administratives de Tié-Tié à Pointe-Noire.

Le mercredi 11 avril 2007 dans la salle de mariage de la Mairie de Tié-Tié, les associations AZUR Développement et ARIPS (Agence Régionale d’Information et de Prévention du Sida) ont organisé une rencontre avec le Maire de l’Arrondissement 3 Tié-Tié, Mr Pierre Albert Bayonne, dans le cadre du plaidoyer en faveur du projet de prévention du VIH/SIDA auprès des jeunes filles et garçons non scolarisés et déscolarisés des quartiers Voungou et Loussala.

Ont également pris part à cette rencontre, le Secrétaire de la Mairie de Tié-Tié, les 6 chefs de quartiers Voungou et Loussala et membres de leurs bureaux respectifs, le Coordonnateur de l’Unité de lutte contre le SIDA des départements de Pointe-Noire et du Kouilou, le Commissaire Adjoint de Police de Tié-Tié, les médecins chefs des Centres de Santé Intégrés (CSI) de Tié-Tié, l’Inspecteur de la Jeunesse et des sports de Tié-Tié, les confessions religieuses et les responsables des associations de lutte contre le Sida,etc.

Notons qu’AZUR Développement et ARIPS sont deux ONG sœurs oeuvrant pour la lutte contre le VIH/SIDA et entendent mener des activités de prévention du VIH/SIDA auprès des jeunes filles et garçons non scolarisés et déscolarisés de Voungou et Loussala.

Avant que ne débutent les activités de communication sociale auprès du groupe partenaire prioritaire, des descentes dans les quartiers précités ont été effectuées par les membres d’AZUR Développement et ARIPS. Descentes au cours desquels ceux-ci ont eu des entretiens avec les 6 chefs de quartiers 309, 310, 311, 312, 313 et 314.

Au cours donc de la réunion de plaidoyer du 11 avril 2007, 4 allocutions avaient été prononcées respectivement par Mr Marc Foukou, Mme Régine Goma, le Docteur Jean Pierre Nkouendolo et Mr Pierre Albert Bayonne, respectivement Coordonnateur de projets VIH/SIDA à AZUR Développement, Présidente d’ARIPS, Coordonnateur de l’unité de lutte contre le SIDA des départements de Pointe-Noire et du Kouilou et Administrateur Maire de l’Arrondissement 3 Tié-Tié.

Mr Marc Foukou a dans son allucution, montré le bien fondé de l’implication des ONG dans la lutte contre le VIH/SIDA car une réponse multisectorielle face à cette pandémie s’impose à cause des conséquences qu’elle a dans la société tout entière. Il a en outre sollicité l’implication des autorités locales et de la population de Voungou et Loussala afin que les jeunes soient sensibilisés, conscientisés et responsabilisés face au VIH/SIDA.

Madame Régine Goma a quant à elle fait le point des descentes effectuées dans les quartiers Voungou et Loussala et a expliqué à l’auditoire les différentes activités qu’entendent mener AZUR Développement et ARIPS auprès des jeunes.

Prenant la parole à son tour, le Docteur Jean Pierre Nkouendolo a fait un état des lieux de la situation du VIH/SIDA au Congo en général et au Kouilou et Pointe-Noire en particulier. Le taux de prévalence de Pointe-Noire s’élève à 4, 8% a-t-il précisé. Aussi, le rapport annuel 2006 d’activités VIH/SIDA à Pointe-Noire et au Kouilou indique que sur 5361 personnes dépistées dans les Centres de dépistage volontaire (CDV) et au Centre de traitement ambulatoire (CTA), 2683 sont infectées par le VIH soit un pourcentage de 50%.

Il a en outre rappelé que depuis janvier 2007, les médicaments Anti rétroviraux (ARV) sont maintenant gratuits à la suite de la décision du Chef de l’Etat, Son Excellence Denis Sassou Nguesso. Et que le test de dépistage est aussi gratuit et anonyme.

La dernière allocution a été celle de Mr l’Administrateur Maire de Tié-Tié. Il a d’abord salué la détermination qui a caractérisé les différentes parties prenantes à l’activité de plaidoyer. Ensuite, il a tenu a précisé que ‘’la santé n’a pas de prix, parce que valeur indéniable et précieuse avec le souffle de vie. La santé est donc un vaste chantier qui interpelle toutes les synergies d’activités, d’initiatives, de réalisations, de mesures, de prudence et de conscience.’’ Il a également rappelé que la lutte contre la maladie commence par la prévention qui indique l’éducation à travers aussi le porte à porte, le dialogue, la communication sociale, le contact, la sensibilisation, la mobilisation et l’implication participatives, l’usage des concepts en langues locales, ainsi que s’en suit en prime la perpétuelle prise de conscience.

