jeudi, mars 07, 2013
Atelier de formation des professionnels de santé et des communautaires sur la santé sexuelle et reproductive du 28 au 02 Mars 2013.
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Libellés : AIDSRights Congo, Bouenza province, droit à la santé, droits des PVVIH, femmes et vih au Congo, hommes et vih, Pvvih, reseausida afrique, rural areas and icts
samedi, novembre 12, 2011
Des petites affaires pour contrer la pauvreté chez les femmes séropositives
Lundi 3 octobre 2011, à 6h 15mn, à Soulouka (un des quartiers de Nkayi au sud ouest de Brazzaville), une file d’attente des gens debout, en train d’attendre les beignets et la bouillie devant la table de maman Emma. «Cette femme fait des bons beignets et de la bonne bouillie. Voilà pourquoi je ne peux pas aller ailleurs… », témoigne Emma, une enseignante au Collège de Nkayi. Malgré son statut de séropositif, les gens préfèrent acheter chez elle. D’après cette dernière, son secret dans la pâtisserie c’est de bien faire son travail, de bien recevoir les clients. C’est cela qui paye dans la vie. Maman Emma n’est pas la seule femme PVVIH qui émerge.
Il y a bien d’autres qui réussissent dans d’autres secteurs d’activités. Eliane, mère de trois enfants explique, « C’est depuis 2010 que je vends la friperie au marché de Sibiti. C’est grâce à ce commerce qu’aujourd’hui je gagne ma vie. C’est en quelque sorte mon père et ma mère. C’est avec cette activité que je m’occupe de mes enfants dont deux sont à l’école dans privée.» Si actuellement ses femmes se prennent en chargent, il on n’était pas le cas hier.
Pour Emile, il n’est pas facile pour les PVVIH de vivre dans la société congolaise dans la mesure où elles ne savaient plus à quel saint se vouer. Stigmatisées par-ci, discriminées par là, l’unique solution qui leur restait était de se résigner et mourir. «Même dans leur cercle familial, celles-ci étaient rejetées. En dehors de la lutte contre le virus dans leur corps, les PVVIH doivent lutter chaque jour contre les regards stigmatisant, dédaignant et accusateurs de son entourage », témoigne dans l’ombre une présidente d’une association des personnes séropositives.
La pauvreté, une situation imminente
Il faut dire que le travail que fait des associations est train d’apporter ses fruits. Selon Alida Badila, Assistante de projet d‘AZUR Développement à Nkayi, elles appuient plus de 70 activités génératrices de revenus par année, des petites affaires qui renforcent la sécurité alimentaire, la santé et la joie de vivre des dizaines de femmes séropositives et de quelques hommes qui ont accepté leur statut sérologique.
L’octroi des appuis s’effectuesur la base d’un certain nombre de critères définis à l’avance par AZUR Développement. «Les critères de sélection desbénéficiaires c’est d’être une PVVIH, n’est pas travaillé au public ni au privé et être une personne démunie. Les montants alloués s’élèvent à 55.000 F CFA ou US$122a pour certains projets et à 120 000 FCFA ou US$ 334 pour d’autres nécessitant un peu plus d’investissement pour la réalisation », explique Alida. Quand l’on sait que 60% des ménages au Congo vivent en dessous du seuil de pauvreté ; l’on comprend pourquoi ces petites affaires sontindispensables pour briser le cycle pauvreté et VIH/SIDA.
Rembourser son prêt en 9 mois
9 mois, c’est la durée accordée aux bénéficiaires pour rembourser leurs prêts. Pour l’heure, les bénéficiaires de Nkayi ont commencé à payer le trimestre de (juin-août 2011), selon l’échéance mensuelle de tout un chacun. « Toutes nos bénéficiaires remboursent sans trop de problèmes, nous avons enregistré un taux de remboursement de 78% à ce jour, parmi les échecs, il y a des femmes qui décèdent », dit Alida.
« Je fais le tour des bénéficiaires, parfois en voiture et quand elle est en panne, à pied. Au début, les chefs des groupes solidaires venaient rembourser pour tous leurs membres ; après 2 mois, chacune rembourse à son rythme et jour selon la vente », nous confie Alida.
Dans la Lékoumou, c’est pareil, sur les 21 bénéficiaires des prêts sans intérêt, plus de la majorité rembourse chaque fin ou début de mois selon Nina Mboyo, coordonnatrice d’AZUR Développement à Sibiti. Parmi les femmes, huit femmes sont chefs de ménages de leurs foyers soit, pour avoir divorcé d’avec leur époux, soit parce qu’elles sont veuves ou encore parce qu’elles ne sont pas mariées. Elles sont fières de pouvoir prendre soin de leurs enfants. Quand on considère que d’après l’enquête congolaise auprès des ménages (ECOM 2005) ; la pauvreté est plus importante parmi les ménages dont le chef est une femme (58.2% pour les ménages dirigés par la femme, contre 48.8% pour ceux dont le chef est un homme) ; on apprécie mieux l’impact du projet sur la vie de ces femmes séropositives chefs de famille.