Enfin, l’Administrateur Maire de Tié-Tié a dit que le chemin de l’honneur est d’être utile à la société en tous lieux et en toute opportunité. Pour conclure, il a précisé, je cite : ‘’Madame la Présidente d’ARIPS et Mr Le Coordonnateur d’AZUR Développement, recevez par cette occasion la liberté d’action de la feuille de route de vos activités et actions pondérables de lutte contre le Sida auprès des jeunes et familles des quartiers Voungou et Loussala. Sur ces entrefaites, je déclare lancées les activités de lutte contre le Sida dans les six quartiers de Voungou et Loussala.’’

Dans les tous prochains jours, les jeunes filles et garçons de Voungou et Loussala recevront les ‘’paquets d’activités’’ liées à la prévention du Vih/Sida à travers des communications sociales et l’éducation par les pairs. Notons que ces activités connaîtront l’appui financier du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS). Cependant, il était nécessaire que les autorités locales soient sensibilisées et impliquées car la lutte contre le Sida est une affaire de tous.

Marc Foukou,

Coordonnateur de projets Vih/Sida

Association AZUR Développement

E-mail : marcfoukou@azurdev.org

Site Internet : www.azurdev.org

samedi, avril 14, 2007

Plaidoyer pour le projet de prévention du Sida

Hier matin, AZUR D et ARIPS ont organisé une rencontre
de plaidoyer en faveur du projet de prévention du Sida
auprès des jeunes de Voungou et Loussala.


Ont pris part à ce plaidoyer, l'administrateur Maire de Tié-tié et son cabinet,les 6 chefs de quartires Voungou et
loussala et les membres de leurs bureaux, le
Coordonnateur de l'UDLS, le Commissaire adjoint du PSP
de Tié-Tié, les médecins chefs de l'hopital de Tié-tié
et autres centres de santé de Tié-tié, les autorités
religieuses, les présidents des associations soeurs,
les membres de lONG d'encadrement (Forum des jeunes
entreprises) et les membres d'ARIPS et AZUR...

4 communications ont été données à savoir celle d'azur
par Marc Foukou, celle d'ARIPS par Mme Régine Goma,
celle de l'UDLS par le Docteur Nkouendolo et celle du
Maire Mr Bayonne.

ce dernier a donné à AZUR et ARIPS la feuille de route
pour pouvir travailler sans problème dans les quartiers
ci-haut cités.

L'évènement était médiatisé par TPT, DVS+, TV PNR,
Radio PNR, La nouvelle république.

Les photos vous parviendront sous peu.

Marc

vendredi, mars 30, 2007

Des membres d’AZUR assistent des orphelins à Pointe-Noire

C’était le 10 mars 2007, qu’un groupe de membres d’AZUR Développement, dont Emelyne, Marc, Harvel et Vianney, a été délégué pour remettre des vivres divers destinés aux 33 enfants de l’orphelinat Amour de Dieu de Ngoyo.

Cette donation a été effective grâce aux efforts et à l'ouverture des coeurs des membres de Pointe-Noire à qui nous renouvelons les remerciements.

L'orphelinat accueille 16 enfants en internat et 17 en externat. Ceux qui sont en photos sont ceux qui étaient présents car d'autres étaient à l'école.

De Marc FOUKOU, AZUR à Pointe-Noire

dimanche, mars 04, 2007

Des femmes gardent leur séropositivité secrète par crainte d'être rejetées

Tania (nom changé pour conserver l’anonymat) a 37 ans. Elle habite le quartier Mbota chez sagrande sœur qui est elle-même locataire. Elle est sous traitement ARV depuis 2 ans. Elle a un conjoint mais ce dernier ne connaît rien de la sérologie de Tania. Elle garde son état de santé secret même auprès de sagrande sœur qui la loge. C’est en 2004 que Tania était dépistée et a connu son état sérologique. Comme activité génératrice de revenu, elle vend du poisson salé au marché. Tania n’a pas encore développé la maladie et paraît encore en bon état physique, « voilà pourquoi personne ne soupçonne ma séropositivité au VIH », dit-elle.

Eliane (nom changé pour conserver l’anonymat) est une femme de 3ème âge et veuve. Elle sortait d’une hospitalisation et elle est encore amaigrie. « Bien que je sois sous traitement ARV, je n’ose pas le dire aux membres de ma famille parce je risque d’être rejetée » a-t-elle confiée aux volontaires d’AZUR Développement. « Même lors de notre visite chez elle, elle n’apas voulu que ses parents suspectent le mobile denotre visite » a confirmé un des volontaires.

Céline (nom changé pour conserver l’anonymat) vient de connaître sa sérologie et n’est pas encore enregistrée au Centre de Traitement Ambulatoire. Elle ne peut pas encore bénéficier du traitement ARV gratuit. Pour le moment, cette gratuité ne concerne que les malades déjà enregistrés et suivis au CTA. En attendant les ARV, elle est prend des antibiotiques comme Bactrim forte. Elle aussi, n’a pas annoncé sa sérologieauprès de sa famille par peur d’être abandonnée à elle-même.

Des femmes de courage abandonnées par leurs maris, par ce qu’elles sont séropositives.

Nous avons parlé à plusieurs femmes qui se retrouvent seules avec des enfants, abandonnées par leurs maris dès l’annonce de leur séropositivité. La stigmatisation des femmes vivant avec le VIH/SIDA est très visible et devrait être combattue.

Voici l’histoire de deux femmes courageuses qui ont accepté leur état et ont décidé de lutter.
Philomène (nom changé pour conserver l’anonymat) est enregistrée au Centre de Traitement Ambulatoire (CTA) et est sous traitement ARV. Démunie, elle est sous la charge de sa mère car son mari qui l’a délaissée avec deux enfants jumeaux d’une année lorsqu’il a su que sa femme était séropositive.

La mère de Philomène vend du manioc et c’est grâce à ce petit commerce qu’elle vient en aide à sa fille et sespetits fils. Malgré ses efforts, un de ses petits filsne va plus à l’école, par ce qu’elles n’ont pas les moyens de payer leur scolarité à l’école publique qui s’élève à 5000 FCFA par année soit 10 $ US.
Philomène, nous a confié pendant la visite des volontaires d’AZUR Développement, qu’elle n’a jamais révélé son état sérologique auprès de ses parents et amis.

Marianne (nom changé pour conserver l’anonymat) est séropositive depuis 5 ans et est mère de 3 enfants. Elle est sous ARV depuis 2003. Elle n’a jamais parlé de sa sérologie à ses parents. Le père de ses enfants l’a abandonné depuis qu’il a su qu’elle était séropositive.

Elle vit au quartier Mouyondzi. En dépit de son état desanté qui s’est dégradé, Marianne prévoit déjà se lancer dans le petit commerce lorsqu’elle aura repris des forces.

AZUR Développement sollicite en ce moment un appui auprès des individus et partenaires des appuis pour financer des micros projets pour les femmes vivant avec le VIH/SIDA qui sont abandonnées avec leurs enfants par leurs maris ou leurs familles.

Si vous voulez contribuer, écrivez-nous à programmes@azurdev.org
.

La gratuité des ARV soulage les personnes séropositives : un témoignage de deux femmes

Emilienne (nom changé pour conserver l’anonymat) est séropositive mais n’est pas encore suivie au Centre de Traitement Ambulatoire (CTA) de Pointe-Noire. Elle vit dans la parcelle laissée par son défunt père. Au sein de la famille, seule sa mère et une de ses sœurs connaissent son état sérologique.

Elle est très démunie, c’est la raison pour laquelle elle n’est pas enregistrée au CTA et ne bénéficie pasencore d’un traitement ARV. Elle a appris avec soulagement la décision du Président de la République pour rendre la gratuité des ARV est pour elle un soulagement et une note d’espoir.

Emilienne vendait au marché de Tié-Tié mais depuisqu’elle est tombée malade, elle n’exerce plus le commerce. Les quelques membres de sa famille à qui elle a révélé son état sérologique lui apportent un soutien psychologique mais difficilement un appui financier. Elle n’a pas encore suivi l’éducation nutritionnelle et ne fait pas attention sur sa nutrition.