Il faut dire que la pratique des petites affaires dans ces deux départements, a permis aux PVVIH de se prendre en chargent et de développer une certaine autonomie. « Je vends de friperies au marché de Nkayi depuis 2010. Je m’en sors bien et je n’ai pas des problèmes pour prendre mon traitement. Je fais une ristourne de 30.000 F cfa ou US$65 la fin du mois où nous sommes douze commerçants. Je vends deux à trois ballons de fripperie le mois. Je n’ai pas moins de 45.000 F cfa ou US$ 100 le mois», confie cette mère de 2 enfants à Nkayi, chef de ménage
Dans le secteur de la savonnerie, elles produisenten groupe, mais vendent chacune de son côté. D’autres ont développé des filières de vente dans les villages environnants, « vos idées sont les bienvenues », nous ont-elle lancé..
Une façon de motiver chaque membre du groupe à fournir des efforts. Elles produisent près de 100 savons par jours. Pour les écouler, ils ont bâti une stratégie consistant que chaque membre du groupe participe à la vente et à la distribution. «Notre produit est apprécié par des populations et il est beaucoup acheté sur le marché par rapport aux savons manufacturés. A la fin du mois, chaque membre du groupe touche environ 30.000 F cfa », raconte Jean, père marié de trois enfants. Carine, une consommatrice estime que le savon local coute moins cher et il est vendu à plusieurs prix, au moins 500 FCFA pour 5 savons, soit à US$ 1. C’est du bon savon et nous devons savoir valoriser ce qui est fabriqué par nous nous mêmes.
Les AGR sont un vrai secours sur le plan nutritionnel, éducatif, économique et psychologique des PVVIH. Pour Nina Boyo, l’octroi des prêts est considéré comme une bouffée d’oxygène pour répondre efficacement à leur besoins et à redonner un nouveau souffle au milieu des PVVIH pour qu’elles deviennent utiles dans la société congolaise.Ce programme VIH/SIDA et l’appui aux AGR est soutenu depuis 2009 par la Fondation Planet Wheeler.
Jean Thibaut Ngoyi
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Libellés : aid, femmes et vih au Congo, hommes et vih, pauvreté, VIH
dimanche, février 22, 2009
Collaboration entamée entre l’AVEC et AZUR Développement dans le plaidoyer pour les droits des PVVIH à Nkayi
Le 19 Janvier 2008, une réunion de travail s’est tenue avec l’association Vie et espoir du Congo (AVEC) qui avait réuni les membres du Bureau de cette association ainsi que la délégation d’AZUR Développement de Brazzaville et les membres du bureau à Nkayi. Cette réunion a porté sur la collaboration entre les deux associations dans la lutte contre le VIH/SIDA et la lutte contre la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH, en particulier les jeunes femmes et mères dans les zones rurales de la Bouenza.
L’association AVEC voudrait élargir le champ d’action dans les districts de Madingou, Mouyondzi, Bouansa et Loutété. Les problèmes qu’ils rencontrent sont autant pour la gestion de l’organisation que pour la mise en œuvre des activités, les capacités dans la prise en charge psycho sociale et également la mobilisation des ressources. Les membres du bureau de l’AVEC ont déclaré ne pas avoir assez d’expériences dans la gestion d’une association afin qu’ils réalisent les objectifs qu’ils se sont fixés.
Afin de renforcer leurs capacités à faire de la médiation pour les personnes infectées ou affectées par le VIH, plaider pour leurs droits et promouvoir leurs devoirs, l’AVEC a reçu des fournitures de bureau devant leur permettre de fonctionner dans l’immédiat.
Les deux organisations se convenues de mener une mobilisation des ressources communes et d’aboutir à des projets sur leurs renforcement de capacités et la promotion des droits et devoirs des PVVIH ainsi que les activités génératrices de revenus pour les filles et mères séropositives.
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Prévention du VIH chez 500 hommes chefs de ménage à Nkayi

AZUR Développement à Nkayi, au Congo mène des activités de prévention contre le VIH auprès de 500 hommes chefs de ménage avec l'appui de l'Unité Départementale de Lutte contre le Sida de la Bouenza. Ici, une séance avec les pairs éducateurs.
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