Lors de la visite chez elle par l’équipe du projet d’AZUR Développement à Pointe-Noire, elle a été invitée à se rapprocher du siège de l’association ESPOIR, partenaire d’AZUR pour bénéficier de cette éducation. Le VIH/SIDA reste stigmatisant d’autant plus qu'Emilienne parle très peu de sa sérologie car elle craint les regards des voisins dans la parcelle où elle vit.

Solange (nom changé pour conserver l’anonymat) vit à Matendé et est sous traitement ARV. Elle est ménagère dans un foyer et ne nous a pas dit son lieu de travail car elle craint de perdre son emploi si ses employeurs connaissaient son état sérologique. Solange soutient financièrement sa maman, sa sœur et ses enfants. Elle prend des précautions pour ne pas transmettre le VIH dans son lieu de travail où au niveau familial. Elle se réjouit à l’annonce de la gratuité des ARV.

50 enfants orphelins et jeunes vivant avec le VIH/SIDA pourront enfin aller à l’école

Le projet accès à l'éducation et à la formation pour les enfants rendus orphelins par le VIH/SIDA en République du Congo prévoit de soutenir 30 enfants et jeunes vivant avec le VIH/SIDA et 20 enfants rendus orphelins par le SIDA dans la ville de Pointe-Noire à partir du mois de Mars.

Les objectifs sont : soutenir les enfants rendus orphelins par le SIDA et les jeunes vivant avec le VIH/SIDA à aller à l'école ; fournir une formation professionnelle aux jeunes vivant avec le VIH/SIDA et impliquer les enfants et les jeunes vivant avec le VIH/SIDA dans les activités artistiques et sociales. « Nous visons les enfants et les jeunes économiquement désavantagés. Ils vivent dans les familles dans lesquelles ils n'ont pas de soutien pour l'éducation.

Le projet cible uniquement les orphelins et les jeunes qui ne vont pas actuellement à l'école à cause du manque de soutien, et pour ceux pour lesquels un soutien est urgemment sollicité » a précisé la Directrice exécutive d’AZUR Développement.

Les différentes activités de ce projet comprennent : le paiement des frais scolaires et le matériel scolaire pour 35 enfants et jeunes inscrits dans les écoles publiques uniquement ; le paiement d’une formation professionnelle pour 15 jeunes avec kits de démarrage et des activités sociales et artistiques.

Ce projet s’inscrit dans la continuation des activités de soutien aux personnes vivant avec le VIH/SIDA à Pointe-Noire.

Lire plus d’informations sur les activités VIH/SIDA.

samedi, mars 03, 2007

AZUR lance la campagne « Osez en parler » sur la violence à l’égard des femmes à Pointe-Noire

Le 05 mars, AZUR Développement sera l’invitée de l’émission « kimoko ya ba kento » à radio Pointe-Noire pour parler de la campagne médiatique pour dénoncer les cas violence domestique et sexuelle à l’égard des jeunes femmes et filles dans le but de sensibiliser le public. Il s'agit également de rendre public les dispositions prévues par les textes légaux pour protéger les filles et les femmes victimes de la violence dans le pays.

En mettant en place une ligne téléphonique d’aide anonyme et en réalisant des émissions radio en langues locales et en français sur la violence à l’égard des femmes, AZUR soulève le dialogue et pousse les femmes à parler pendant 6 mois.

La violence domestique et sexuelle touche les filles et les jeunes femmes à partir de 8 ans et plus, et parfois même en -dessous.


La violence domestique est souvent rencontrée par les jeunes femmes qui sont mariées. Souvent, elles sont battues, elles n’en parlent pas par peur de perdre de leur mariage, ou d’être encore battues par leurs maris, ou d’être obligées d’abandonner leurs enfants ou de la honte et des blâmes de ses parents.

A cause de la violence dont elles ont été victimes les femmes ont été infectées parfois par le VIH/SIDA, ont eu des sérieux problèmes, des sévices corporels ou ont eu leur vie écourtée.


Dans la plupart des cas, les familles ne sont pas préparées à les assister. Les victimes de violence sexuelle et domestique reçoivent souvent peu de soutien pour leur santé, psychologique et social. Elles n’ont en majorité jamais entendu parlé des textes légaux et qu’elles peuvent porter plainte et avoir les auteurs punis.

Réunion d'échange sur les droits de la femme et des enfants autochtones

En prélude à la journée mondiale de la femme, AZUR Développement et l'Association de défense et de promotion des peuples autochtones (ADPPA) organisent une réunion d'échanges sur les droits des enfants et de la femme autochtones le 06 mars à Brazzaville.


Cette réunion s'inscrit dans le cadre de ses activités de plaidoyer en faveur des droits des femmes pygmées qui demeurent marganisaliées par rapport à leurs paires bantoues.


Différents thèmes seront revus lors de cette réunion :
La situation des enfants et des femmes autochtones au Congo
Les droits des peuples autochtones
Présentation des résultats de l’étude sur la vulnérabilité des pygmées au VIH/SIDA par l'UNICEF
Peuples autochtones et environnement


Plusieurs parties prenantes participeront à cette réunion d'échanges: organisations de la société civile, organisations internationales, média et Ministères.

Tout en plaidant pour le vote de la loi sur les peuples autochtones, AZUR Développement et ADPPA aimeraient que davantage de programmes de développement intègrent les femmes et les enfants autochtones comme des bénéficiaires prioritaires.

Plus d'informations sur ce blogue:

http://pygmiescongobrazza.blogspot.com/

vendredi, mars 02, 2007

Gagner sa vie avec une cabine téléphonique

Princia, 21 ans, célibataire , 1 enfant de 18 mois, vit au quartier
Mouyondzi. Elle a fait des études de niveau secondaire jusqu'en classe de 4ème.

Elle ne fréquente plus l'école depuis qu'elle était tombée enceinte.

AZUR Développement l'a aidé à démarrer sa cabine téléphonique en plein marché, au Grand marché de Pointe-Noire.

En plus des appels téléphoniques, Princia vend également des cartes de crédit de communication aux clients.

Elle réussit à se faire une somme de 40 000 FCFA à 50 000 FCFA par mois qui lui permet de survivre et de prendre soin de son enfant.

Nous remercions Rachel des Etats-Unis qui a bien voulu financer cette cabine téléphonique.

lundi, février 26, 2007

Un atelier régional sur la formation technique et professionnelle pour les zones sortant de conflits armés s’est tenu à Brazzaville

Le ministre congolais des Sports et du redéploiement de la jeunesse, Marcel Mbani, a procédé le 23 février à l'ouverture de l'atelier régional sur la formation technique et professionnelle pour les zones sortant de conflits armés.

Pendant deux jours, les participants ont travaillé sur le plan d'action pour la mise en œuvre de la Charte africaine de la jeunesse en Afrique centrale, la stratégie de mobilisation de ressources, la structure et le fonctionnement du comité de suivi des projets pilotes, le plan d'action, les conditions spécifiques et la stratégie de mise en œuvre au Congo et en Afrique centrale des projets pilotes.

AZUR Développement a pris activement dans la préparation logistique et les travaux à cet atelier, qui a réuni des jeunes des organisations de six pays d’Afrique.

Les élèves de Los Angeles exposent sur l'esclavage

Celine and students of LA
Celine and students of LA,
originally uploaded by azurdev.
Les élèves du Lycée Français de Los Angeles ont fait une exposition sur l'esclavage au mois de Janvier.

Nous sommes heureux d'apprendre de Céline que l'exposition sur l'esclavage a rencontré beaucoup de succès aupres des parents.

Les élèves de l'école Notre Dame ont contribué à cette exposition en envoyant des poèmes et des lettres à leurs pairs aux Etats-Unis.

Nous sommes particulièrement touchés par la solidarité des élèves du Lycée Français de Los Angeles qui déploient beaucoup d'énergie pour collecter des livres de matéhmatiques, français et physiques pour aider à combler les besoins en livres dans les écoles où fréquentent des enfants défavorisés au Congo Brazzaville.

L'envoi des livres de Los Angeles au Congo est entièrement financé par les élèves qui vendent des pâtisseries à l'école pour rassembler des fonds.

AZUR Développement est entrain d'installer des mini bibliothèques dans les écoles.

lundi, janvier 29, 2007

Ce que vous pouvez faire pour soutenir cette cause

Informez vos collègues et amis sur les droits et les problèmes des femmes et enfants pygmées ou autochtones en leur envoyant le lien de ce blogue : http://pygmiescongobrazza.blogspot.com/

Envoyez des lettres de soutien au projet de loi des peuples autochtones au Gouvernement et au Parlement.

Organisez des émissions dans les média ou rédigez des articles de presse pour informer la population sur les droits et les problèmes des femmes et enfants pygmées ou autochtones.

Appuyez financièrement ou en nature les organisateurs de cette campagne pour qu’ils aillent dans les régions sensibiliser les populations sur les droits des femmes autochtones.

Racontez votre expérience de travail sur les droits des peuples autochtones sur ce blogue : http://pygmiescongobrazza.blogspot.com/

Pour contacter les partenaires de cette campagne, écrivez à programmes@azurdev.org

Mises à jour sur la Campagne

  • Forum international sur les peuples autochtones d’Afrique centrale. Notre partenaire de la campagne ADDPA est membre du comité préparatoire de ce forum international qui se tiendra au Congo Brazzaville au mois d’Avril sous la coordination du Ministère de l’environnement et de l’économie forestière et de la société civile. C’est un pas important dans le travail de plaidoyer que nous faisons pour les droits des peuples autochtones.

  • Rencontres informelles et formelles avec les parties prenantes. Depuis Novembre 2006, AZUR Développement et ADDPA sont sur le terrain pour rencontrer et discuter, avec différentes parties prenantes des Ministères, organisations internationales, Secrétariats du Gouvernement et du Parlement, du processus de vote du projet de loi des peuples autochtones. Lors de ces entretiens, les partenaires de la campagne passent le message sur l’importance de cette loi pour les peuples autochtones en général, et pour les femmes et les enfants en particulier. Car, elles sont les plus vulnérables et sont parfois utilisées dans certains cas comme de la main d’œuvre bon marché.

  • Document de plaidoyer sur les droits des peuples autochtones disponible : une brochure de 4 pages qui informe sur la situation des femmes pygmées et leurs enfants, ainsi que les articles du projet de loi est envoyé continuellement aux Ministres, aux Ambassades, aux Organisations des Nations Unies au Congo. Si voulez obtenir une copie par email, écrivez à programmes@azurdev.org

Devenez partenaire de cette campagne: nous avons besoin de votre solidarité pour passer l’information et soutenir les actions de cette campagne. Les droits des femmes pygmées sont les droits de la femme. Les droits des enfants pygmées sont les droits de l’enfant. Et, les droits de la femme et de l’enfant sont les droits de l’homme.

Racontez votre expérience : si vous avez eu des expériences de travail avec les droits des peuples autochtones dans votre pays ou région, racontez-nous votre histoire. Veuillez ajouter vos expériences sur ce blogue: http://pygmiescongobrazza.blogspot.com/

Pour nous écrire, envoyez un email à programmes@azurdev.org

Merci pour votre soutien.

lundi, décembre 18, 2006

How did you learn about your HIV positive status and how you caught the disease?

Pierrette suspected that her husband was HIV positive when he began having fevers and chronic illnesses. As her husband’s health wasn’t improving, her in-laws decided to take matters into their own hands. The sick man, was taken to the town of Dolisie by his sister and his wife. When they arrived at Dolisie, the he was hospitalized and the doctor requested an AIDS test for him. The results were positive but the doctor didn’t inform Pierrette. Only the patient and his sister were told.

Even though Pierrette hadn’t learned much about her husband’s illness, her sister-in-law’s unusual behavior made her suspicious. However, the other patients in the hospital did know and were astounded by Pierrette’s ignorance.

Her sister-in-law’s behavior combined with the odd behavior of the other hospital patients around her led Pierrette to demand an explanation from her and her sister-in-law told Pierrette that both she and her husband were HIV positive. The news upset Pierrette so much that she immediately returned to Pointe-Noire, intending to be tested for HIV but despite all she had been through Pierrette couldn’t work up the courage to be tested. Two months later, she began succumb to the effects of the disease and the stress of her traumatic experiences.

Wanting to finally confirm the state of her health, Pierrette got the test, which revealed that she was HIV positive. Since then, she has been on ARVs from the local AIDS Mobile Treatment Centers (CTA or Centres de Traitement Ambulatoire) and has otherwise been leading a normal life. Pierrette is living proof of how quickly one can succumb to AIDS if one isn’t mentally prepared but she also shows others that accepting the realities of the disease allows people to live dignified long lives.

For more information our HIV/AIDS projects in Pointe-Noire please follow this link.
http://www.azurdev.org/en/pwith.htm

jeudi, décembre 14, 2006

Arriver à faire face aux regards des autres quand on vit avec le VIH

Lutter contre le Vih/Sida c’est aussi faire face à la stigmatisation et ne pas croire que la maladie du Sida est liée à la sorcellerie ou au mauvais sort.

Par ailleurs, pour vivre longtemps avec le vih, ont dit les participants, il est nécessaire pour les personnes infectées de prendre conscience de leur état sérologique.

Accepter la maladie est un pas de franchi dans la lutte contre le Vih/Sida. Ensuite arriver à combattre ou dominer le regard des autres. Les personnes vivant avec le Vih/Sida doivent elles mêmes vulgariser la maladie ou la démystifiant car le sida est comme toute autre maladie à quelques exceptions près.

Le Vih/Sida bien qu’il soit une maladie, elle a un lien étroit avec le psychisme, la psychologie.

Arriver à faire face aux regards des autres, reconnaître sa maladie et suivre le traitement convenablement permettent à une PVVIH (personne vivant avec le Vih/Sida) de vivre aussi longtemps qu’une personne séronégative.

Une personne séropositive a le droit de mener une vie sexuelle normale en utilisant obligatoirement le préservatif. Etre séropositif n’exclut pas les relations sexuelles. Cependant la prudence est de mise. Beaucoup ont tendance à penser qu’il n’y a pas de danger d’avoir de rapports sexuels non protégés entre deux personnes infectées par le Vih. Les virus du Sida sont différents d’un individu à un autre. Il y en a à des degrés divers. Un virus plus puissant en contact avec un autre moins puissant conduit à vite affaiblir les anticorps d’un des partenaires. Et par conséquent, on développe vite la maladie.

La diversité des virus du Sida se reconnaît simplement par la différence des molécules des ARV (Anti rétro viraux). Toutes les personnes sous ARV ne prennent pas les mêmes médicaments.

Voilà quelques exemples et réactions parmi tant d’autres soulevés lors du groupe de parole du samedi 09 décembre.

Harvel Boko Boungou
AZUR Développement Pointe-Noire
dalida_hgolden@ yahoo.fr

Comment vivre longtemps avec le VIH ?

Louise, âgée de 50 ans a souffert des fièvres à répétitions et se questionnait allant même à douter de sa probable sérologie car cela remonte de 12 ans qu’elle n’avait plus eu des rapports sexuels avec un homme. Elle ignorait qu’on peut vivre plus de 12 ans avec le virus du Sida dans le corps sans s’en rendre compte. Après examen, elle était déclarée positive.

Mais avant cela, elle a contacté plusieurs tradi praticiens y inclus des féticheurs et pasteurs dans les groupes de prières informels (kizinga). Tous ou presque évoquaient la sorcellerie et le mauvais sort. Ces consultations l’ont coûté chères.
On lui conseillait d’aller invoquer les mânes des ancêtres au cimetière pour qu’elle trouve la guérison.

« Le test dépistage du VIH qu’elle avait fait a révélé sa sérologie. Actuellement, elle est sous traitement des ARV. Par ailleurs, Elle a remercié AZUR Développement pour son initiative de la soutenir en payant les médicaments au Centre de Traitement Ambulatoire pour elle pendant quatre mois. »

Quant à Nina, elle a longtemps souffert de la tuberculose. Lorsque ses amis l’ont conseillé à faire le test du Sida, elle avait pensé qu’ils voulaient de sa mort. Après avoir été persuadée, et sentant la mort prochaine, elle l’a fait. Aujourd’hui elle vit avec le virus mais seule sa grande sœur est au courant de sa sérologie dans la famille et son entourage proche. Elle la garde secret de peur d’être discriminée.

Comment vous avez su votre sérologie et la manière dont vous l'avez perçue ?

Pierrette avait suspecté la sérologie de son mari du fait qu’il avait des fièvres et maladies à répétitions. Comme la santé de son mari ne s’améliorait pas, sa belle famille a décidé de tirer au clair cette situation. Le malade, accompagné de sa sœur et son épouse se rendirent à Dolisie. A leur arrivée à Dolisie, le malade fut hospitalisé et le médecin lui demanda de faire le test de dépistage du Sida. Les résultats s’avèrent positifs et le docteur n’avait pas informé Pierrette. Seuls le concerné et sa sœur furent tenus au courant de la sérologie.

Bien que Pierrette n’avait pas l’information au sujet de la maladie de son mari, elle soupçonnait les réactions de sa belle sœur qui n’étaient pas du tout normales. Cependant, d’autres malades de l’hôpital avaient cette information et semblaient être stupéfaits de l’ignorance que Pierrette faisait preuve.

Le comportement de sa belle sœur y compris l’attitude d’autres malades de l’hôpital ont amené Pierrette à demander des explications chez sa belle sœur. Cette dernière a fini par l’annoncer qu’elle et son mari étaient séropositifs. Cette nouvelle l’a tellement traumatisée à tel point qu’elle est vite rentrée à Pointe-Noire pour faire le test. Malgré tout, elle n’eut pas ce courage et deux mois après, elle a commencé par développer la maladie du fait du traumatisme.

Voulant finalement se rassurer de son état de santé, elle finit par faire le test qui se révéla positif. Depuis lors, elle est sous traitement ARV au CTA et mène une vie normale. Elle a tenu à témoigner pour montrer aux autres comment l’on peut vite mourir à cause du VIH/SIDA si l’on n’est pas préparé psychologiquement mais également accepter la maladie permet de vivre dignement et le plus longtemps possible.

Pour plus d'infos sur notre projet VIH/SIDA à Pointe-Noire, allez sur ce lien
http://www.azurdev.org/fr/pwith_quoideneuf.htm

jeudi, décembre 07, 2006

Comment aider au développement du Congo à travers Internet ?

C’est l’expérience de Anastasia Koutalianos, une traductrice volontaire internationale avec AZUR Développement depuis 2005. Elle nous dit ici comment cela a changé sa vie.

1. Vous avez décidé de mettre vos aptitudes à la disposition d'AZUR
Développement pour la traduction des documents anglais/français ou vice
versa. Quelles sont les raisons qui vous ont motivé à le faire
?


Pour plusieurs raisons. Premièrement et tout d’abord, je crois au travail qu’AZUR Développement fait. D’une note plus égoïste, toutefois, cela me permet de contribuer à une cause plus grande que moi-même tout en exerçant une profession que j’aime.


2. Est-ce que votre compréhension des problèmes auxquels sont confrontés les femmes et les enfants en Afrique s'est améliorée depuis que vous faites les
traductions pour AZUR Développement. Veuillez expliquer.

Certainement. Bien qu’ayant étudié les politiques africaines à l’université, c’est toujours une ouverture des yeux d’examiner les questions d’un point de vue extérieur. Dans cette optique, j’ai gagné une plus grande vision de l’expérience Congolaise.

3. Comment AZUR Développement pourrait rendre votre expérience de volontaire plus enrichissante ?

Peut-être être capable de traduire des brochures, rapports ou les discussions en ligne, qui atteindront une audience plus globale. Ou AZUR Développement peut fournir des opportunités de stage en Afrique où les volontaires peuvent gagner de l’expérience de première main sur les questions affectant l’Afrique de l’ouest plus spécifiquement.


4. Les contacts réguliers avec AZUR Développement se passent uniquement sur
Internet, est-ce que cela constitue un frein dans l'accomplissement de votre
service. Veuillez expliquer et faire des suggestions
.

Pas du tout. Inévitablement avec le changement de temps l’Internet est peut être le seul moyen de se connecter. A ce sujet, je ne peux suggérer d’autres moyens efficaces de communiquer.

Apprendre davantage sur l’Afrique en traduisant des textes

Carly Hill est l’une des dix traducteurs volontaires internationaux. Elle est américaine et nous parle de son expérience avec AZUR Développement.

1. Vous avez décidé de mettre vos aptitudes à la disposition d?AZUR
Développement pour la traduction des documents anglais/français ou vice
versa. Quelles sont les raisons qui vous ont motivé à le faire
?

J'ai décidé de faire des traductions pour AZUR parce que j'ai voulu
pratiquer le français et aussi pour apprendre plus sur des activités des
ONG a l'Afrique.

2. Est-ce que votre compréhension des problèmes auxquels sont
confrontés les femmes et les enfants en Afrique s’est améliorée depuis que vous faites les traductions pour AZUR Développement.

Oui. Par exemple, avant que je trouve votre site web, je ne connaissais
rien sur les pygmées au Congo.

3. Comment AZUR Développement pourrait rendre votre expérience de
Volontaire plus enrichissante ? Les contacts réguliers avec AZUR Développement se passent uniquement sur Internet, est-ce que cela constitue un frein dans l’accomplissement de votre service. Veuillez expliquer et faire des suggestions.

Avoir les contacts sur l'internet ne me donne pas des problèmes.